Dernière minute ...
Le parquet de Tokyo a décidé vendredi 11 Janvier 2019 de retenir deux nouvelles inculpations contre Carlos Ghosn Les ménages marocains pessimistes pour l'année 2019 (HCP) 13,75 tonnes de résine de cannabis saisis samedi 05 Janvier 2019 au Port Tanger Med  Des données personnelles de centaines de responsables allemands, dont Merkel, divulguées sur internet Meurtres d'Imlil : le BCIJ arrête 17 complices (Le ministre de l'Intérieur le 24/12/2018) La crise des Gilets jaunes aura coûté 0,2 point de PIB à la croissance en France  à fin 2018 (Insee) Guides touristiques non formés : la phase transitoire passera à 6 ans Agriculture: 18 milliards de DH pour booster les produits du terroir 68% des Marocains contre GMT+1  Taoufik Bouachrine condamné à 12 ans d'emprisonnement Le Roi participe à Paris aux cérémonies du centenaire de l'armistice  Pas d'augmentation des tarifs de la vignette auto en 2019 au Maroc (Gouvernement) Le PIB agricole a augmenté en moyenne de 5,25% depuis le lancement, il y a 10 ans, du Plan Maroc Vert pour s'établir à 125 milliards de DH en 2018 A fin août 2018, 54.000 tentatives d'émigration ont été avortées au Maroc (gouvernement) L'INDH-III dotée de 18 milliards de dirhams pour plus d'efficience La Cour de cassation confirme la liquidation de Samir Mohamed Benchaâboun est depuis le 20 août 2018 le nouveau ministre de l'Economie et des Finances Le portefeuille du secrétariat d'Etat à l'Eau détenu par Charafat Afailal a été supprimé du gouvernement Al Othmani  le 20 août 2018 Fouzi Lekjaa, président de la FRMF: «Hervé Renard reste à la tête des Lions de l'Atlas au moins jusqu'à la CAN 2019 avec l'objectif de la gagner» Le discours du Trône 2018, une « feuille de route » axée sur le social   Le Maroc quitte le 25 juin 2018 le Mondial de Russie sur une bonne impression, après un match nul (2-2) face à l'Espagne le tenant du titre Energie : Total dément vouloir racheter la Samir Découverte récente des plus anciennes traces d’ADN humain en Afrique à Taforalt au Maroc Sur la base d'une fatwa favorable du Conseil supérieur des oulémas, le Roi charge le ministère de la Justice d'ouvrir la profession d'adoul aux femmes Ahmed Lahlimi: "L'agriculture, premier contributeur à la croissance et à la hausse du niveau de vie" La flexibilité du dirham entre en vigueur lundi 15 janvier 2018 Au Maroc plus de 50 % des actes de violence contre la femme sont commis par le conjoint L’aéroport de Marrakech classé comme “le plus beau” au monde Le Groupe Crédit Agricole du Maroc étudie une introduction en bourse L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Ouac-Ouac
Le viol autant ravageur que la tentative de viol
Après Imane, c’est au tour de Khaoula. Quelle est la prochaine sur la liste ?  Une énième «tentative» de viol dont le procès s’est ouvert le 5 avril  a fait récemment le buzz quelques heures seulement après que la vidéo du crime fut postée sur les réseaux sociaux. Ce drame a secoué, encore une fois, l’opinion publique et fait réagir les associations féminines. Le film montre un jeune essayant de  violer une jeune fille sur la voie publique et en plein jour. La scène  du « crime » se déroule à Ben Guérir, petite ville située à  quelques encablures de Marrakech.  En fait,  les faits remontent à janvier 2018. Mais la victime, profondément traumatisée et par peur de la réaction brutale son père, a préféré, recroquevillée  sur elle-même, se réfugier dans le silence et les pleurs. Un secret lourd et douloureux, psychologiquement déchirant, pour cette lycéenne.

La cousine de Khaoula nous a appris que cette dernière n’a échappé au viol que grâce à l’intervention d’un passant qui a réussi à l’extraire des griffes de son agresseur. Quant à la séquence de l’agression, les réseaux sociaux la doivent à une querelle méchante entre le présumé violeur  et son acolyte qui était chargé de filmer la scène à l’aide son téléphone portable.  Pour se venger, il a balancé l’enregistrement obscène sur le Net. Du coup, c’est la délivrance pour la victime, comme délestée soudain d’un grand fardeau. Ayant visionné la vidéo partagée par  des centaines d’internautes, le père fou furieux s’empresse de porter plainte.

Les scènes de tentatives d’agressions sexuelles en public sur des filles et enregistrées par les complices des agresseurs se multiplient. Le drame de Khaoula vient rappeler celui de la jeune fille du bus qui apparaît dans une vidéo où elle se fait sexuellement agresser par une bande de sauvageons dans un bus à Casablanca.  Dans cet enregistrement choquant largement diffusée sur la Toile, on voit une fille à moitié dénudée, poussant des cris d’orfraie et implorant ses agresseurs en furie de la laisser tranquille. Sans aucune pitié pour elle, elles ont entrepris de la déshabiller tout en la couvrant d’insultes. Tout cela dans l'indifférence des passagers et du chauffeur.

L’indifférence ! Les violeurs semblent bénéficier de la bienveillance des témoins de ces actes gravissimes qui regardent la scène sans réagir. Plus qu’une non assistance à personne en danger, il s’agit d’une complicité passive d’un crime que la ministre Bassima Hakkaoui réagissant à l’affaire de la fille du bus avait décrit dans un glissement sémantique étonnant comme étant un  «harcèlement poussé». Et c’est quoi le harcèlement non poussé, madame la ministre ? Au lieu de prendre fait et cause pour la victime en défendant la loi et le droit,  elle joue sur les mots, pensant certainement de bonne foi qu’il n’y a pas de viol en l’absence de pénétration sexuelle. Le code pénal marocain décrit dans l’article 486 le viol comme  l'acte par lequel un homme a des relations sexuelles avec une femme contre le gré de celle-ci. Mais le législateur ignore-t-il que la tentative de viol laisse autant de séquelles graves que le viol à proprement parler. Outre à la perte de confiance et autres dysfonctionnements sexuels, il peut conduire  au suicide par  une dépression profonde. Pour en avoir le cœur net, faites un tour dans les centres psychiatriques et essayez de parler avec des femmes victimes de tentatives de viol. Là, vous apprendrez que les femmes qui ont vécu la même mésaventure que Khaoula en ont gardé des traces psychologiquement et sexuellement destructrices.  Alors Bassima, de grâce, arrêtez de dire n’importe quoi.

Meryem Mouttaki

à lire aussi :
Plagiaire, un vrai métier !
Les Marocains sont-ils en train de devenir les champions du Monde du plagiat ? A peine quelques semaines de la polémique qui a entouré l’un des films de Saïd...
Procès Fikri : Les petits anchois paient pour les requins
Une quarantaine de mois de prison ferme ont été distribués dans l’affaire de Mohssine Fikri, le marchand de poisson mort el 28 octobre 2016 broyé dans une benne...
Le mea culpa de Zuckerberg à Bruxelles
Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a fait amende honorable et présenté ses excuses mardi 22 mai devant le Parlement européen, comme il l'avait fait il y a quelques semaines...
Le potentat d'Aguelmam Azegza
Drôle de décision prise par le président istiqlalien de la commune rurale d'Aguelmam Azegza contre l'avis des parents, consistant à envoyer les petits écoliers dans...