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Le Maigret du Canard
De l’omniprésence de la gestion
 Utilisé un peu partout et dans tous les sens, le terme gestion ou management est devenu un terme galvaudé. Dans la sphère professionnelle, on parle de gestion de l’entreprise, de gestion des ressources humaines, de gestion financière, de gestion des stocks,…Dans la sphère personnelle, on parle de gérer son argent, son patrimoine, ses achats, ses placements,…On gère, aussi, son temps, ses vacances, sa forme physique, même son conjoint. Aujourd’hui tout se gère, l’Etat, les administrations, les régions, les villes, mais aussi la famille, les relations, soi-même …

Par ailleurs, on assiste, surtout dans les medias, à la banalisation d’un vocabulaire d’apparence gestionnaire. La santé est ainsi devenue un capital que l’on doit maitriser ; la vie sociale exige que l’on s’investisse dans les relations, dans la communication ou dans le développement personnel, elle exige, aussi, que l’on soit compétitif, que l’on se positionne clairement, que l’on saisisse les opportunités, que l’on fasse un bilan,…

Cette omniprésence inédite du management, où le discours gestionnaire est dominant dans les sphères professionnelles et personnelles ainsi que dans les medias, met les individus sous pression dans une société qui n’est plus qu’un marché de compétition et de performance. Le résultat quantifiable semble être, dans la philosophie gestionnaire, le seul moyen d’évaluer la performance.

Même l’Etat doit être efficace, les coûts et les fonctionnaires, par définition pléthoriques et inefficaces, doivent être réduits. La culture du résultat doit prendre la place de celle des moyens. Faire plus et mieux avec moins ! Conséquence : stress permanent, exclusion des non-performants, perte de sens, gestion par la peur…La mise en œuvre d’une rationalité dans la gestion des moyens occulte la discussion sur l’adaptation des institutions à leurs missions. Les outils d’évaluation des politiques publiques, calqués sur la gestion privée, conduisent à la perte du sens du service public, et de la politique elle-même !

Pourtant, la gestion n’est pas à condamner. Elle est nécessaire pour améliorer le fonctionnement des organisations et mener à bien la réforme de la fonction publique. En elle-même c’est une bonne chose. Elle devient mauvaise quand, sous prétexte de réforme ou de rationalisation, on applique des outils à l’aveugle, sans se préoccuper des conséquences humaines et sociales, sans prendre en compte l’avis de ceux que cela concerne. C’est la conception utilitariste et objective de la gestion qui la rend nocive. La gestion est un outil pour optimiser le fonctionnement des organisations. Elle doit se propager pour aider à l’amélioration des rendements et contribuer à la construction d’un modèle commun et solidaire qui devrait être au cœur de la préoccupation du politique.

Rachid M’Rabet

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