L’Instance vérité et dignité (IVD), chargée de rendre justice aux victimes des dictatures en Tunisie dès l’indépendance et jusqu’à 2013, met en cause le président tunisien. Dans son rapport basé sur des milliers de témoignages, elle met en cause des personnes toujours actives en politique et dans les médias. L’actuel président, Béji Caïd Essebsi, est notamment pointé du doigt pour son rôle joué alors qu’il était ministre sous la présidence de Bourguiba. Son parti, Nidaa Tounès, le présente comme candidat à sa réélection pour la prochaine présidentielle. Les faits remontent aux années 60. L’actuel président était directeur de la Sureté nationale en 1962 puis ministre de l’Intérieur en 1965 sous le président Habib Bourguiba, le premier chef d’État à diriger la Tunisie après l’indépendance. Une copie de ce rapport devait être remise jeudi 4 avril à l’ONU, à Genève.