Quelques députés UC sont en train de se démener depuis quelques semaines en mettant la pression sur le secrétaire général du parti Mohamed Sajid. Ces agitateurs du dimanche, emmenés par le député de Kenitra Driss Radi, réclament la réunion des instances du parti en vue de la fixation de la date du prochain congrès. Principal objectif parmi les objectifs proclamés dans un communiqué : couper le lien ombilical avec le RNI et former un nouveau groupe parlementaire avec le MDS pour cause de conflit avec le chef actuel issu du RNI qu’ils accusent de maltraitance politique. Ce qui permettrait aux mécontents de mieux se positionner pour décrocher des responsabilités parlementaires. Les séditieux enveloppent leur discours dans des slogans creux comme la nécessite de « rénover la vision du parti en le dotant d’un nouveau discours politique ». Or, l’UC, qui n’en a jamais eu, ne doit sa résurrection politique qu’au bon vouloir de Aziz Akhannouch qui a œuvré au lendemain de la formation du gouvernement Al Othmani où l’UC a fait une entrée inespérée avec deux portefeuilles pour la formation d’un front commun de 56 députés. En toile de fond de l’agitation des députés UC, les dissensions entre les deux formations qui ont éclaté au grand jour depuis que Aziz Akhannouch a demandé aux siens d’évaluer le bilan de la coordination parlementaire avec l’UC. L’agitation de Radi et consorts coïncide aussi avec le renouvellement en avril prochain des structures de la chambre des représentants. Ils espèrent ainsi faire pression sur le secrétaire général pour obtenir le divorce d’avec le Rassemblement. Pauvre Mohamed Sajid ! Les petits factieux de sa boutique partisane sont en train de le pousser à revenir dans le désert de l’opposition. A moins que tout ce ramdam ne soit qu’une manière pour installer un rapport de force avec le chef dans la perspective d’un éventuel remaniement ministériel pour arracher un petit strapontin. Mais Sajid n’est plus en position d’offrir quoi ce soit, lui-même étant sur un siège éjectable.