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Canard +
47% des cas sont de nature psychologique
Si les Marocaines tentent de combattre le harcèlement dans les rues par un sifflet, la violence conjugale, encouragée du reste par une certaine tolérance sociale au Maroc comme ailleurs, sera plus dure à surmonter.
 
Violence psychologique
 
Ce que révèle le rapport, fruit d’une année de documentation réalisée par le réseau femmes solidaires et LDDF-Injad sous la coordination de la Fédération de la ligue des droits des Femmes, est plutôt alarmant. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les violences physiques ne sont pas les plus répandues au Maroc. Sur les 4.978 femmes accueillies au sein du centre, 47,14% subissent une violence psychologique, parfois difficile à prouver. Cette dernière a pour objectif de déstabiliser la victime en la blessant afin de la soumettre et de garder sa position de supériorité. Cela ne se fait pas de manière ponctuelle, mais répétitive, et finit par persuader la victime de son infériorité certaine. L’on ne peut parler de violence psychologique si le dérapage verbal est rare ou sous l’effet de la colère. Cependant, si cette fameuse colère est récurrente, il s’agit de violence. Les victimes de ce type de persécution ont tendance à trouver des excuses à leur bourreau. Elles commencent à avoir peur de lui et n’osent plus exprimer une quelconque opinion ou changer une quelconque habitude instaurée par le donneur d’ordre.
 
Violence économique et sociale
 
Les violences économiques et sociales viennent en seconde position du malheureux classement, avec 24,82% des cas. Pour information, la violence économique vise à limiter l’indépendance financière de l’épouse. Quand celleci n’a pas de revenu professionnel, le conjoint violent en profite pour la forcer à demander de l’argent, lui donner un budget insuffisant pour les besoins du ménage, exiger des comptes centime par centime, ne pas lui fournir d’argent pour son entretien personnel et surtout l’empêcher de travailler. Et ce n’est pas parce qu’une victime est salariée que cela y change quoi que ce soit à son quotidien difficile. Dans ce cas précis, la violence économique s’applique en contrôlant son budget, ne pas contribuer aux investissements du ménage, lui prendre son argent sans lui en parler, l’obliger à avoir un compte bancaire commun sans son accord préalable… En troisième place, nous retrouvons la violence corporelle avec un taux de 13,32%, soit 1.724 cas. 600 actes de violence sexuelle ont aussi été déclarés auprès du réseau, soit 5,68% de femmes.
 
Violence conjugale
 
En cas de violences conjugales ou de séquestration, qui sont traumatisantes, il faut agir vite et ne pas laisser le bourreau prendre le pas sur les convictions de la victime. Les solutions sont multiples. En premier cas, porter plainte. Sous la pression, ne pas retirer la plainte, car cet acte met fin à toute poursuite, selon la loi n° 103-13. Dans le cas des violences conjugales, l’accusé peut se voir refuser tout contact avec la victime, afin de la protéger. En second lieu, la victime peut faire appel à un avocat spécialisé. Ce dernier lui détaillera les actions en justice qu’elle peut mener. Elle se rendra ainsi compte que la justice est apte à la tranquilliser de manière efficace. Troisièmement, notamment en cas de séquestration, des numéros de centre d’écoute existent*. Ces associations appuient aussi juridiquement la victime et l’orientent. Quelques exemples : La quatrième possibilité peut être la plus rassurante. Il s’agit de se rendre dans une association. Une excellente façon pour la victime de se soulager en parlant et de réaliser qu’elle n’est pas seule. Les membres de l’association l’aiguilleront vers la bonne solution. La violence faite aux femmes, qui revêt plusieurs formes (conjugale, sexiste, sexuel, économique, professionnel…) est considérée comme la forme d’atteinte aux droits fondamentaux la plus répandue de nos jours. Aucun pays n’est épargné par ce fléau planétaire qui empoisonne l’existence des femmes avec souvent des séquelles psychiques profondes.
 
Sabrina El Faïz  
 
*Association El Amane pour le Développement de la Femme : 05 24 40 43 79 ou 06 68 16 47 03. Association Marocaine de lutte contre la Violence à l'Egard des Femmes : 05 22 26 86 67 ou 06 61 39 61 06. Par mail : ecoute@menara.ma ou amvef. maroc@gmail.com.  

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