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Confus de Canard
Le discours de la méthode
Comme d’habitude, l’applaudimètre a fonctionné à merveille tout au long du discours royal du vendredi 12 octobre 2018 devant les députés des deux Chambres, à l’inverse de la machine à régler les grands problèmes des Marocains qui, elle, reste toujours en panne. Ce gouvernement, tel qu’il n’arrête pas de dysfonctionner en tombant sans cesse dans l’absurde avec des alliés à couteaux tirés, est-il objectivement outillé pour produire les résultats attendus dans des domaines aussi sensibles que l’éducation, l’incitation à l’investissement productif et la lutte contre le chômage des jeunes ? Cette équipe au pouvoir désorientée est-elle en mesure d’organiser le désamorçage de la grogne sociale qui monte crescendo? Rien n’est moins évident. Or, plus que de professions de foi ou d’effets d’annonce, le pays a besoin de signaux forts à même de faire revenir la confiance chez le citoyen (Voir article Page 9). Un nouveau modèle de développement national préconisé à juste titre par le souverain il y a un an doit être porté par une classe politique crédible et entreprenante, qui n’attend pas qu’on lui dise ce qu’elle doit faire. La réussite en dépend grandement. Tout un programme qui suppose une reconstruction du champ partisan national sur de nouvelles bases, permettant la compétition démocratique et la naissance d’une majorité et une opposition dans le vrai sens du terme, à rebours de celles infligée au pays depuis des lustres : des partis-godillots sans projet ni programme politiques, vassalisés et affaiblis, qui rebutent les compétences dont regorge pourtant le pays et qui ne vivent que pour aller à la soupe (du pouvoir). Sans véritable aggiornamento incluant un rajeunissement des élites et leur responsabilisation, la recommandation royale de valoriser la subvention publique accordée aux partis politiques risque d’être juste un cautère sur une jambe de bois. Va pour cet effort financier supplémentaire si ses bénéficiaires le mettent à contribution pour jouer véritablement leur rôle d’encadrement de la population, de servir les intérêts de la collectivité au lieu de s’en servir et comme l’a dit le souverain de «rénover leurs méthodes de travail dans le but de rehausser» leur «performance» et contribuer à l’amélioration de «la qualité des législations et des politiques publiques». Comment passer de structures passives et à la traîne qui se complaisent dans leur zone de confort douillet à l’ombre du pouvoir à des institutions proactives, dynamiques qui placent le curseur sur les grands dossiers du pays et les véritables attentes des citoyens, tel est le grand défi que cette classe politique usée et fatiguée doit relever. Tout un programme ! «Le Maroc doit s’affirmer comme un pays d’opportunités et non d’opportunistes». Avec les accents de la sincérité, la formule royale a fait mouche, tellement elle pointe une dérive réelle. Profitant de leurs positions dans les sphères du pouvoir, les opportunistes de tout poil traversent et plombent l’ensemble des secteurs : on les retrouve en politique, dans le monde associatif et syndical mais aussi dans certaines activités économiques. Cette rente multiforme est le produit de la perpétuation d’un état des privilèges et de prébendes avec lequel le pays n’a jamais véritablement rompu. C’est cette situation de passe-droits et de disparités sociales qui alimente le nihilisme et le moroccan bushing enfantés à leur tour par le ressentiment social alors que, comme l’a rappelé le souverain, «chaque citoyen marocain doit jouir des mêmes chances pour servir son pays et être sur un pied d’égalité avec ses compatriotes pour tirer profit des richesses nationales et des occasions d’épanouissement et d’ascension sociale». A cet effet, le salut passe par le combat contre la pauvreté en s’attaquant à sa racine et à ces inégalités de destin qui se perpétuent de père en fils. Or, seul l’accès à un système éducatif de qualité dans un pays plus égalitaire qu’il ne l’est aujourd’hui peut conduire à l’émancipation des déterminants sociaux qui cadenassent plusieurs milliers de nos concitoyens dans la précarité sociale. Il s’agit aussi de s’affranchir des forces du statu quo qui s’emploient souvent dans l’ombre à vider les initiatives et les directives royales d’une partie de leur substance. Plus que jamais, le Maroc est au milieu du gué, appelé qu’il est à changer de paradigme pour relancer l’espérance. Fort de ses multiples atouts, il a les moyens de rebondir. Pourvu qu’une nouvelle génération de décideurs politiques, en phase avec les exigences du moment, prenne les commandes
 
Abdellah CHANKOU

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