Le président égyptien, Abdelfattah Al Sissi, a mis en garde contre les risques que posent, selon lui, les manifestations dans des Etats de la région. Le chef de l’Etat égyptien, redoutant que la vague de contestation gagne son pays qu’il tient d’une main de fer, faisait certainement référence à l’Algérie et au Soudan qui sont actuellement secoués par des mouvements de protestation. «Tout cela a un prix», a-t-il prévenu, ajoutant que «le peuple, les jeunes enfants et les générations futures vont payer ce prix-là, celui de l’absence de stabilité». M. Al Sissi, rappelle l’AFP qui rapporte l’information, exprime régulièrement des critiques à l’égard des manifestations, en particulier le soulèvement populaire de 2011 qui avait provoqué la chute du président Hosni Moubarak lors des «printemps arabes». De nombreuses figures de la révolution sont actuellement emprisonnées ou en exil. Les ONG, dénonçant régulièrement les violations des droits humains en Egypte, ne cessent de documenter la dégradation des droits humains depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdelfattah Al Sissi. «Le pouvoir ne tolère aucune dissidence», soutiennent-elles. D’après ces mêmes ONG, il justifie sa poigne de fer par une menace terroriste toujours active dans la péninsule du Sinaï et à la frontière avec la Libye. La répression s’abat sur les islamistes de tous poils –djihadistes et Frères musulmans – mais aussi sur les militants des droits de l’homme, les libéraux, les blogueurs, les journalistes ou encore les féministes. l