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Le Maigret du Canard
Une mutuelle qui fuite de partout…
 Alors que la tension monte en ce début d’année entre le personnel de la MGPAP et la direction, la commission de contrôle a bouclé un audit des comptes et de la gestion de la mutuelle des fonctionnaires qui révèle plusieurs dysfonctionnements.

La mise à niveau de la mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGPAP) a-t-elle été concluante après la gestion chaotique de Mohamed El Ferraa ? Si beaucoup a été fait pour assainir les comptes de la maison, il reste encore des chantiers de réforme que la nouvelle administration, le changement des directeurs aidant très peu, n’a pas pu faire aboutir.  C’est du moins ce qui ressort du dernier rapport de la Commission de contrôle désignée par le Conseil d’administration. Cet organe de contrôle, composé d’au moins trois membres élus par l’assemblée générale et qui ne remplissent pas les fonctions d’administrateurs, réalise un rapport sur la gestion comptable de la MGPAP qu’elle soumet à l'Assemblée Générale. Elle comprend obligatoirement un représentant de l'État désigné par le ministre des finances.

Chiffres erronés

Dans son dernier rapport, cette commission a pointé du doigt plusieurs dysfonctionnements qui entachent encore la gouvernance de la mutuelle des fonctionnaires. Epinglant les travers de la gestion de la MGPAP sous la houlette d’Abdelmoula Abdelmoumni en dix-neuf points et en quatre volets, le rapport fustige le manque de rationalité et de clarté des comptes de l’établissement. L’étude des livres comptables de la MGPAP pose beaucoup de questions sur la pertinence des données et leur véracité. La Commission de contrôle a donc appelé à vérifier les chiffres retenus par la mutuelle. Les incohérences ne manquent pas dans cette salade niçoise  puisque les chiffres figurant dans les états comptables de la mutuelle montrent un certain nombre de décalages. La MGPAP comptabilise uniquement 235.631 adhérents dans ses registres, alors que leur nombre dépasse le million de bénéficiaires. Le même constat est dressé pour ce qui est des montants des prestations servies aux adhérents qui ne correspondent pas non plus à la réalité.

En outre, la commission a relevé l’existence de créances importantes s’élevant en 2016 à 52,6 millions de DH dues principalement par les communes, les offices et les établissements publics. En matière de ressources, les inspecteurs ont constaté quelque 19 millions de DH au titre de cotisations sans que la source de cet argent ne soit précisée dans les livres comptables, ce qui laisse croire qu’il s’agirait d’une créance non recouvrée.

Une belle ardoise

Au regard de ce qui précède, la mission de contrôle a appelé la direction de la MGPAP à assainir les comptes de la mutuelle pour mieux appréhender la réalité et définir le montant exact des créances en souffrance. Enfin, et toujours dans le registre financier, la commission a alerté la direction sur le déficit des unités sociales dépendant de la MGPAP qui serait de plus de 17 millions de DH, soit la moitié des sommes à récupérer par le service recouvrement. La commission a appelé la direction à revoir le mode de gestion des unités sociales dans le sens d’une plus grande rationalité et d’une diversification des sources de revenus tout en oeuvrant  pour récupérant les créances en souffrance.

Sur un autre registre, les rédacteurs du rapport se sont étonnés des grandes variations du budget consacré aux assemblées générales. Le montant de e dernier a tendance à augmenter presque à chaque nouvelle assemblée. Le coût par exemple de la 63ème Assemblée générale a été de 1,6 million de DH contre 3,9 MDH pour la 67ème assemblée de septembre 2016. Les membres de l’assemblée sont-ils devenus trop gourmands ?

En matière de gestion, le rapport a déploré le refus par la MGPAP aux adhérents la possibilité  de migrer vers d’autres régimes de prévoyance alors qu’elle est stipulée dans le contrat de gestion déléguée qui la lie à la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS).  De même, la mutuelle a été épinglée sur son non-respect des obligations légales en matière d’autorisations relatives à la création d’organismes de soins,  d'unités sociales et des travaux d’aménagement. Pour rappel, neuf établissements sont en cours d’aménagement. Sul point positif relevé par la Commission de contrôle porte sur la mise en place d’un nouveau système d’information moderne visant à améliorer la qualité des prestations.

Ayant été pénalisée par le valse des directeurs et par les conflits sociaux à répétition (le bras de fer avec les employés perdure toujours), la MGPAP essaie cahin-caha de redresser la barre. Son directeur, AbdelmoulaAbdelmoumni, s’est évertué lors de la 68ème Assemblée générale en septembre dernier à Marrakech de défendre son bilan, chiffres à l’appui : +88% de recettes entre 2008 et 2015, +108% des revenus de la trésorerie, +107% pour le taux global des dossiers de maladies traités et +97% pour le traitement des dossiers de la retraite et de décès par rapport à 2008. Durant l’exercice 2016, la MGPAP a annoncé le traitement de plus d’un million de dossiers de maladie pour une enveloppe dépassant 80,4 millions de DH, en croissance de 89%.

Le décalage entre les données de la commission et les chiffres de la direction laissent perplexe…Tout porte à croire que notre mutuelle de tous les excès souffre de grosses fuites qui font des merveilleux trous dans le budget. Ce que l’ex-ministre de la Santé,  un certain Louardi, qui en connaît tout un rayon, pourrait qualifier d’addiction chronique…

Abdelali Darif Alaoui

 

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