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Confus de Canard
Gazablanca
Les Casablancais ont été choqués par l’ampleur de la catastrophe de Bourgogne dont les images d’une extrême désolation rappellent celles des maisons de Gaza pilonnées par l’artillerie israélienne. Mais qui est responsable de l’effondrement vendredi 11 juillet des trois immeubles de ce quartier populeux ? Qui est responsable de cette tragédie qui a fait 23 morts et une cinquantaine de blessés et dont le bilan ne cesse de s’alourdir ? Une enquête judicaire a été immédiatement ouverte pour déterminer les responsabilités et éviter que celles-ci ne se diluent dans l’impunité et le fatalisme qui sont une marque très marocaine. Car il y a bien une raison objective et directe, une cause à effet, qui a fait basculer brutalement la vie de plusieurs familles dans l’horreur. Dans le voisinage, on pointe du doigt les travaux clandestins engagés la veille au rez de chaussée par le propriétaire d’un des im-meubles qui voulait ajouter des étages supplémentaires à son R+1 initial. Ce qui aurait entraîné l’effondrement des trois immeubles vieux d’une trentaine d’années. Comment peut-on ignorer à ce point cette évidence, ne pas savoir qu’un R+1 est conçu pour être à jamais un R+1 car ses fondations ne peuvent pas supporter de nouveaux étages sans que cette opération d’extension à haut risque ne vire au drame. Malgré cela, il y a des gens qui par égoïsme et inconscience passent outre cette évidence et se jouent de la loi en exploitant la porosité de l’environnement général. dans la tragédie de Bourgogne se trouvent concentrés tous les maux qui minent la société marocaine: ignorance, corruption, fraude, incivisme et laxisme. L’accident mortel de Bourgogne vient rappeler encore une fois l’importance du problème de l’informel dans le secteur du bâtiment au Maroc. Un phénomène que l’on croyait exister uniquement dans les quartiers populaires et voilà qu’il se déplace, avec le drame de Bourgogne, dans d’autres quartiers plus ou moins modernes. Cela veut dire que nous sommes face à une culture négative rampante qui traverse tout la bâti fragile du pays qui, faut-il le rappeler, sort de terre souvent à coups de triche sur les matériaux. Ce qui est un autre problème. On a beau édicter les lois les plus sévères, mettre en place le dispositif de contrôle le plus rigoureux il y aura toujours des citoyens qui profitentde la corruption de certains responsables pour agir dans l’illégalité totale en construisant souvent sans plans ni architecte. Les conditions de logement d’une bonne partie de la population sont catastrophiques. Entre ceux qui vivent dans des quartiers pauvres et non structurés, les occupants des maisons menaçant ruine dans les médinas et ceux qui vivent dans un habitat insalubre, l’état des lieux n’est guère brillant. Cette menace permanente ne met malheureusement pas le Maroc à l’abri d’autres catastrophes similaires à Casablanca ou ailleurs. Il est vrai que la question de l’habitat informel est très complexe mais tant que la chaîne des responsabilités comptera des maillons faibles et qui dysfonctionnent, il est impossible de prévenir ou d’empêcher des catastrophes pareilles. Au-delà de l’aspect répressif, la vraie solution c’est de bâtir un homme responsable et conscient, respectueux des lois et des autres. Tout un chantier.
Abdellah CHANKOU

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