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Edito
Akhannouch monte au front
 Aziz Akhannouch est sur tous les fronts. Depuis son avènement à la tête du RNI, ce parti a gagné considérablement en visibilité. En densité aussi. L’effet Akhannouch est là, incontestable. L’homme, qui a les accents de la sincérité quand il prend la parole dans les meetings,  n’arrête pas de labourer le Maroc des régions, d’aller à la rencontre des militants, d’enchaîner les congrès régionaux et les réunions avec les cadres du parti.  Mais où puise-t-il toute cette énergie pour être constamment sur le terrain et parvenir à concilier entre ses obligations familiales, sa responsabilité de poids lourd du gouvernement et ses prérogatives de chef de parti ? s’interroge-t-on non sans admiration dans son entourage. Dynamique et proactive, la démarche politique de M. Akhannouch est  à rebrousse-poil des réflexes du reste des partis dont le logiciel n’a été programmé sur  la sortie brutale de l’hibernation qu’à l’approche des élections. Ce n’est pas sa méthode, ni son tempérament. Homme d’affaires accompli ; méthodique et efficace, Aziz Akhannouch est venu justement pour en finir, du moins dans son propre camp, avec cette paresse partisane généralisée qui a nourri en grande partie la désaffection des citoyens envers la classe politique et achevé de décrédibiliser la notion même de militance. Redonner à la politique ses titres de noblesse. Tel est le pari de M. Akhannouch. Mais quelle véritable gageure dans un pays où la population essentiellement des campagnes a été longtemps abreuvée, au rythme de chaque rendez-vous électoral, de fausses promesses et de slogans creux ! Or,  la démobilisation des électeurs, traduite par des taux de participation très faibles malgré les campagnes  à grand renfort de sensibilisation à l’importance du vote lancées par le ministère de l’Intérieur, n’a pas été une perte sèche pour tout le monde. Le PJD, pour ne pas le citer, a su habilement exploiter la répugnance provoquée par les partis traditionnels pour  se positionner en unique alternative politique crédible tout en occupant, pas seulement en payant la masse des laissées-pour-compte de mots, le terrain déserté par leurs adversaires repus, usés et fatigués.  Là où ces derniers n’entrent en campagne qu’à l’approche des consultations électorales qu’ils arrosent de banquets et autres arguments sonnants et trébuchants,  les islamistes, eux, sont en campagne non stop, tous les jours, pendant toute l’année, tout en se donnant les moyens, via leur action caritative multiforme,   d’être en contact permanent avec la masse des défavorisées  dont ils font des obligés électoraux non sans exploiter leur ignorance et détresse sociale.

Il n’en faut pas plus pour que le PJD, qui a été au passage crédité par le citoyen ordinaire d’une grande moralité du fait seulement de son caractère religieux, organise le quadrillage de la société. Le holdup politico-électoral parfait ou presque. C’est contre cette machine redoutable à égrener les votes  et à récolter les suffrages que Aziz Akhannouch se prépare pour en découdre. Si les islamistes jouissent d’une bonne image dans une certaine opinion, ils n’ont pas en revanche montré de capacité à pour prendre-à-bras-le corps les véritables problèmes du Maroc et des Marocains : l’éducation, la santé et le chômage des jeunes. Sur ces trois dossiers essentiels, le premier essentiellement car conditionnant le développement du pays et sa compétitivité, force est de constater que Benkirane et ses amis n’ont apporté aucune expertise, pas plus que sur d’autres sujets comme l’ingénierie des projets, la relance de l’investissement, la réforme de l’administration, la question de la compensation ou la redynamisation de la démocratie locale…Ce serait faire preuve de mauvaise grâce que de ne pas reconnaître que l’expertise  gestionnaire se trouve chez les ministres RNI, à commencer par Aziz Akhannouch, qui n’hésitent pas d’ailleurs à s’en vanter de vive voix au cours des derniers congrès régionaux du parti. C’est pour cela que le patron du RNI  prend les devants, à la faveur de l’invitation royale à revoir le modèle économique national, pour proposer plusieurs pistes de réforme dans le cadre d’une nouvelle offre politique susceptible de rompre avec les recettes du passé.    

En tout cas, les Marocains ont eu tout loisir d’apprécier  tout au long du mandat de Benkirane les joies de l’islamisme au pouvoir. Populisme matinée de bouffonnerie à tous les étages. Mais qui plaît au commun des Marocains qui en plus n’ont pas hésité à donner une grosse prime au PJD lors des dernières législatives en le créditant de la totalité du bilan de l’action gouvernementale au détriment des autres membres de la coalition. Grand bavard devant l’éternel,  Benkirane est aussi  un redoutable buvard qui cherche toujours malgré sa mise à l’écart de la primature et de la chefferie du PJD à peser sur la scène politique, histoire de jouer les empêcheurs de gouverner en rond.

Comme engagé dans une course contre la montre, Aziz Akhannouch, en homme infatigable qui a imprimé un rythme rapide à l’action politique, est déterminé à aller jusqu’au bout de son ambition de transformation du parti mais aussi des mentalités des militants. Toute à sa volonté de supplanter les islamistes dans le cœur des électeurs, il est constamment en première ligne, pratiquement seul sur le front,  s’exposant trop aux yeux mêmes de ses amis. Ce qui fait de lui une cible facile pour ses détracteurs. A commencer par Benkirane et ses partisans qui, connaissant son efficacité et sa sincérité, cherchent à l’atteindre de leurs fléchettes empoisonnées. Mais Akhannouch a la carapace solide. Convaincu de la pertinence de sa mission, rien ne le détournera de son objectif. Armé d’un plan de bataille clair, c’est un général très particulier. 
Abdellah CHANKOU

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