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Révélations
Pieds nickelés à Rabat
Confus du canard
Par les temps troubles qui courent, les journalistes qui insultent leur métier et l’intelligence de leur public sont légion. Ils profitent de leur statut pour se livrer à des activités aux objectifs inavoués, à rebrousse-poil du devoir d’informer. Les deux reporters de télé français, expulsés dimanche 15 février par les autorités marocaines après avoir démasqué leurs véritables desseins, concocter une émission malveillante envers le Royaume et ses institutions à partir d’un canevas préétabli, sont de ceux-là. Pas de doute là-dessus, Ils étaient dépêchés à Rabat en service commandé. Ce n’est pas la première fois que le Maroc est victime d’une telle «entreprise de dénigrement» par voie médiatique. Peu importe pour le compte de qui, les ennemis du Maroc sont connus, ils sont prêts à offrir des valises bourrées de pétrodollars pour nuire à son image en le dépeignant sous les traits d’un Etat policier où les libertés ne sont qu’une illusion. La Preuve, M. Perez et son collègue ont été expulsés manu militari du territoire national. Les esprits mal intentionnés ou manipulés ne retiendront que cela alors que la vérité est tout autre : Les deux reporters ont été pris en flagrant délit de tournage alors qu’ils n’étaient pas dûment autorisés. Ils se croyaient certainement en terrain conquis ou dans ces républiques bananières où, pour cause de laxisme ou d’absence de lois, tout est possible. Ce n’est qu’après que leur équipe louche a mal tourné que les deux hommes, qui ont agi en vrais Pieds Nickelés, ont revendiqué leur qualité de journaliste en se présentant en victimes de la brutalité policière sur les colonnes des journaux et les plateaux télé de leur pays. Les choses se seraient présentées autrement s’ils s’étaient comportés en journalistes. Or, les fiches de police, mises en lignes par le site le360.ma, qu’ils ont renseigné au moment de leur entrée au Maroc font état pour la case profession de «réalisateur Pub» et de «Décorateur» ! Si ce n’est pas du mensonge et de la mauvaise de foi, cela y ressemble beaucoup. Quand quelqu’un ment à ce point sur son métier c’est qu’il est mal intentionné. Mais ce serait compter sans la vigilante des services de sécurité qui ont confondu les deux comparses qui ont débarqué au Maroc alors même qu’ils n’ont pas obtenu la nécessaire autorisation de tournage pour réaliser un travail de sape très tendancieux sur le Maroc et non pas comme ils l’ont prétendu une émission sur l’économie du pays. A qui profite cette nouvelle affaire qui dégage moins les effluves du journalisme d’investigation que les relents barbouzards d’une autre époque ? La même question vaut pour les fuites du litsing des comptes de la filiale suisse de la HSBC dans sa partie concernant le Roi du Maroc et certains membres de la famille royale. Là aussi, il est difficile pour les observateurs avisés de ne pas voir dans ce qui a été monté en épingle et « vendu » comme une enquête professionnelle rigoureuse une entreprise malveillante envers la monarchie et ses symboles. Ce n’est pas parce que le chef de l’Etat possède un compte dans une banque étrangère qu’il est nécessairement d’essence frauduleuse comme l’a laissé entendre l’auteur de l’article. Celui-ci a au mieux regardé cette affaire avec les lunettes de l’occident où un compte détenu notamment par un chef d’Etat ou un dirigeant politique est systématiquement considéré comme suspect car assimilé automatiquement à une opération d’évasion fiscale à la Jérôme Cahuzac. Et c’est bien le sens de la mise au point royale au journal français : le Roi du Maroc n’a pas besoin d’ouvrir en cachette des comptes à l’étranger ou y acquérir de biens. Ces transactions sont faites en respect de la loi en vigueur dans ce domaine. Avec l’autorisation préalable de l’office des Changes. Pas à son insu.
Abdellah CHANKOU

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