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Le Maigret du Canard
Pretoria légitime le piratage maritime
 L’arrêté rendu le 23 février par le tribunal du port Elizabeth, consistant en la vente aux enchères de la cargaison du navire affrété par OCP arraisonné début mai 2017, ne fait que confirmer le parti-pris flagrant de la justice sud-africaine depuis l’éclatement de ce faux litige fabriqué par le Polisario.

Comme il fallait s’y attendre, le tribunal du port Elizabeth en Afrique du sud s’est finalement prononcé le 23 février en s’asseyant sur le droit dans l’affaire de la saisie de la cargaison de phosphate d’OCP début mai 2017. Le jugement, consistant en la vente aux enchères de la marchandise,  a été rendu en l’absence de la défense qui a préféré se retirer à juste titre en juin 2017 d’un procès dont il a vite compris les véritables motivations.  L’arrêté ne fait en effet que confirmer le parti-pris flagrant de la justice sud-africaine depuis l’éclatement de ce faux litige fabriqué par le Polisario. Assisté d’avocats encartés par l’Algérie sans sa guerre d’usure contre le Maroc,  celui-ci a profité de l’escale du navire en provenance du port de Laâyoune et qui devait reprendre sa route vers la nouvelle Zélande, sa destination finale, pour bloquer une cargaison présentée comme étant issue «des ressources sahraouies spoliées». Pas surprenant donc  que le tribunal de Port-Elisabeth ait tout  piétiné au risque de se couvrir de ridicule : l’indépendance de la justice, le droit international et les droits de la défense. En somme, toutes les conditions étaient réunies pour servir une farce judiciaire. La partie plaignante, qui n’a aucune qualité d’ester en justice au point de vue du droit et de la loi puisqu’il s’agit d’une entité fictive dépourvue de toute existence politico-juridique, avait tout orchestré avec la complicité des adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc. Objectif inavoué : faire condamner l’OCP en lui contestant la qualité légale d’exploiter les phosphates extraits de la région de PhosBoucraa à Laâyoune considéré comme  faisant partie d’un « territoire occupé ». Cela se voit que l’axe Pretoria-Alger est à la manœuvre sur ce pseudo litige.  Cela fait des années que les pantins d’Alger cherchaient à obtenir un jugement qui pourrait servir de jurisprudence dans leur propagande désespérée contre le Maroc. Raté. Le verdict sud-africain ne vaut pas tripette car son auteur s’est arrogé selon les arguments de la partie marocaine   une compétence juridictionnelle, en totale contradiction avec un des principes du droit international: L’égalité des Etats. Or, ce principe rend nul et non avenu un procès intenté contre un  pays, en l’occurrence le Maroc, devant le tribunal d’un pays tiers, en l’espèce l’Afrique du sud, où ni l’accusé ni le plaignant ne réside ! Autre grosse absurdité, aucune juridiction au monde n’a à s’immiscer dans un dossier  porté devant l’ONU, seule instance internationale compétente à le solutionner conformément au droit international. Si les juges du port Elisabeth ont sciemment ignoré tous ces éléments de droit, c’est qu’ils sont soit des ignorants ou instrumentalisés dans une affaire qui n’est pas du ressort de leur cour. Le Polisario avait tenté de manœuvrer  de la même façon  auprès de la justice panaméenne sur un dossier similaire. En vain. Celle-ci a refusé aussi bien en première instance qu’en appel d’arraisonner un bateau chargé des phosphates affrété par l’OCP en plaidant l’incompétence.

Supercherie

 En main  2017, ce sont les douanes espagnoles qui avaient été saisies sur un cas similaire. Mais elles avaient envoyé balader le plaignant et autorisé le navire Southwester à décharger sa cargaison. A y regarder de plus près, nous sommes avec la décision sud-africaine face à des éléments constitutifs d’un acte d’agression contre la propriété d’un Etat souverain sur tout son territoire, Sahara compris.

Après avoir essuyé au cours de ces dernières années une série de camouflets politico-diplomatiques sur plusieurs fronts en Afrique et ailleurs matérialisés par le retrait de la reconnaissance de la RASD par plusieurs Etats,  l’Algésario, dont la fumisterie ne dupe plus grand monde, a décidé de poursuivre ses hostilités sur le terrain juridique dans l’espoir de rester encore sous perfusion. Une stratégie déjà expérimentée sans succès avec le recours introduit en 2013 auprès de la Cour de justice européenne en vue de nuire aux relations du Maroc avec l’UE en obtenant par voie de justice l’exclusion du Sahara marocain de l’accord agricole signé entre les deux parties qui dans sa version initiale ne respectait pas  selon les polisariens  «le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et favorise la politique d’annexion maintenue par le Maroc ». Le Polisario est une grosse supercherie. Une chimère qui n’existe que dans les camps de Tindouf. La sympathie dont il a longtemps bénéficié dans nombre de pays dupés par sa propagande de « peuple opprimé et spolié de sa terre» s’est effritée de manière considérable. A bas les masques.  Et ce n’est pas le jugement à  la noix de la justice du Port-Elisabeth qui va les sauver du naufrage.

Imbroglio juridico-judiciaire

Sur un plan commercial, le jugement du tribunal du port Elisabeth n’est pas pénalisant pour le Maroc. Le navire ayant été affrété par un client final en New Zélande, le groupe OCP n’a pas à supporter les frais d’immobilisation  qui sont à la charge de  l’armateur. Celui-ci, dont le préjudice du fait de cette affaire rocambolesque a été estimé à quelque 3 millions de dollars, a été invitée par la Cour à récupérer son argent sur la vente éventuelle de la cargaison. Or, celle-ci risque de ne jamais trouver acheteur vu que l’OCP a toujours la possibilité de la bloquer en saisissant la juridiction du pays de l’acquéreur potentiel. Un vrai imbroglio juridico-judiciaire dont s’est rendue coupable la justice sud-africaine.

Jamil MANAR

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