Députée MP pendant deux législatures, la «dame d’enfer» pour certains, la « faiseuse de ministres » pour d’autres, échoue à retrouver une place de conseillère sous la coupole lors d’une élection partielle organisée jeudi 11 juillet en vue du remplacement de l’élu UC Mohamed Addal pour la région Beni Mellal -Khénifra. Ce dernier ayant été déchu de son siège par la Cour constitutionnelle le 3 avril 2019 après 14 mois de bras de fer entre le conseiller et le ministère de l’Intérieur.

La belle-mère de « Ouzzine Moul El Kerrata » a attribué sa défaite, à 33 voix contre 18, à la trahison des élus USFP et PJD qui, paraît-il, n’ont pas respecté les consignes de vote qui leur ont été donnés par leurs chefs. Le lâchage supposé de Lalla Halima par les deux alliés du MP au gouvernement a profité à son rival issu lui aussi d’un partenaire de la majorité Aïdi El Amrani de l’UC. L’amertume de la figure du MP est d’autant plus grande que son parti est majoritaire au sein du collège électoral du conseil régional de Beni-Mellal avec 13 sièges contre seulement 4 pour le parti vainqueur. Là où l’on voit l’autonomisation des élus par rapport à leurs dirigeants. Ces deniers maitrisent-ils quelque chose ?