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Confus de Canard
La guerre du bac
Pour faire diversion, les responsables de l’éducation nationale dans ce pays ont trouvé la bonne astuce: monter la sauce autour de la triche à quelques jours de la tenue des examens du baccalauréat et sur les mesures à mettre en oeuvre pour déjouer les mille et une techniques de fraude. Parmi celles-ci, l’installation de brouilleurs de téléphones portables pour faire pièce aux fraudes via ce canal érigé en principal outil de triche. Le journal proche du PJD, Attajdid, est allé jusqu’à s’indigner dans son édition du jeudi du retard pris par le ministère de l’Education nationale pour communiquer suffisamment à l’avance sur le dispositif de lutte anti-fraude au bac tout en accusant Rachid Belmokhtar de ne pas avoir transmis au Parlement le projet de loi relatif à la fraude alors qu’il a été soumis il y a près d’un an au conseil de gouvernement. Comprenant un volet coercitif à l’égard des apprentis-tricheurs pouvant aller jusqu’à la prison (pourquoi pas l’échafaud pour exterminer à la chaîne les fraudeurs ?), ce texte est censé moraliser les examens du bac en les débarrassant de toutes les pratiques illégales qui les entachent. Après les élus véreux, les élèves malhonnêtes ! Après la fraude fiscale, la fraude scolaire! Communiquer sur les problèmes périphériques du baccalauréat comme le recours à la triche permet évidemment d’escamoter l’essentiel, à savoir l’utilité du bac dans une école publique en état de décrépitude avancée. Quel est l’horizon offert aux bataillons des candidats du bac qui auront réussi leur examen de manière honnête ? C’est cela la véritable question que devraient normalement se poser les responsables de l’Education nationale qui, tout à leur incapacité de réformer l’école publique, campent, résignés, le rôle de syndics de sa faillite à vue d’œil. Il ne s’est trouvé personne au ministère de Belmokhtar pour s’interroger sur les raisons objectives du phénomène de la triche au bac, qui a pris des proportions considérables ces dernières années. On ne cède pas à la triche pour le plaisir de tricher. Il y a bien des raisons à cela qu’il convient justement de chercher dans le relation entre l’enseignant, l’élève et le mode de transmission du savoir. Il doit avoir bel et bien une défaillance à ce niveau-là. Certainement que le gros des apprenants ont du mal à assimiler en classe ou ne veut pas faire d’effort pour comprendre, ce qui peut expliquer le recours à la triche comme moyen de réussir les épreuves du bac d'où le taux de réussite catastrophique établi à 37,91% lors de la première session du bac de l’année dernière. Si la triche et le taux d’échec sont un révélateur des turpitudes du système éducatif public, le taux de réussite, lui, agit aussi comme l’arbre qui cache la forêt d’une baisse ahurissante du niveau scolaire y compris, à quelques rares exceptions près, chez ceux qui décrochent leur bac. C’est le gros d’une armée de bacheliers, souffrant d’un déficitscolaire structurel qu’elle traîne depuis le primaire, qui se rabat chaque année sur l’université marocaine minée à son tour par une crise profonde. Du coup, toute la problématique de l’enseignement public dans ses différents niveaux se trouve résumée dans le profilobtenu à la sortie. Mal préparé et donc très peu qualifié pour intégrer un monde professionnel de plus en plus exigeant. En fait, le Maroc souffre moins de chômage des jeunes que de crise de profils en adéquation avec les besoins du marché. D’où la question qui se pose d’elle-même : le bac se résume-t-il chez les responsables de l’enseignement au taux de réussite du bac et à la lutte contre les techniques de fraude high tech ? Cette réalité montre le caractère ridicule et futile des contorsions des islamistes sur la triche au bac et l’étendue du déphasage des responsables du secteur par rapport aux véritables enjeux de l’enseignement étatique qui perd chaque année la confiancedes familles marocaines. C’est dans ce contexte très peu reluisant que le ministre de l’Enseignement supérieur Lahcen Daoudi a annoncé la bonne nouvelle aux étudiants universitaires qui ont déposé cette année une demande d’obtention de bourse. Tous, à condition qu’ils soient filsde pauvres, auront un peu d’argent de poche. Avec cette histoire de pécule qu’il a essayé de survendre alors que les élections communales se profilentà l’horizon, Daoudi l’islamiste a réglé les problèmes de fond de l’université marocaine. Voilà un ministre qui apprend vite !
Abdellah CHANKOU

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