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Edito
Le feu de l’inaction
 La crise de Jerada dont le paroxysme a été atteint mercredi 14 mars avec une confrontation violente entre les forces de l’ordre et un groupe de manifestants, qui a fait plusieurs blessés des deux côtés jette une lumière crue sur les dysfonctionnements de la gouvernance au Maroc.  Tout au long des troubles sociaux qui agitent depuis décembre dernier cette province enclavée de l’Oriental, tout le monde aura remarqué que seul Rabat est à la manœuvre. Le gouvernement, rien que le gouvernement. C’est lui qui agit, fait des promesses, tente de calmer les habitants et en désespoir de cause leur envoie une armée de policiers pour rétablir l’ordre public visiblement menacée par une poignée d’activistes. Mais on n’a pas vu ni les élus locaux, ni le gouverneur de la ville, encore moins le président et le wali de région monter au créneau pour  interagir avec ces revendications sociales somme toute légitimes et proposer des alternatives économiques à la filière condamnée de la mine du charbon dont l’exploitation de manière clandestine continue à faire des victimes. Là où l’on voit clairement pour la énième fois que la régionalisation est juste un slogan qui sert à meubler le discours politique sans aucune prise sur la réalité et que les autorités centrales continuent aussi à gérer les affaires locales.

Or, les responsables locaux, qu’ils soient élus ou désignés, étant donné qu’ils se trouvent au cœur de la vie quotidienne locale,  sont les mieux placés pour répondre aux attentes de la population et régler leurs problèmes. Vous avez dit décentralisation ?!

Ce système centralisé dont le Maroc a su mal à se départir malgré la mise en place des collectivités locales gérées depuis 1976 par des partis politiques n’aide en rien à la responsabilisation des élus qui continuent à en profiter en sachant derrière le pouvoir central.  A quoi bon alors organiser des élections communales, régionales, voire législatives si les représentants qu’elles  produisent ne jouent pas effacement leur rôle sur le terrain ?  Rien  n’empêche a priori le  président de la commune de Jerada et de la région de l’Oriental avec la collaboration du gouverneur ou du wali de jouer  les VRP pour drainer l’investissement sur leur territoire dont ils sont censés connaître les atouts et les problèmes. Mais en dehors du partage des marchés publics sur lesquels ils font preuve d’un dynamisme remarquable, les acteurs des collectivités locales se sont installés dans une passivité confortable mais hautement préjudiciable pour la nation et sa cohésion.

Résultante de ce néant politique local, le gouvernement est obligé à chaque fois de réagir (faute d’action anticipatrice sur place)  et d’intervenir pour jouer les pompiers sur des incendies sociaux avec tout ce que cela entraîne comme menaces sur l’ordre public, instabilité et dégâts pour l’image du pays qui passe en usant de la force pour rétablir l’ordre lorsque les choses commencent à déraper  pour un Etat supposé ne pas respecter les droits de l’Homme.

El Hoceima, Zagora, Jerada… A qui le tour? La colère sociale monte du Maroc profond.  Objectivement, les mêmes raisons qui ont provoqué les manifestations dans ces zones économiquement marginalisées existent dans nombre de villes qui agonisent depuis longtemps, dépourvues de perspectives d’avenir pour  leur jeunesse minée par le chômage et le désespoir. La multiplication de ces foyers de tension sociale doit pousser le gouvernement à changer de paradigme. La répression ne doit pas être la seule réponse dans un contexte socialement inflammable. Il ne  faut pas jouer avec le feu. Mais quelle parade, qui semble pour le moment absente, pour désamorcer les bombes à retardement?

 
Abdellah CHANKOU

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