Deux mois après l’interpellation royale du secteur bancaire sur la nécessité de redynamiser le programme de financement des projets d’auto-emploi, le management d’Attijariwafa bank a dressé le bilan de son action multiforme en faveur de la promotion des Tpme et de la TPE. 



   

Conformément à ses engagements en faveur de l’économie nationale, Attijariwafa bank (AWB) organise, les 17, 18 et 19 décembre, des journées portes ouvertes au profit des petites entreprises (TPE) en quête d’un bon accompagnement financier et non financier. En plus du financement, la filiale du groupe Al Mada offre en effet et à titre gratuit, du conseil, de l’expertise, de la formation et de l’accompagnement pour les jeunes porteurs de projets type TPE ou TPME. En somme, tout ce qu’il faut pour lancer son entreprise et assurer sa réussite. C’est ce qui ressort de l’exposé enthousiaste fait par le président Mohamed El Kettani, lundi 9 décembre, au siège de la banque, à Casablanca, devant un parterre de patrons de presse, tous supports confondus. Un exposé où il a déroulé, à grands renforts de chiffres et de graphiques, les différents dispositifs mis en place par AWB en faveur de ceux qui veulent s’installer à leur propre compte.  A commencer par les crédits dont 30% de l’encours qui se chiffre à 200 milliards de DH (hors filiales étrangères) est réservé aux TPME, a expliqué M. El Kettani qui a révélé au passage que 70% des crédits bénéficiant de la garantie publique Express de la CCG émanent  Attijariwafa bank. Et la greffe semble avoir bien pris puisque les statistiques de la banque montrent un bel appétit pour l’entreprenariat puisque en 2014 quelque 16.730 TPME ont bénéficié d’un total crédits avoisinant les 4,1 milliards de DH. Cet engagement fort de AWB qui augmente au fil des années, les dirigeants de la banque le renouvellent chaque année, se traduisant en 2019 par une enveloppe de 27 milliards de DH (dont 18 Mds de DH pour les PME et 9 Mds de DH à 45.000 TPE).

Il ne suffit pas de distribuer des prêts pour que le projet connaisse la réussite escomptée. Le management de la banque l’a bien compris qui parallèlement aux lignes de crédit a installé un dispositif de proximité offrant du conseil, de l’assistance et de l’accompagnement. Au cœur de ce dispositif, se trouve le centre Dar Al Moukawil (la Maison de l’entrepreneur) qui après avoir démarré en 2016 sous forme d’une plateforme électronique a été renforcée par la création jusqu’ici de neuf centres physiques dans différentes régions du Maroc (Aït Melloul, Casablanca, Tanger, El Jadida, Marrakech, Fès, Rabat, Meknès et El Hoceima). Le 10ème    centre qui verra le jour bientôt à Casablanca dans la zone très commerçante de Mediouna viendra renforcer celui déjà opérationnel du boulevard Yacoub Mansour. Offrant plusieurs guichets dédiés à chacun à un service spécifique (financier, conseil…) fourni gracieusement, ouvert à tous les citoyens qu’ils soient clients de la banque ou pas, ce dernier grouille d’activité. Nous y avons rencontré une ribambelle de personnes, hommes et femmes, qui désirent bénéficier de l’assistance des conseillers du centre avant de se lancer peut-être dans l’entreprenariat.

Ambition

« Nous sommes tous les jours sollicité par beaucoup de jeunes qui veulent soit partager avec nous une idée de projet, bénéficier d’une formation ou de conseils pour développer son affaire », explique le responsable du centre de Yacoub El Mansour. Autre preuve de l’engouement des jeunes pour l’entreprise, le nombre phénoménal des connexions à la plate forme virtuelle Dar Al Moukawil qui a atteint 830.000 par jour et récolté 220.000 fans sur Facebook. Ce qui fait dire à Mohamed El Kettani que le Marocain en général  doté de l’esprit d’entreprise  a la soif d’entreprendre et qu’il a juste besoin au-delà du financement d’être bien encadré et accompagné, surtout pendant la phase post création de l’entreprise qui a aussi  son centre d’affaires TPE, lequel offre une panoplie de prestations et de facilités.

Dynamiser l’initiative privée qui s’essouffle au Maroc  pour créer davantage d’emplois et de richesses, telle est l’ambition majeure du management du groupe AWB qui  a mobilisé à cet effet pas moins de  150 agences du réseau de la banque dont les responsables  organisent régulièrement  des séances d’immersion dans le marché de l’entreprenariat pour en capter les attentes et les besoins.   

Pour promouvoir l’acte d’entreprendre, rien de tel que de le célébrer et surtout de le récompenser. D’où l’initiative des « Trophées Ana Maak » organisés par la banque en partenariat avec 2M et dont la deuxième édition a été lancée en octobre dernier.    

« SM le Roi a appelé les banques, et à forte raison, à s’impliquer davantage dans le financement des jeunes, a rappelé M. El Kettani. Le secteur bancaire, et à sa tête Attijariwafa bank (…), a une responsabilité morale importante vis-à-vis de toutes ces personnes en marge du système bancaire ». C’est l’autre défi de la banque, ramener les Marocains non bancarisés et qui sont nombreux vers le système bancaire pour qu’ils bénéficient de ses avantages.