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Edito
Ça ne Ben pas !
 Le conseil de gouvernement n’est sans doute pas le lieu approprié pour le RNI d’exprimer en le séchant son exaspération ou en boycottant les activités du chef du gouvernement suite aux propos jugés désobligeants tenus par Abdelilah Benkirane à l’égard du parti et son président.

Ce genre de problèmes se règle entre alliés dans le cadre des réunions de la majorité. Mais là réside toute la question. Existe-il une  majorité telle qu’elle est censée régir  dans un minimum de concordance et de cohésion politiques les rapports entre ses composantes et structurer un gouvernement et son action ? Or, les partis formant la coalition gouvernementale actuelle se comportent comme s’ils étaient les pires adversaires ! Ce qui a le don de désorienter l’observateur politique le plus aguerri qui forcément a du mal à comprendre pourquoi des scènes ménages qui tournent vite au psychodrame éclatent fréquemment entre les deux principaux partis du gouvernement.  Tout se passe comme si l’exécutif s’est payé une opposition en son sein pour qu’il soit  déstabilisé et détourné de sa principale raison d’être : Agir au service des Marocains. Sur ce plan, mission accomplie. Ils mettent tellement d’énergie à se chamailler qu’il en reste très peu ou pas du tout pour s’occuper des grands dossiers du pays.

L’origine du mal s’appelle Benkirane, s’empressent de rétorquer ceux que les sorties fracassantes de l’intéressé exaspèrent au plus haut point. Mais pourquoi, diantre, refuse-t-il de se la boucler alors qu’il n’est ni plus ministre ni patron des islamistes ? D’habitude, les Premiers ministres au Maroc et même ailleurs, une fois qu’ils ne le sont plus, se font discrets et se gardent de faire des déclarations publiques a fortiori  commettre des attaques personnelles contre un chef de parti qui plus est allié. 

Abderrahmane Youssoufi, l’homme de l’alternance consensuelle dont le parti a favorisé une succession monarchique tout en douceur, n’a-t-il pas accepté sans moufeter  la décision royale de  ne pas reconduire son mandat à la tête de la primature alors que son parti, l’USFP, est arrivé en tête des élections de 2002, lui préférant un technocrate en la personne de Driss Jettou ?  Et quand il décide en octobre 2003 de quitter la vie politique après avoir démissionné de son poste de Premier secrétaire,  il le fait avec fierté et panache, laissant dans la mémoire collective le souvenir d’un homme d’Etat, de parole et d’engagement. Les Filali, El Fassi, et autres Jettou ont également tous passé la main avec le sentiment du devoir accompli, s’appliquant tous un devoir de réserve, évitant de ruer dans les brancards après la fin de leur mandat et même pendant. C’est à l’aune de ces gestes que l’on reconnaît les vrais patriotes. L’exception s’appelle AbdelilahBenkirane qui a choisi, lui, d’être un ex-Premier ministre en rupture de ban, qui veut continuer à peser à sa façon peu élégante dans le débat politique quitte à emprisonner un climat général déjà plombé en réglant bruyamment ses comptes  avec tout le monde, autant avec les alliés de son parti qu’avec ses propres amis politiques: Ceux qu’ils tient pour responsables dans un style allusif de sa dépossession d’un deuxième mandat de Premier ministre et ceux au sein de son propre parti qui se sont dressés comme un seul homme contre son ambition de décrocher un troisième mandat à la tête du PJD. Résultat : Refusant de se faire oublier, Benkirane est aujourd’hui  un homme qui n’est mu que par le désir de vengeance  au risque de passer pour quelqu’un qui a pris tellement goût au faste du pouvoir qu’il est entré en furie dès qu’il l’a perdu. Moi ou  le chaos…

Au fond, l’agitation benkiranienne n’est révélatrice que de la très difficile cohabitation des islamistes avec les vrais tenants du pouvoir. En attendant le divorce officiel, le désamour est là, consommé que les agissements jugés exaspérants de l’ex-leader du PJD jugés ont grandement nourri.   

Depuis leur arrivée aux affaires en 2012 de Benkirane et es amis, le Maroc vit une crise politique profonde rythmée par des tensions déclarées ou cachées dont la plus spectaculaire a mis face-à-face la locomotive  PJD et son principal allié l’Istiqlal.

Cette crise ouverte avait donné lieu juste après la formation du  premier gouvernement islamiste dans le sillage du Printemps arabe à des passes d’armes d’une rare violence entre le patron de l’Istiqlal le bouillonnant Hamid Chabat et  AbdelilahBenkirane alors aux commandes de la primature et du PJD. Très mal inspiré, le premier a fait brutalement sortir son parti de l’exécutif, ce qui a permis au RNI d’y faire son entrée. Et voilà que la politique-friction à la marocaine reprendde plus belle, après une brève accalmie, avec Saad Eddine Al Othmani à la primature  entre le RNI et le PJD à cause d’un Benkirane qui a juré ses grands dieux de compliquer la tâche à son successeur qu’il n’a jamais tenu en grande estime.

Dans cette cohabitation de façade où la méfiance règne en maître sur fond d’un bras de fer insidieux permanent, il serait illusoire de prétendre a priori gérer convenablement un pays. Celui-ci est figé depuis plusieurs années dans  un attentisme ravageur que les adversaires des islamistes espèrent dépasser en les éjectant du pouvoir à l’issue des prochaines législatives de 2021 qui accoucheraient de la normalisation politique ardemment souhaitée avec la victoire du RNI de M. Akhannouch  Mais le pays pourra-t-il tenir avec ce gouvernement de bric et de broc jusqu’à cette date ? 
Abdellah CHANKOU

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