S’achemine-t-on vers un dénouement de la crise des 7 facultés de médecine, de pharmacie et d’odontologie dont les étudiants sont en grève depuis le 25 mars dernier ? Si les grévistes campent sur leur position, ce sera l’année blanche assurée. Une perspective inquiétante qui a fait bouger le ministère de la Santé et le département de l’enseignement supérieur pour répondre aux revendications des futurs médecins qui ont engagé un bras de fer avec les responsables de tutelle. Conséquence de ce mouvement de protestation, les examens semestriels, prévus initialement entre les 29 avril et 7 mai, ont été reportés à la période allant du 8 au 15 juin, selon le calendrier de chaque faculté.  Se sentant en position de force, les mécontents  ont mis sur la table un ensemble ce revendications dont leur opposition à l’intégration des étudiants du secteur privé dans les examens d’internat et de résidanat et la mise en place  d’un nouveau dispositif  pour le déploiement des ressources humaines dans les régions enclavées et l’augmentation des indemnités des étudiants (3e à 5e année, 6e année et 7e année). À croire que le secteur national de la santé, criblé de maux, est définitivement vacciné contre la prévoyance et la bonne gouvernance.  λ