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Révélations
Le nouveau délit d’initié de Moulay Hafid
Moulay Hafid Elalamy.
Le ministre du Commerce et de l’Industrie est en train de mettre en douce un pied dans un pan important de la santé en anticipant sur la future carte sanitaire dont l'adoption est prévue avant la avant la fin de l'année. Radioscopie d'une OPA scandaleuse...
 
Moulay Hafid Elalamy ne perd pas son temps au gouvernement où il passe son temps à flairer les bons coups; ce n’est pas le genre à labourer le terrain et mettre la main dans le cambouis pour concrétiser à marche forcée son fameux plan, fumant pour beaucoup d’observateurs, baptisé accélération industrielle. Le ministre du Commerce, de l’Industrie, de l’Investissement et de l’Economie Numérique a visiblement mieux à faire. S’occuper d’abord de ses multiples et juteuses affaires quitte à mettre à contribution sa fonction ministérielle. Après l’albumine, ce dérivé du sang, dont il est devenu via son enseigne Saham Pharma le marchand exclusif alors que ce produit était longtemps un monopole du centre national de transfusion sanguine (CNTS), le voilà qui s’apprête à mettre un pied dans un autre secteur non moins important : les cliniques privées. Or, l’albumine n’est pas de nature à satisfaire l’appétit insatiable de ce ministre que rien ne semble détourner de sa trajectoire pas très directe. Ces derniers mois, il a dépêché ses hommes de confiance non pas pour tenter de sortir une usine d’une mauvaise passe conjoncturelle ou persuader un patron de ne pas mettre la clé sous le paillasson. Mais plutôt pour négocier en douce, pour son compte personnel, l’acquisition d’une ribambelle de cliniques les plus en vue dans les grandes et moyennes villes du pays. A tout seigneur, tout honneur, à Casablanca, où se concentre l’essentiel de l’offre de santé, la clinique Ghandi a été déjà rachetée par Moulay Hafid via un montage ingénieux où il n’apparait nulle part. Comme la loi, en l’état actuel des choses, permet aux seuls praticiens de posséder des établissements de soins privés, la transaction a été conclue par un médecin retraité du ministère de la santé pour la coquette somme de 50 millions de DH. La nouvelle a fait rigoler dans le milieu médical surtout que l’acheteur, compte tenu de son statut, est connu pour être incapable d’aligner une telle somme. En fait, la transaction a été conclue par ce prête-nom pour le compte de Saham. Bingo. Bravo l’artiste ! Côté Saham, les négociations financières sont menées par le directeur du pôle santé du groupe. Une fois la transaction réglée jusqu’au dernier détail, entre en lice le médecin prête-nom qui devient propriétaire de l’affaire juste sur le papier. Cette première opération a aiguisé l’appétit de Moulay Hafid qui continue à envoyer ses hommes de paille et ses rabatteurs pour faire le tour des bonnes cliniques à vendre et des centres de radiologie réputés. Dans le collimateur du beau gosse du gouvernement, d’autres établissements privés ayant pignon sur rue comme la clinique Zerktouni et Al Maghrib à Casablanca. Les cliniques prestigieuses de Rabat, Marrakech et Fès sont aussi convoitées par le grand Moulay Hafid qui met la pression pour faire tomber le maximum de bonnes affaires dans son escarcelle le plus vite possible et surtout avant les autres. Mais pourquoi Moulay Hafid Elalamy est-il pressé à mettre un pied dans le business des cliniciens ? La réponse est simple comme l’avalement d’un cachet d’aspirine. Le ministre voulait faire vite ses emplettes dans le marché des cliniques et autres centres de soins avant la promulgation prévue avant la fin de l’année de la loi sur la carte sanitaire. Figé en l’état de projet depuis l’époque de l’ex-ministre de la Santé Mohamed Cheikh Biadillah, dépoussiérée par sa successeuse l’Istiqlalienne Yasmina Baddou, ce dispositif est défendu bec et ongles par l’actuel ministre de tutelle El Houassaïne Louardi qui tient à l’inscrire dans son bilan de ministre au demeurant très controversé par les professionnels du secteur. Mais quelle est l’utilité de la carte sanitaire ? Celle-ci se veut un outil de planification et d’organisation de l’offre de soins dans chaque région du Maroc. Elle détermine par province l’inventaire des équipements sanitaires existants, la projection des besoins en structures de santé, en lits, spécialités et leur répartition territoriale. L’objectif étant de répondre de manière optimale aux besoins de la population en prestations sanitaires tout en harmonisant la répartition spatiale et géographique des ressources en vue de corriger les déséquilibres chroniques actuels puisque le gros des établissements et de l’infrastructure sanitaire privée est concentré justement sur l’axe Casa-Rabat, Marrakech, Agadir, Tanger et Fès. Les zones du Maroc profond, ces contrées éloignées et enclavées, continuent, elles, à subir une ségrégation profonde et scandaleuse dans le domaine de la santé. En substance, cette loi vise à encourager les hommes d’affaires à aller investir en matière de santé dans ces régions sous-équipées en vue de les doter d’une offre de soins conséquente (cliniques, centres de radiologie, médecins spécialistes, laboratoires, etc…). C’est aussi le sens du projet de loi 131-13 relatif à l’exercice de la médecine et qui, entre autres nouveautés, ouvre les cliniques aux capitaux privés. Ce qui n’était pas du goût de la majorité des médecins qui ont contesté le bien-fondé de cette disposition et que M. Louardi a imposée malgré leur opposition.
 
Prédation
 
Or, la démarche de Moulay Hafida tout l’air d’un délit d’initié qui pète la forme. Profitant de son poste de ministre au fait de certaines décisions gouvernementales avant leur adoption, il s’est empressé de faire une OPA sur les bonnes cliniques déjà existantes sachant que la substance de la future carte sanitaire est de ne plus donner d’autorisations pour la création de lits supplémentaires et de nouveaux centres d’examens dans les grandes villes jugées saturées comme Casablanca et Rabat. du coup, les places dans les cliniques, ainsi limitées et non extensibles, seront très chères avec des tarifs qui risquent fortement de monter en flèche Une belle pompe à fric en perspective qui fonctionnera à jet continu… Moulay Hafid l’assureur qui devient également clinicien, quelle belle harmonie ! C’est un système de vases communicants, un circuit parfaitement intégré : Les assurés de Saham Assurance et de Saham Pharma seront aussi les futurs pensionnaires des cliniques du groupe. Ces malades pourront aussi être des clients potentiels pour l’ex-Cnia-Saada pour l’assurance de leurs voitures. Il ne manque plus pour que la boucle soit bouclée que de créer des centres de convalescence et de remise en forme estampillées Moulay. Quant aux populations exclues du Maroc profond, celles qui sont supposées être les premières bénéficiaires de la carte sanitaire dévoyée avant même sa mise en place, elles auront le temps de crever plusieurs fois. Moulay Hafid n’ira pas à Tata ou à Figuig soigner des malades désargentés…! A lui la crème des patients Casablancais, Rbatis et Marrakchis. Ce n’est pas de la prédation médicale, c’est juste de sa part un besoin ardent de soigner les gros comptes qui comptent... Après avoir privatisé l’enseignement qui a été livré au lobby de l’argent avec la faillite de l'école publique que tout le monde connait, c’est au tour de la santé de connaître le même sort. Et l’industrie dans tout cela ? Moulay Hafid attendra certainement qu’elle soit admise en réanimation pour la mettre dans la poche de sa blouse blanche de sauveur des bonnes affaires. Aléliua !

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