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Ouac-Ouac
Le viol autant ravageur que la tentative de viol
Après Imane, c’est au tour de Khaoula. Quelle est la prochaine sur la liste ?  Une énième «tentative» de viol dont le procès s’est ouvert le 5 avril  a fait récemment le buzz quelques heures seulement après que la vidéo du crime fut postée sur les réseaux sociaux. Ce drame a secoué, encore une fois, l’opinion publique et fait réagir les associations féminines. Le film montre un jeune essayant de  violer une jeune fille sur la voie publique et en plein jour. La scène  du « crime » se déroule à Ben Guérir, petite ville située à  quelques encablures de Marrakech.  En fait,  les faits remontent à janvier 2018. Mais la victime, profondément traumatisée et par peur de la réaction brutale son père, a préféré, recroquevillée  sur elle-même, se réfugier dans le silence et les pleurs. Un secret lourd et douloureux, psychologiquement déchirant, pour cette lycéenne.

La cousine de Khaoula nous a appris que cette dernière n’a échappé au viol que grâce à l’intervention d’un passant qui a réussi à l’extraire des griffes de son agresseur. Quant à la séquence de l’agression, les réseaux sociaux la doivent à une querelle méchante entre le présumé violeur  et son acolyte qui était chargé de filmer la scène à l’aide son téléphone portable.  Pour se venger, il a balancé l’enregistrement obscène sur le Net. Du coup, c’est la délivrance pour la victime, comme délestée soudain d’un grand fardeau. Ayant visionné la vidéo partagée par  des centaines d’internautes, le père fou furieux s’empresse de porter plainte.

Les scènes de tentatives d’agressions sexuelles en public sur des filles et enregistrées par les complices des agresseurs se multiplient. Le drame de Khaoula vient rappeler celui de la jeune fille du bus qui apparaît dans une vidéo où elle se fait sexuellement agresser par une bande de sauvageons dans un bus à Casablanca.  Dans cet enregistrement choquant largement diffusée sur la Toile, on voit une fille à moitié dénudée, poussant des cris d’orfraie et implorant ses agresseurs en furie de la laisser tranquille. Sans aucune pitié pour elle, elles ont entrepris de la déshabiller tout en la couvrant d’insultes. Tout cela dans l'indifférence des passagers et du chauffeur.

L’indifférence ! Les violeurs semblent bénéficier de la bienveillance des témoins de ces actes gravissimes qui regardent la scène sans réagir. Plus qu’une non assistance à personne en danger, il s’agit d’une complicité passive d’un crime que la ministre Bassima Hakkaoui réagissant à l’affaire de la fille du bus avait décrit dans un glissement sémantique étonnant comme étant un  «harcèlement poussé». Et c’est quoi le harcèlement non poussé, madame la ministre ? Au lieu de prendre fait et cause pour la victime en défendant la loi et le droit,  elle joue sur les mots, pensant certainement de bonne foi qu’il n’y a pas de viol en l’absence de pénétration sexuelle. Le code pénal marocain décrit dans l’article 486 le viol comme  l'acte par lequel un homme a des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci. Mais le législateur ignore-t-il que la tentative de viol laisse autant de séquelles graves que le viol à proprement parler. Outre à la perte de confiance et autres dysfonctionnements sexuels, il peut conduire  au suicide par  une dépression profonde. Pour en avoir le cœur net, faites un tour dans les centres psychiatriques et essayez de parler avec des femmes victimes de tentatives de viol. Là, vous apprendrez que les femmes qui ont vécu la même mésaventure que Khaoula en ont gardé des traces psychologiquement et sexuellement destructrices.  Alors Bassima, de grâce, arrêtez de dire n’importe quoi.

Meryem Mouttaki

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