Encore une information croustillante qui risque de chier des bulles chez la firme d’Atlanta : Coca-Cola aurait acheté des études pour prouver que ses boissons ne sont pas nocives! La facture se monterait à plus de 8 millions de dollars. Un bon investissement quand on sait que la mise ne représente que 0,51 % de son bénéfice réalisé en 2017 et que le marché ciblé est la France, pays où la boisson est apparue pour la première fois en 1919 mais où sa consommation est en déclin notamment à cause des rapports alarmants sur la quantité importante du sucre et des adjuvants chimiques des softs drinks américaines. Une étude, publiée dans le Journal of Public Health Policy, montre que « plus de 87 000 documents obtenus par le biais de demandes d’accès à l’information ont révélé un mécanisme contractuel qui pourrait permettre à Coca-Cola « d’annuler » les conclusions d’une partie de la recherche sur la santé qu’elle finance dans des universités publiques américaines et canadiennes. » Cette étude a identifié plusieurs clauses dans des documents juridiques qui permettent au géant des sodas de prendre rapidement connaissance de toute découverte, combinée avec le droit de « résilier sans raison » et de s’éloigner des données et de la propriété intellectuelle. « Prises ensemble, ces clauses pourraient supprimer les « informations critiques sur la santé », selon les auteurs de l’étude. » Ça pétille de transparence tout ça !