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Révélations
Les ravages de la SNEP de Miloud Chaâbi
SNEP Miloud Chaâbi
Les habitants des bidonvilles situés à proximité de la filiale de Ynna Holding, spécialisée dans le PVC, une matière réputée dangereuse pour la santé, souffrent de graves et mystérieuses pathologies. Voyage au cœur d'une dead zone.
 
La scène est insoutenable. Les images très fortes. Et déchirent le cœur. Difficile de soutenir le regard de ces enfants ravagés par des maladies mystérieuses sans se sentir très mal à l’aise. Cela se passe au Maroc, non loin de Mohammedia sur le territoire de Aïn harrouda. Mais lorsque le visiteur débarque sur les lieux, un ensemble de trois bidonvilles datant des années 30 et comptant chacun près de 500 ménages, il n’a pas l’impression de se retrouver à quelques encablures d’un centre urbain et des cotes de l’ancienne Fedala dont la beauté n’est plus qu’un vieux souvenir. d’emblée, on est accueilli, à mesure qu'on s'approche du rivage de Zénata, par des odeurs très incommodantes qui vous prennent à la gorge et aux tripes, occasionnant un mal aiguë instantané. Une seule envie : quitter au plus vite cet endroit malsain et risqué où l’air est visiblement très pollué. Or, ces malheureux riverains, des petites gens démunis et livrés à leur triste sort, vivent depuis plusieurs années avec ces émanations qui flottent au-dessus de la région. Autant dire qu’ils côtoient la mort au quotidien, résignés et impuissants en respirant à leur corps défendant un air chargé d’on ne sait quel poi-son. Ces émanations suspectes, ils en ont repéré l’origine depuis longtemps : Les sites industriels d'en face distants seulement d’un kilomètre appartenant à Ynna holding de Miloud Chaâbi. Il s’agit de la SNEP (société nationale d’électrolyse et de pétrochimie) spécialisée dans le PVC connu pour ses effets extrêmement néfastes sur la santé, dimatit qui utilise l’amiante réputée cancérogène et GPC qui occupe le créneau du papier pour emballage. Trois industries qui sont loin d’être propres implantés au milieu d’une zone rurale avec une forte concentration de population ! Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, tous les habitants des trois douars maudits de Oulad hmimoun (Lghazouane, Lachehab et Rhahla), sont unanimes à accuser les gaz lâchés dans l’air par ces usines. Tous parlent de substances dangereuses pour la santé.
 
Tragédie
 
D’ailleurs, les stigmates sont visibles sur les victimes. Outre les irritations de la peau et les gênes respiratoires qui touchent adultes et enfants, il y a des espèces de «verrues» cutanées exubérantes qui affectent le visage et les membres supérieurs et inférieurs de plusieurs personnes essentiellement en bas âge. Les images que nous avons tournées sont très difficilesà visionner, tellement elles sont pénibles. Un garçon de 23 ans issu du douar Lghazouane a perdu l’usage d’un œil droit à cause d’une étrange allergie. Plus grave encore est l’indifférence des responsables. Censées intervenir, les autorités de Mohammedia ne se sont jamais inquiétées de ces faits dramatiques ou du moins tiré la sonnette d’alarme. Tout se passe comme si elles ne se sentaient guère concernées par la tragédie de Oulad hmimoun dont les habitants sont devenus des cobayes faciles malgré eux. Personne ne leur a rendu visite ne serait-ce que pour comprendre ce qui leur arrive. A commencer par le premier concerné, Miloud Chaâbi, le milliardaire qui cultive jusqu’à l’obsession l’image d’un homme pieux et pratiquant d’une religion, l’islam, qui recommande pourtant aux musulmans de se soucier du sort des petites gens malheureux et sans défense. L’haj Milloud aurait-il peur de saluer les petits voisins contaminés de sa Snep ? Une vive détresse s’est emparée des habitants des trois douars lorsque le cancer a commencé à frapper des vies sans distinction d’âge ni de sexe. Au cours des ces dernières années, plusieurs patients, dont nous avons consul-té les dossiers médicaux, sont décédées dans l’indifférence générale des suites de ce fléau. Impitoyable, celui-ci poursuit son massacre puisque un garçon dans la fleur de l’âge a succombé début novembre dernier. Ibrahimi hamza, 17 ans à peine, est mort d’une hyopolasie-aplasie médullaire (raréfaction de la moelle osseuse) causée par des substances chimiques toxiques selon son médecin traitant.
 
