L’exécutif dont les composantes se supportent très difficilement est en congé. Place à une campagne électorale avant l’heure qui a démarré il y a quelque temps. Le vendredi dernier, le chef absent de ce gouvernement dépareillé est réapparu à Meknès pour causer aux commerçants locaux de la controversée facture électronique. Mal lui en a pris. Les quelques rares participants qui ont daigné se déplacer lui ont reproché vertement de ne pas avoir tenu ses engagements envers eux. Les feux de la critique n’ont pas épargné non plus le député-maire de Meknès, Abdellah Bouanou, qui en a pris son grade en tant que chef de la commission des finances à la première chambre. Devant la colère de ses interlocuteurs, le pauvre Al Othmani a tenté une échappatoire en s’en prenant à ses alliés au gouvernement qui s’attribuent les bonnes initiatives du gouvernement et rejettent la responsabilité sur le PJD pour les ratages. Et d’inviter ceux qui ne sont pas contents de quitter le bateau gouvernemental. Un bateau ivre, à la dérive, sans cap, ni commandant et qui prend l’eau de toutes parts. Peut-il résister au naufrage jusqu’à 2021 ?