Spécialiste du roman marocain de langue française, mais aussi de la littérature française du XVIIIe siècle, Mohammed Aït Rami vient de publier un essai intitulé “Séduction Perverse, séduction hédoniste dans le roman du XVIIIe siècle” (éditions Le Manuscrit, collection «Réseau Lumières») qui tente d’explorer l’imaginaire à l’œuvre dans le récit libertin galant du XVIIIe siècle, montre que la scène mondaine est dominée par deux types de séducteurs : le purement hédoniste et le résolument pervers. Chacune de ces figures manie les signes et les valeurs conformément à sa vision et selon des stratégies et des tactiques appropriées. Aussi, l’érotique et le politique se conjuguentils pour préfigurer des rapports intersubjectifs commandés soit par le diplomatiquement correct soit par l’esprit guerrier. Sur le plan esthétique, l’étude souligne l’implication réciproque entre le dit et le dire.

La perversité et l’hédonisme s’expriment selon des modalités qui leur sont propres, donnant ainsi lieu à des effets de lectures contrastés. Cette étude, qui tente d’explorer l’imaginaire à l’oeuvre dans le récit libertin galant du XVIIIe siècle, montre que la scène mondaine est dominée par deux types de séducteurs : le purement hédoniste et le résolument pervers. Chacune de ces figures manie les signes et les valeurs conformément à sa vision et selon des stratégies et des tactiques appropriées. Aussi, l’érotique et le politique se conjuguentils pour préfigurer des rapports intersubjectifs commandés soit par le diplomatiquement correct soit par l’esprit guerrier. Sur le plan esthétique, l’étude souligne l’implication réciproque entre le dit et le dire. La perversité et l’hédonisme s’expriment selon des modalités qui leur sont propres, donnant ainsi lieu à des effets de lectures contrastés. Mohammed Aït Rami est Docteur d’Etat en Lettres, spécialiste de la littérature française du XVIIIe siècle et du roman marocain de langue française. Il enseigne à l’Université d’El Jadida au Maroc.