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Canard +
Une vision claire pour les malvoyants
Il a fallu la mort tragique d’un non-voyant pour que l’opinion publique découvre l’ampleur de la souffrance de cette catégorie de la population, en mal d’intégration professionnelle et souvent livrée à elle-même. Devenu subitement le symbole du combat des non-voyants, Saber Al Haloui est tombé le 7 octobre 2018 du toit du siège du ministère de la Solidarité de la Femme de la Famille et de Développement Social, dirigée par Bassima hakkaoui. A l’instar de ses congénères d’infortune, le défunt participait à un sit-in -qui a pris avec le temps les allures d’un véritable siège de la ministre- aux abords de ce département. Objectif: Réclamer de l’embauche dans la fonction publique où un quota de 7% a été réservé par décret adopté en juillet 2016 aux personnes en situation de handicap, conformément à l’article 34 de Constitution de 2011 sur la protection et à la promotion de cette tranche de la population. Mais ce quota, fixé depuis des années, n’a pas été respecté par les différentes administrations publiques, à commencer par les départements ministériels eux-mêmes alors même que les malvoyants le considèrent faible comparativement à l’importance des besoins en recrutements dans les rangs des malvoyants. Pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une injustice assortie en plus de l’obligation de passer des concours, un groupe de diplôméschômeurs non-voyants ont mené en mars 2014, à l’époque du gouvernement Benkirane, une tentative d’immolation par le feu devant le siège du Parlement à Rabat que les autorités locales ont mis en échec par l’usage des canons à eau. Président de l’Association Solidarité de l’aveugle et du voyant, Yassir Al Hanchi explique que cela fait 7 ans qu’aucun de ses collègues en situation de handicap n’a été casé dans l’administration. Et d’évoquer avec une pointe de nostalgie dans la voix l’époque du Maroc ancien où le recrutement des handicapés en général se faisait sans concours. «La dernière grande vague de recrutement des handicapés en général remonte au gouvernement Abbas El Fassi », se lamente notre introducteur. Les islamistes qui ont été ensuite expédiés au pouvoir n’ont eu aucune marque d’attention envers eux alors qu’ils ont curieusement fait du caritatif politique leur cheval de bataille. «Bassima hakkaoui en charge du département nous a juste abreuvés de fausses promesses », confirme un non-voyant qui ajoute qu’au jour d’aujourd’hui plus de 88% des aveugles au Maroc n’ont aucun revenu. « Travailler pour nous est un facteur d’insertion sociale et d’existence. Sans cela, nous avons le sentiment douloureux de ne pas être », renchérit un autre.
 
Difficultés
 
Le calvaire des non-voyants met en lumière la difficile intégration à la fois sociale et professionnelle des non-voyants. Elle commence sur les bancs de l’école pour ces handicapés qui pour ceux d’entre eux parvenant au seuil de l’université se retrouvent devant un choix très limité de filières compatibles avec leur handicap : soit la faculté des lettres soit celle des études islamiques. Là, s’arrête les manuels scolaires en braille disponibles jusqu’à la 7ème année secondaire. Des manuels très chers pouvant coûter jusqu’à 12.000 Dh pièce fournis gracieusement par l’Association Alaouite pour les nonvoyants qui prend aussi en charge les frais de scolarité des nonvoyants jusqu’au baccalauréat. «Une fois le bac en poche, l’étudiant non-voyant doit se débrouiller pour décrocher un diplôme universitaire », se désole-t-on. «Avec des licences et des masters, les non-voyants n’arrivent pas à être embauchés, c’est injuste», se plaint M. El hanchi. En fait, un lauréat non-voyant souffre du même problème qu’un diplômé bien portant : la non-adéquation formation-emploi qui ne qualifie guère à intégrer le marché du travail. Sauf à chercher à répartir moins par besoin de recrutement que par mesure sociale les non-voyants sur les différentes administrations sans se soucier si les intéressés ont les compétences pour le poste qui leur a été attribué. Tout en reconnaissant les difficultés rencontrées par les non-voyants dans leur cursus scolaire et la vie de tous les jours, le président de l’Association marocaine pour la réadaptation des déficients visuels met les pieds dans le plat en mettant en doute le savoir-faire technique dont se prévaut des demandeurs d’emploi parmi les non-voyants: « Certains se présentent comme étant des diplômés en informatique alors qu’ils ne maitrisent absolument pas le domaine», reconnaîtil sans détour. Avant d’avoir opté pour le retour définitif au bercail, M. Refaï explique avoir vécu longtemps en France où il a travaillé comme cadre bancaire. « Grâce à mon expérience dans ce secteur, j’ai réussi camoufler et à dépasser mon handicap et devenir aussi performant qu’une personne jouissant de toutes ses capacités physiques et mentales», confie-il très fier avant d’ajouter : «Je suis la preuve que les aveugles peuvent être autonomes dans le marché de travail s’ils ont bien été formés.» Quant à Bassima hakkaoui qui manque manifestement de vision non seulement sur le dossier des malvoyants mais de le handicap en général, elle a fort à faire pour redorer son image auprès la chute mortelle de Saber. Malgré deux mandats successifs comme ministre du pôle social, elle a démontré avec brio et panache son incapacité à être autre chose qu’une responsable raide et spartiate, incapable de sourire et d’émouvoir. Ce qui est à rebours du profil d’un ministre de la solidarité. Bassima? Complètement grillée. A mettre hors de vue !
Meriem Mouttaky  
 

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