Pour certains le déclic est immédiat. C’est Ramadan, bon mois à tous, les mauvaises habitudes sont derrières nous, les bonnes sont à venir. Quant à d’autres… Eh bien c’est tout le contraire. Ramadan révèle les addictions les plus ignorées par les sujets eux-mêmes.

«Je fume un paquet et demi par jour, mais pendant Ramadan je ne ressens pas ce besoin ». « Moi j’ai cette envie dès les premières heures de jeûne et il ne faut pas me chercher durant la journée ». Vous l’aurez compris, face à la cigarette, les réactions sont diverses et inattendues. L’on dit souvent qu’il faut éviter de provoquer les gens dans la rue, au risque de se retrouver face à un chauffard en manque de nicotine.

Ce sujet, nous n’en parlons pas souvent et pourtant, il est partout autour de nous pendant Ramadan. Les addictions et les manques surtout se révèlent au grand jour.

Comment faire pour ne plus penser à la cigarette, pendant ce mois sain, mais aussi plus tard…

1- La motivation

Saviez-vous que 60% des fumeurs dans le monde ont la volonté d’arrêter sans y parvenir ? C’est normal, on ne se réveille pas un beau matin avec cette envie. Quoi que… pour certains cela a fonctionné ! Il faut envisager un sevrage organisé. On prévoit tout d’abord une date d’arrêt, on programme, à cette date-là, ou un petit peu avant, la reprise d’une activité physique, on remplit son réfrigérateur d’aliments sains (car oui, tout fumeur a tendance à se ruer sur la nourriture en cas d’arrêt), et surtout, on prévient son entourage et on évite de voir, les premiers temps, ces fameux amis qui nous enfument !

2- Les applications

De nos jours, il y a des applications pour tout et n’importe quoi. Mais pour le coup-là, on ne critiquera pas ! Sur le net sont présentes des applications qui calculent le nombre d’heures sans cigarettes et aident ainsi les anciens fumeurs à réaliser leurs objectifs.

A chaque heure passée sans fumer, l’application vous rappelle que vous avez retrouvé un odorat normal, des papilles gustatives, que vous avez évité une infection ORL, des irritations cardio-vasculaires…

Ce type d’application vous informe même du nombre de cigarettes à ne pas fumer qu’il vous reste pour atteindre de nouveaux objectifs.

3- Le sport

Nous l’avons dit dans le premier point, il faut se réconcilier avec le sport. Que ce soit une simple marche rapide pour faire ses courses ou un sport d’équipe, on oublie la voiture et rechausse nos baskets. Le sport permet de cacher les effets de la nicotine à notre cerveau. En effet, une activité permet de diminuer les risques de rechute ainsi que les symptômes de manque. Le sport libère des endorphines dans le corps, permet de gérer son poids et a un côté anti-dépression.

D’ailleurs, il est intéressant de noter que les sportifs qui fument et arrêtent, voient leurs capacités sportives doubler en très peu de temps !

4- Déprogrammer un cerveau addict

Il n’est pas aisé d’arrêter une activité qui nous a accompagnées dans toutes les situations difficiles et de joie. Moins de bouche pleine par la fumée et plus de contact avec autrui. Cela peut parfois faire peur.

Et pour cause, les raisons d’une addiction sont souvent psychologiques. Il faut donc s’intéresser à l’origine du mal en consultant un médecin spécialisé dans les addictions ou un psychologue.

L’arrêt du tabac se fait en trois étapes : le début, le maintien, la prévention des rechutes.

Afin de prévenir les rechutes il faut reprogrammer son cerveau. D’autant que cette addiction est plus forte que les autres. Elle est en effet liée au quotidien.

5- Prendre conscience

Afin de se désintoxiquer on en apprend un peu plus sur la cigarette et ses méfaits. Une bouffée cigarette, c’est 4.000 composants chimiques. Tout cela en plus de la décharge de nicotine qui vient au cerveau dans la région du plaisir et de la récompense.

Il serait donc intéressant de se faire aider médicalement parlant en achetant des patches, gommes, comprimés… Ces éléments lâchent de la nicotine, certes, mais elle est inoffensive. En ayant encore une faible dose de nicotine, on évite ainsi les sautes d’humeur et les états anxio-dépressifs.