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Le Maigret du Canard
Transformation à grande vitesse
Tanger la cosmopolite n’a jamais été aussi proche, à portée du voyageur. Merveilleusement accessible. L’effet TGV. La Ligne à grande vitesse (LGV) est passée furtivement par là. Au-delà de la réduction de la distance, l’avantage du TGV c’est qu’il annihile la sensation de la fatigue que l’on ressent au bout du voyage à bord du train classique ou en prenant la route. C’est comme si la vélocité, deux heures et 10 minutes depuis Casablanca, ne lui donnait aucune chance de s’exprimer. Si le confort y est, le service à bord laisse cependant à désirer. Comme sur les autres trains de Lakhlie, le client, qu’il voyage en première ou deuxième classe, n’a d’autre choix que le café lyophilisé estampillé Nescafé servi dans un gobelet et qu’il doit lui même aller chercher dans la cafétéria. Pas de machine à café ni de capsules alors que cela fait longtemps qu’elles ne relèvent plus du luxe. Fausse note aussi grosse qu’une goutte d’un mauvais café. A l’entrée du wagon, juste un petit espace dédié aux bagages lourds. Au-dessus des sièges, il y a des casiers mais juste dimensionnés pour accueillir une serviette. « Cela se voit que le TGV a été créé pour les hommes d’affaires pressés et non pas pour la masse des voyageurs », glisse, un sourire malicieux en coin, un homme élégant d’un certain âge.
 
Renouveau
 
Le fait d’arriver à destinationle terminus est situé sur la place du Maghreb arabe- frais et dispo et rejoindre l’hôtel en traversant juste l’avenue, sans avoir à héler un taxi, ajoute à la sensation de fraîcheur et de détente. Emplacement stratégique en effet pour le Hilton et ses deux établissements, 5 et 4 étoiles. Ici, l’accueil est chaleureux. Dès l’entrée, le bagagiste, souriant, s’occupe du client en prenant en charge ses bagages. En guise de bienvenue, il se voit servir alors qu’il est assis confortablement dans le lobby une espèce de tisane chaude aromatisée qui n’est pas de chez nous. Il porte le nom de « Sabah El Kheir Dubai» (bonjour Dubaï), explique notre interlocuteur. Un thé à la menthe à la nordique baptisée « Salam Tanger » coulerait mieux de source et aurait fait meilleur effet. Pour qui connaît Tanger des années 90 et d’avant remarque aussitôt et non sans émerveillement la métamorphose spectaculaire de la Mariée du nord. Artères agrandies, trémies, ponts et nouveaux ronds-points construits. La circulation automobile y est plus fluide et la conduite moins stressante que dans plusieurs villes du pays notamment Casablanca qui souffrent d’embouteillages interminables. Signe du renouveau tangérois, l’installation d’enseignes hôtelières et commerciales étrangères, l’apparition d’immeubles haut standing et l’émergence de nouveaux quartiers résidentiels avec des malls à taille humaine où il fait bon faire une pause. En l’espace d’une décennie, Tanger a bel et bien changé de catégorie, se hissant au rang de métropole dynamique et moderne. Elle n’est plus cette ancienne ville décrépie, démodée, vivant seulement de trafics divers et marginalisée depuis qu’elle a perdu son statut international en 1956. Désormais, la ville du Détroit renvoie l’image d’un centre d’affaires où se côtoie une population bigarrée de type européen, asiatique et africain. « C’est l’effet Renault qui a attiré un tas d’équipementiers étrangers », nous indique le chauffeur de l’hôtel qui, tout en se réjouissant de la mue positive que connaît sa ville natale, appelle de ses vœux « une implication plus effective des investisseurs locaux pour accompagner cette formidable dynamique ». Les Tangérois doivent cette dernière à la locomotive royale et ils en sont conscients. C’est S.M le Roi Mohammed VI qui, depuis son accession au trône en 1999, a mis sur les rails le développement à marche forcée de Tanger avec la construction du port Tanger Med qui après avoir réussi à être le premier port à conteneurs d’Afrique ambitionne de devenir le leader en Méditerranée.
 
Carrefour stratégique
 
Emanation de la volonté royale, cette plateforme portuaire, avec sa double composante marchandises et passagers, servira de levier extraordinaire du nouveau repositionnement de la ville. La Ligne grande vitesse, inaugurée en novembre dernier, est venue compléter le dispositif qui s’inscrit plus globalement dans le cadre de la vision du souverain pour le développement du Nord. Trait d’union entre l’Atlantique et la Méditerranée, point de rencontre entre l’Europe et l’Afrique, Tanger s’est ainsi réapproprié sa vocation de carrefour stratégique de premier plan. Débarrassée de ses vieux bars-restaurants en front de mer qui gâchaient le paysage, la corniche, restructurée en profondeur, bordant l’avenue Mohammed VI, fait le bonheur des flâneurs qui aiment se faire caresser le visage par la brise marine. Seule ombre au tableau, la persistance du problème des égouts et de ses mauvais effluves qui viennent par intermittence perturber les narines. L’ancien port a cédé la place à une belle marina inaugurée en juin 2018 par le souverain. Avec ses divers équipements, Tanja Marina Baya traduit une ambition forte : développer le tourisme de croisière au cœur de la baie de Tanger et propulser la ville, riche de son passé prestigieux qui reste encore à valorise au rang des destinations touristiques les plus fréquentées. Capitale diplomatique du Maroc pendant plusieurs siècles, Tanger la mystérieuse, où la lumière du jour est unique, n’at-elle pas fait tomber sous son charme magique une brochette d’artiste et de personnalités de renom venus d’ailleurs comme Delacroix et Matisse et inspiré de grands écrivains à l’image de Paul Bowls, William S. Burroughs, Mohamed Choukri ou Jean Genet? Cette capacité de séduction remarquable qu’à Tanger représente en fait son véritable trésor… 
Ahmed ZOUBAIR

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