Dernière minute ...
Sur la base d'une fatwa favorable du Conseil supérieur des oulémas, le Roi charge le ministère de la Justice d'ouvrir la profession d'adoul aux femmes Driss El Yazami, président du CNDH a reçu, le 24 janvier 2017, la décoration civile d'Officier de l'Ordre de Léopold, la plus haute distinction de Belgique Barrage à Rabat: L'eau est conforme aux normes marocaines de qualité Le président guinéen Alpha Condé: Le retour du Maroc à l’UA renforce l’unité africaine ONU: les colonies juives sur les territoires palestiniens occupés sont "illégales" Ahmed Lahlimi: "L'agriculture, premier contributeur à la croissance et à la hausse du niveau de vie" L'Etat doit 18 milliards de DH de remboursements de TVA à l'OCP 30% de la dette publique intérieure est détenue par des caisses de retraite en 2016 La flexibilité du dirham entre en vigueur lundi 15 janvier 2018 Vote à l’AG de l’ONU sur Jérusalem :  Sur 193 pays membres, 128 ont dit non à la décision de Trump, 9 oui et 35 se sont abstenus  Le ministre ivoirien de l'Industrie et des Mines Jean Claude Brou est le nouveau président de la Commission de la CEDEAO Fermeture définitive de la prison locale Salé 1 (Zaki) Au Maroc plus de 50 % des actes de violence contre la femme sont commis par le conjoint L'Autriche est le seul pays de l'UE où l'extrême droite participe au gouvernement Jacob Zuma quitte la présidence de l'ANC  Trump  reconnait Jérusalem comme capitale d'Israël A Abidjan, le Maroc se qualifie au Mondial 2018 sans encaisser aucun but  Moody’s : " les perspectives pour le système bancaire marocain sont positives" Maroc : 32 établissements privés sanctionnées pour avoir donné des notes non méritées lors de l'année année scolaire 2016-2017 L’aéroport de Marrakech classé comme “le plus beau” au monde Le Groupe Crédit Agricole du Maroc étudie une introduction en bourse La ville palestinienne d'Hébron inscrite au patrimoine universel de l'Unesco La population mondiale atteindra les 9,8 milliards d'habitants en 2050 L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Le Maroc premier importateur de dattes des Émirats  Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Edito
Le flottement avant la noyade ?
 La grande urgence qui ne saurait attendre, la réforme du siècle que tout un peuple appelle de ses vœux depuis longtemps s’appelle la flexibilité du système de change dont le conseil du gouvernement de vendredi du 12 janvier a fixé la date d’entrée en vigueur pour lundi 15 janvier ! Combien on aurait aimé être mis devant le fait accompli avec un moratoire à respecter par les gouvernants sur les grands dossiers qui engagent véritablement l’avenir de la nation, en l’occurrence la refonte de son système éducatif chroniquement malade et qui continue à enrichir le pays de cohortes de chômeurs, la mise à niveau de sa classe politique qui n’est plus que l’ombre d’elle-même tellement elle a perdu toute crédibilité aux yeux de la population, la mise en place d’un nouveau modèle économique qui fait émerger des secteurs productifs compétitifs et créateurs de richesses et non de riches et la promotion d’un système de soins publics de qualité avec des hôpitaux dignes de ce nom. Malgré les beaux discours, ces chantiers stratégiques ne semblent pas constituer une urgence tout comme la nécessité de sortir de la marginalisation tout un arrière-pays à l’image de Jerada, El Hoceïma, Zagora, Ouazzane et bien d’autres villes qui agonisent dans l’indifférence des pouvoirs publics mais qui ont décidé de sortir de leur mutisme pour donner de la voix et battre le pavé. Déminer ce champ social qui menace la cohésion de la société n’est-il pas une urgence qui mérite un deadline ? Faut-il en déduire que les réformes qui comptent ne sont mises en œuvre au Maroc que sur injonction des institutions de Bretton Woods?

Malgré les déclarations rassurantes des autorités monétaires nationales, la flexibilité du dirham, confondue avec la dévaluation, a été perçue, au lendemain de son annonce au cours de l’été dernier, par le Marocain lambda comme une menace directe sur son épargne; d’où un mouvement de panique qui s’est traduit par des retraits massifs de liquidités dans plusieurs agences bancaires et la ruée vers le marché noir de l’euro et du dollar. Faut-il en vouloir au simple citoyen de chercher à protéger ses économies alors même que certaines grandes banques, censées accueillir la nouvelle réforme avec une confiance, auraient encouragé leurs clients à spéculer en achetant de la devise? Tout le monde l’aura compris, c’est papa FMI qui a fini par imposer au gouvernement l’abandon du système de change fixe au profit d’un dispositif de cours flottant. Pour éviter la brutalité du choc, les choses se feront en douceur, graduellement avec dans un premier temps une marge de 2,5% dans l’optique d’une libéralisation totale dans 15 ans qui signifie la fin de l’encadrement de la monnaie nationale par la Bank Al Maghrib. Une monnaie dont le cours sera totalement fixée par la loi de l’offre et de la demande. Dans un pays dont l’économie très peu compétitive et diversifiée génère beaucoup plus de demande que d’offre, il faut sans doute s’attendre à des lendemains qui déchantent…Le flottement avant la noyade ?

Abdellah CHANKOU

à lire aussi :
Douce révolution chez les adouls
 Les milieux conservateurs, voire rétrogrades, qui considèrent que la charia dans son intégralité est une loi immuable ne devant subir aucune adaptation, ont...
Ça ne Ben pas !
 Le conseil de gouvernement n’est sans doute pas le lieu approprié pour le RNI d’exprimer en le séchant son exaspération ou en boycottant les activités du...
Le temps des couperets
 Qui aurait imaginé que la mort tragique  du poissonnier Mohssine Fikri et la révolte des habitants d’Al Hoceïma  qui s’est ensuivie avec le...
Pluie d’impondérables…
 Il est toujours immense le pouvoir de la pluie au Maroc. Si celle-ci arrive à manquer comme c’est le cas aujourd’hui (les dernières précipitations restant...