Cancer
 
Retraité des forces auxiliaires qui habite avec sa famille à douar Lacheheb, le père, Mustapha Ibrahimi, est inconsolable de la mort de son fils cadet qu’il n’a pas pu sauver malgré les soins et les analyses dont les frais sont exorbitants compte tenu de sa modeste condition sociale. «J’ai perdu ce que j’ai de plus cher au monde et aujourd’hui je risque d’aller en prison», lâche M. Ibrahimi qui reconnaît avoir donnés un chèque de garantie d’un montant de 152.000 dh en contrepartie des traitements de cancer pour son enfant acquis auprès d’un laboratoire pharmaceutique. dans un autre douar avoisinant, Lghazouane, distant de 2 km de celui de Lacheheb, Ahmed Karafy, 15 ans, a subi après plu-sieurs séances de chimiothérapie une amputation de la jambe droite pour cause d’ostéosarcome, une tumeur maligne qui prend naissance dans l’os tou-chant notamment le fémur ou le tibia. Sur son épaule droite a poussé une gigantesque excroissance qui a déformé son épaule.
Le père, LakrafiKarafy, chauf-feur de taxi de son état, est un homme meurtri qui ne demande qu’une seule chose, que son fils soit rétabli. Mais aux dernières nouvelles, l’état de santé du jeune Ahmed s’est dégradé. Il a rendu l'âme mercredi 25 décembre 2013. dans le même bidonville, une femme d’une cinquantaine d’années, Mina Amkrane, a subi une ablation du sein gauche. Le diagnostic qu’elle a effectué en juin 2013 au ChU Ibn Rochd à Casablanca a révélé un «carcinome peu différencié et invasif», ce qui signifie qu’il peut provoquer d’autres cancers dans d’autres parties du corps. A douar Lachehab, Mokhtar Ouafy, sous traitement depuis mars 2013, souffre, lui, d’une sténose antro-pylorique d’origine tumorale avec une stase gastrique. C’est du moins ce qu’a montré le diagnostic qu’il a subi au centre d’oncologie Ryad à Casablanca. dans les trois bidonvilles empoisonnés limitrophes de la Snep, il n’y a pas une famille qui ne porte pas le deuil d’un frère, d’une épouse, d’un cou-sin ou d’un fils. Les autres individus, qui ne souffrent d’aucun mal pour le moment, se savent en sursis, vivant dans l’angoisse d’être atteints à leur tour. Le cancer, ils en sont conscients, les rongera inexorablement. La mort à petit feu. «Nous préférons être fusillés une fois pour toutes plutôt que de subir dans notre chair ce poison insidieux qui nous décime lentement les uns après les autres», crie M. Ibrahimi, les bras ballants en signe d’impuissance. Les oubliés de Oulad hmimoun pointent également les effets né-fastes des industries polluantes de Ynna holding sur l’environnement. Les agriculteurs de la région dé-noncent de leur côté une concentration élevée de sel dans les sols et autres saloperies menaçantes pour leur fertilité et pour les récoltes. Le milieu marin et ses ressources halieutiques ne sont guère mieux lotis puisque certaines associations locales dé-noncent les rejets liquides suspects directement déversés dans la mer par la SNEP. Où est la station de traitement des eaux? Chez papa Chaâbi, le respect de l’environnement et des êtres humains est un vrai souci… Pour fabriquer du PVC, la Snep a recourt à des matières très dangereuses telles que l’éthylène, un gaz incolore et volatil mais hautement dangereux dont la mani-pulation et l’utilisation doivent être soumis à un processus de contrôle extrêmement rigoureux. Là réside toute la question. Le contrôle ! Mais qui contrôle les process industriels et chimiques de la Snep et surtout ce qui se passe au sein de l’unité baptisé «Compent» surnommée Oukacha par les ouvriers tellement elle est dangereuse ?
 
