l’occasion de la tenue des assises de la fiscalité, l’ONG Oxfam a appelé lundi dernier à faire de l’impôt « un instrument de réduction des inégalités » au Maroc où la croissance bénéficie à « un tout petit nombre de personnes très fortunées », selon cette confédération de 20 organisations indépendantes. Cette dernière a dénoncé les avantages fiscaux accordés aux multinationales par le biais de zones franches ainsi qu’à leurs sous-traitants, avec pour seule contrepartie la création d’emplois.  L’organisation britannique a également pointé du doigt d’autres tares comme la non-application de la TVA, qui représente 30% des recettes fiscales, à de nombreux secteurs en raison de l’exemption fiscale ou de leur situation informelle.

S’agissant de l’IGR, Oxfam a dénoncé le fait que les trois quarts des recettes sont assurés par les salariés du public et du privé. Quant à l’impôt sur les sociétés, une grande partie des entreprises ne le paie pas estime l’ONG qui regrette qu’en 2018, « les trois milliardaires marocains les plus riches détenaient à eux seuls 4,5 milliards de dollars, tandis qu’à l’extrême opposé, 1,6 million de personnes » étaient en « situation de pauvreté ».