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Le Maigret du Canard
Profession : apprenti terroriste
Jamal Alcala Damir
 Ancien militaire espagnol, Jamal Alcala Damir s’est installé à Nador où il a formé une cellule terroriste qui s’apprêtait à commettre des actes criminels dans plusieurs villes du Maroc. Récit d'un parcours atypique.
 
De lui on ne connaissait rien… Jeune homme au visage allongé, yeux clairs, barbe fournie et un bonnet sur la tête, Jamal Alcala damir rê-vait de devenir émir. Au cours de son interrogatoire par la Brigade Nationale de Police Judiciaire, il ne nie pas les faits qui lui sont reprochés. Il ne semble ne rien regretter. Au contraire. l’air impassible et voire détendu, l’accusé lance aux enquêteurs: "Je ne reconnais pas les institutions gouvernemen-tales, je refuse d’avoir affaire à elles. Et je refuse de signer tout document officiel". Circulez, il n’ y a rien à voir…. Suspecté d’être le cerveau d’un groupe terroriste qui s’apprêtait à commettre des actes criminels dans plusieurs villes du Maroc, il ne semble guère inquiété. Jamal Alcala damir est né à Farkhana, un village près de Nador, célèbre pour son poste frontalier avec Melilla. Il rejoint l’armée espagnole en 1992 avant d’être déployé en Irak entre 2003 et octobre 2004 dans le cadre de l’opération India-FoxTrot à laquelle avaient pris un millier de soldats espagnols. Ces états de service ne sont pas passés inaperçus puisque un rapport militaire de l’époque faisait état d’un acte de désobéis-sance. Jamal aurait refusé de repousser les attaques de cellules jihadistes qui proje-taient d’attaquer les troupes espagnoles. Etaient-ce les premiers signes de sa radica-lisation ? En tout cas, sa hiérarchie n’a rien soupçonné. Selon un rapport de la légion espagnole, daté du mai 2005, cet ancien militaire «disait ouvertement durant sa présence en Iraq qu’il s’y trouvait en mission humanitaire et refusait de faire usage de son arme pour repousser les attaques de ses coreligion-naires».A son retour, il décide de quitter l’armée espagnole et passe de l’autre coté. Fasciné par une fatwa d’un imam espagnol d'origine marocaine, Mustafa Allal Mohamed, adepte du takfirismeà Mellilia, Jamal se rend en Afghanistan afind’intégrer les organisations terroristes liées à Al Qaïda. Il disparai-tra des écrans radars avant de réapparaitre au Maroc où il se lie d’amitié avec Mohamed El Bali, coordinateur de deux cellules jihadistes, "Al Mouahidine" et "Attaouhid", arrêté en mai 2013 par les services de sécuri-té espagnols dans le préside occupé de Mellila, en vertu d’un mandat d’arrêt internatio-nal émis par les autorités marocaines. Après la mise hors d'état de nuire de Mohamed El Bali, Alcala Damir prend définitivementses quartiers à Nador. Là, il parvient à réaliser son rêve; celui de diriger une organisation jihadiste et recruter de nouveaux adeptes.
 
Soupçons
 
Il sera aidé par un certain drissi Zidane, étudiant en théologie à l’université de Fès. Alors que Jamal initiait les membres de sa cellule terroriste aux arts de combat et au maniement des armes, Zidane, lui, leur inculquait les techniques de la "guerre sainte". Un duo d’enfer. Tous les documents, les enregistrements sonores, les vidéos et les bouquins saisis par la BNPJ contenaient de la littérature takfiriste,dont l’auteur n’était autre que drissi Zi-dane. Un guide d’apprenti-terroriste en somme. Les membres de la cellule que dirigeait Damir étaient donc tous influencéspar les fatwas de cet universitaire devenu leur guide spirituel. En plus des cours idéologiques, il y avait également des travaux pratiques. des enregistrements sonores réalisés par l’ex-bidasse lui-même expliquaient comment fabriquer des explosifs. des cours accélérés pour futurs kamikazes. Afin de ne pas éveiller les soupçons, les deux acolytes évitaient les circuits ordinaires des recruteurs de Jihadistes. Pas de réunions d'endoctrinement. Pas de mosquée comme QG. La cellule de l’ex-militaire espagnol agissait à dis-tance et dans l’ombre en faisant l'apolo-gie du djihad sur des sites consultables sur le web. Ils investissaient des forums où des internautes discutent des derniers événements de l'actualité (Syrie, Egypte, Libye,…) et font l'apologie de la lutte ar-mée. derrière un anonymat confortable, ils balançaient vidéos, audio et textes de propagande sur les sites de partage comme youtube. Et ils communiquaient avec les membres de la cellule via les réseaux sociaux. En tout, ils parviennent à séduire une vingtaine de personnes originaires de Nador, Tétouan, Al Hoceïma, Fès, Taza et Marrakech. Les enquêteurs décrivent Jamal Alcala damir comme un homme méthodique, froid et organisé. Il avait d’ailleurs élaboré un plan détaillé avec une liste de cibles potentielles. Il projetait d’abord d’organiser des hold-up afin de s’autofinanc. Puis, il envisageait de s'attaquer aux symboles de l’Etat qu’il juge impie : forces de l'ordre, postes de police et de gendarmerie et des casernes pour se procurer des armes. La phase finalede son plan consistait en des assassinats ciblés. des responsables de la sureté nationale, des hauts gradés de l’armée, des membres des services de renseignements ainsi que des fonctionnaires du fiscétaient dans le viseur du groupuscule de Jamal Alcala damir dont le démantèlement par les services a fait éviter le pire…
 
Rachid ABBAR

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