Les résultats de l’enquête du magazine français 60 Mil- lions de Consommateurs qui a révélé en 2017 que «des marques connues de thés verts et noirs en sachets contiendraient de nombreux pesticides, mais aussi des métaux et des substances cancérigènes» commencent à faire leur effet au Maroc. A partir de juillet prochain, soit après la fin du Ramadan qui commence le 6 juin, les importations de thé en provenance de Chine seront soumises à de nouvelles normes fixant les limites maximales des résidus (LMR) des pes- ticides mises en place par l’ONSSA. Ces nouvelles règles sont jugées contrai- gnantes par les professionnels locaux du secteur. Il s’agit de l’Acétamipride (0,05mg/kg), Carbendazime (0,1 mg/ kg), Chlorfénapyr (50 mg/kg), Cyper- methrine (15 mg/kg), Difenoconazole (0,05 mg/kg), Diflubenzuron (0,1 mg/ kg), Fenpropathrine (3 mg/kg), Lamb- da-cyhalothrine (1 mg/kg), Méthomyl (0,1 mg/kg), Pyridaben (0,05 mg/kg). Concernant l’Imidaclopride, la régle- mentation marocaine s’est alignée sur celle du Codex Alimentarius fixant la LMR à 50 mg/kg contre 0,05 mg/kg pour l’UE. Le Codex Alimentarius est le référentiel international établi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agricul- ture (FAO).