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Confus de Canard
Du sucre et du lait
Deux grands événements nationaux à caractère économique ont marqué le début de cette année 2014. Le premier a trait à la réalisation de la phase 2 relative à la cession du contrôle de Cosumar au profit d’un aréopage d’institutionnels marocains de premier plan. Au terme de cette opération, l’entreprise ne détient plus aujourd’hui que 9,11% du capital qu’elle compte plus tard céder sur le marché boursier de Casablanca. Conformément au calendrier adopté, la volonté des actionnaires initiaux de Cosumar que sont le groupe ONA-SNI est en train de se concrétiser : s’extraire de la gestion quotidienne de leurs participations dans le secteur agroalimentaire pour devenir une société d’investissement qui opère sur le long terme.
Les nouveaux partenaires de Cosumar seront désormais adossés à un professionnel reconnu, le groupe agro alimentaire asiatique Wilmar qui avait, en avril 2013, acquis 27,5% du capital de l’industriel sucrier. Les actionnaires auraient pu agir autrement en opérant un désengagement pur et dur sans se soucier ni de la qualité ni du professionnalisme des futurs repreneurs quitte à livrer la société à une aventure aux conséquences économiques et sociales désastreuses. Mais telle n’a pas été la démarche des vendeurs, ils ont tenu absolument à ce que le nouvel actionnariat de Cosumar rebâti d’abord autour d’un acteur étranger expert et expérimenté soit constitué ensuite d’un panel d’investisseurs marocains.Unéquilibreintelligent et bienvenu qui met en valeur la rencontre entre le savoir-faire d’un industriel international et l’appui d’opérateurs économiques du cru triés sur le volet. Objectif de cette démarche responsable : pérenniser l’entreprise Cosumar, sauvegarder l’outil de production et le développer dans l’intérêt de l’économie nationale.
L’opération Cosumar préfigure peut-être le nouveau profil des cessions au Maroc qui s’inscrivent en nette rupture avec la politique des privatisations telle qu’elle a été menée dans les années 90. Si c’était à refaire, nombre d’entreprises publiques, dont certaines sont de véritables joyaux mais péchant à l’époque de leur vente par une mauvaise gestion confinant par certains égards à la gabegie, n’auraient pas été cédées dans les conditions que tout le monde connaît. Le second événement économique d’importance se rapporte au sauvetage de Best Milk par un triumvirat formé de Anouar Invest, le Crédit agricole du Maroc et Nebetou Fund. Là aussi, le montage est intéressant en sens qu’il est l’expression d’un partenariat public-privé inédit dans le domaine des affaires. dans le nouveau tour de table, le privé est représenté par le groupe agroalimentaire Anwar Invest présidé par le très dynamique El Hachmi Boutegray alors que le secteur public est constitué du CAM, le banquier de l’agriculture nationale et du monde rural. Le troisième partenaire, investisseur financier de choix, est un fond public-privé du nom de Nebetu Fund spécialisé dans les investissements liés notamment au terroir. dans ce dossier social chaud où le sort d’un millier d’employés était en jeu, les nouveaux repreneurs de Best Milk n’ont pas seulement agi en pompier. Ils ont décelé dans l’entreprise en difficulté un potentiel de développement énorme et les ressources pour l’émergence d’un opérateur majeur dans la filière du lait.
Il est certain que Best Milk n’est pas un cas isolé dans un paysage économique national vulnérable, plusieurs affaires disparaissent en douce sans qu’aucune offre de reprise ne soit faite. Or, l’ingénierie appliquée à Best Milk montre qu’il est possible de sauver des PME en difficulté tout en leur ouvrant de nouvelles perspectives de développement et de prospérité avec l’entrée en lice de nouveaux opérateurs de référence. Dommage que cette belle alchimie n’ait pas été appliquée à l’armement national dont le fleuron principal, Comarit-Comanav, a sombré dans l’indifférence des autorités.
Abdellah CHANKOU

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