On dirait que le ministère de l’Energie et des Mines dirigé par Abdelaziz Rabbah a pris ses aises dans la rubrique scandale et faits divers (voir enquête en page 7 sur les chennakas du carburant). Alors qu’il est empêtré dans une affaire d’exploitation illégale d’argile à Ezzhiliga dans la région de Rabat, voilà que le ministre PJD de nouveau star d’une histoire très peu glorieuse après la découverte fortuite de documents diplomatiques sensibles appartenant à son du ministère chez un marchand de pépites et de cacahuètes à quartier Karima à Salé, la ville de résidence des barons du PJD. Comme dans le cas de la mine controversée de Ezzhiliga, le ministère de Rabbah a réagi en publiant le 4 mars un communiqué où il affirme avoir diligenté une enquête sur cette fuite «dans un souci de protection des données institutionnelles et de préservation des orientations stratégiques du ministère contre tout impact négatif». On connaît le poids des paroles rabahiennes : elles valent leur pesant de cacahuètes.