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Le Maigret du Canard
L’expérience entrepreneuriale au Maroc (1)
L’expérience du développement entrepreneurial au Maroc est relativement jeune, puisqu’elle n’a qu’une trentaine d’années. Elle peut être résumée en quelques initiatives et programmes publics et privés qui ne couvrent que partiellement le besoin du pays en matière de création d’entreprise. Les programmes de soutien les plus connus sont : le programme Crédit jeunes promoteurs (CJP) initié en 1987 et le programme, démarré vingt ans après, Moukawalati.

Le CJP est un programme d’appui à la création d’entreprise sous forme de prêts de soutien pour les jeunes de 21 à 40 ans qui ont un diplôme d’enseignement supérieur ou de formation professionnelle. L’objectif assigné à ce programme était de permettre de réaliser entre 2000 à 3000 entreprises par an dans le secteur de l’industrie, principalement. Douze ans après son lancement, le bilan de ce programme a été très en deçà des prévisions. De même, alors que l’Etat voulait promouvoir le secteur de l’industrie, c’est le secteur tertiaire qui représente 80% des créations.

Plusieurs leçons ont été tirées de ce programme de promotion de la création d’entreprises.  La première est que le financement est une condition nécessaire mais non suffisante pour promouvoir la création d’entreprise. La seconde, c’est que sans engagement du système bancaire, ces programmes de promotion ne peuvent réussir. Ce qui a manqué, également, à ce programme, c’est la formation et l’accompagnement des jeunes promoteurs, compléments nécessaires aux facilités de financement. Enfin, un autre obstacle auquel devaient faire face les promoteurs est la lenteur administrative qui annihile les efforts et décourage les plus entreprenants.

Vingt ans après le programme CJP, a été Lancé le programme Moukawalati. La spécificité du programme Moukawalati, est qu’hormis la dimension financière du projet, l’appui prévoit un accompagnement des jeunes à long terme ainsi que des formations en management. Ce programme prévoyait la création de 30.000 entreprises par an.

Les résultats escomptés n’ont pas, là non plus, été atteints. Entre 2007 et 2011, seulement 2050 entreprises ont été créées, 410 créations par an, soit un taux de réalisation de 6,8%. Le nombre d’emplois créés est de 6180 soit 7% par rapport aux prévisions qui étaient, rappelons-le, de 90.000 emplois. Même les financements engagés n’ont atteint que 45% de ce qui était prévu, alors que le programme avait pour but de faciliter le financement bancaire des TPE créées par les jeunes chômeurs. Les faibles résultats réalisés par ce programme ont poussé finalement l’Etat à arrêter complétement son financement en 2010.

Pour expliquer l’échec du programme Moukawalati, ont été invoquées, principalement, la lourdeur des procédures de création, la faible coopération entre la Caisse Centrale de Garantie et les banques, les contraintes financière des jeunes et leur manque d’expérience.

Vingt ans séparent les deux programmes nationaux de promotion de la création d’entreprise par les jeunes. Leurs résultats ont été très faibles. Malgré l’avènement des centres régionaux des investissements, avec leur guichet création d’entreprise, et beaucoup d’autres initiatives de banques et de plusieurs associations, qui ont toutes cherché à sensibiliser à la création, le constat est sans ambages, l’activité entrepreneuriale au Maroc ne décolle pas. (À suivre)

Rachid M’Rabet

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