Loi du silence
  
Les ouvriers au contact avec l’éthylène et d’autres substances ont chopé des maladies professionnelles graves qui ont été fatales pour certains, témoigne un retraité de la Snep qui parle de pénibilité et de dan-gerosité au travail. Un conseiller de la région, qui a requis l’anonymat, parle de problèmes de stérilité chez les forçats de la SNEP tout en pointant du doigt l’usine voisine GPC dont la bâtiment a été construit selon lui avec l’amiante qui plus est sur une zone estampillée non aedificandi. Scandale... ! Nous nous sommes procurés des documents relatifs à l’importation par la SNEP d’un autre produit encore plus dangereux. Il s’agit des composés du plomb. La notice détaille en plusieurs langues le mode d’emploi et les précautions à prendre en cas de manipulation ainsi que les dangers de cette matière : Nocif par inhalation et par ingestion, danger d’effets cumulatifs, peut provoquer une allergie cutanée, susceptible de nuire au fœtus, très toxique pour les organismes aquatiques, risque possible d’altération de la fertilité. Nous avons essayé de contacter les responsables de la SNEP, pour nous éclairer sur le fléaude Ouled hmimoun, ils nous ont demandé de prendre attache avec le service communication de Ynna holding. Là aussi, pas de réponses à nos questions.Très peu d’ouvriers ont accepté de nous parler de l’activité de la Snep et de ses dangers pour la santé. La plupart des employés évite d’en parler de peur certaine-ment des représailles de leur hiérarchie. dès que vous évoquez la Snep, ils se ferment comme une huître en vous regardant d’un air suspect tout en vous invitant à vous en aller…«Laissez-moi vivre et élever mes enfants, je crèvera bien de quelque chose», lâche mystérieusement un manœuvre, le regard apeuré. C’est la loi du silence. Le milliardaire des Chiadmas va-t-il la rompre en ouvrant les portes de la Snep et de Dimatit aux journalistes ? En attendant qu’il prenne cette bonne résolution pour 2014, les habitants de Oulad hmimoun attendent, la mort de l’âme, l’intervention des autorités pour constater de visu leur souffrance et les protéger contre les effets néfastes des industries de Chaâbi.
 

Un rapport accablant pour le PVC
 
Selon un rapport d'une organisation environnementale américaine certains rideaux de douche en plastique libèrent des concentrations élevées de subs-tances toxiques dangereuses."Cette odeur peut rendre malade, donner un mal de tête, la nausée ou causer d'autres effets sur la santé", dit Michael Schade, coauteur du rapport. qui remonte à juin 2008.Les rideaux de douche en plastique de moindre qualité contiennent des substances toxiques qui peuvent causer des irritations aux voies respiratoires, des nausées, et endommager le système nerveux et les organes internes.Dans son rapport, le groupe américain Center for Health, Environment and Justice (CHEJ) accuse le PVC et les phtalates. Ces plastiques ne font pas l'unanimité depuis plus de dix ans. On les a d'ailleurs bannis des jouets qui servent à soulager les gencives des bébés qui font leurs dents.Le CHEJ indique dans son rapport que les rideaux de douche libèrent les substances néfastes dans l'air des salles de bain, de là l'odeur envahissante de plastique neuf.Le CHEJ a commandé cette recherche il y a deux ans pour déterminer ce qui causait l'odeur de rideau neuf. "Cette odeur peut rendre malade, donner un mal de tête, la nausée ou causer d'autres effets sur la santé", dit Michael Schade, coauteur du rapport. Les chercheurs ont testé cinq rideaux à base de chlorure de polyvinyle, communément appelé PVC, achetés chez Bed Bath and Beyond, Kmart, Sears, Target et WalMart.Les rideaux contenaient des concentrations élevées de phtalates, substances qui ont été liés à des effets nocifs sur le système reproductif, ainsi que des concentrations variées d'autres substances.Sept de ces substances - toluène, ethylbenzène, phénol, méthyl isobutyl cétone, xylène, acétophénone et cumène - ont été identifiéespar l'Agence de protection de l'environnement (EPA) américaine comme des polluants atmosphériques dangereux, a déclaré Stephen Lester coauteur du rapport. Le chlorure de vinyle, qui est un composant majeure du PVC est connu comme un carcinogène qui cause le cancer du foie, dit Lester. Rick Smith, directeur de Défense environnementale du Canada, un organisme qui a participé à la divulgation du rapport américain rappelle que "Le Sénat canadien examine en ce moment un projet de loi bannissant les phtalates des jouets pour enfants, qui a déjà été approuvé par les Communes". "C'est une bonne nouvelle, mais il faut faire davantage pour éliminer les PVC", ajoute M. Smith.
Rachid ABBAR

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