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Le Maigret du Canard
Pension incomplète pour Zouiten
 Le motif de la limite d’âge présenté par le ministre du Tourisme Mohamed Sajid en guise d’explication du départ de Abderrafie Zouiten de l’ONMT qu’il dirige depuis 2013 n’a pas convaincu grand monde dans le landernau touristique. Voici pourquoi.     

 « Le Département du Tourisme a désigné à partir du 30 novembre 2017 M. Rachid Hamzaoui, directeur Finances et Support à l’Office National Marocain du Tourisme (ONMT), pour assurer l’intérim de la direction générale de l’ONMT étant donné que le poste de directeur général de l’Office était devenu vacant depuis le départ à la retraite de Monsieur Abderrafie Zouiten». C’est par ce communiqué laconique que les services du ministre Mohamed Sajid ont confirmé  le départ, donné déjà par la rumeur, de celui qui était aux commandes de l’office depuis juin 2013. Certes, M. Zouiten est atteint par la limite d’âge depuis 2015 mais les professionnels du secteur  ont du mal à gober la version officielle. Sans avancer la vraie raison qui aurait précipité le départ de M. Zouiten, ils mettent en avant un faisceau d’éléments comme l’incompatibilité d’humeur entre Zouiten et Sajid ou le fait que l’ex-patron de l’ONMT agisse en électron libre et puissant qui ne reconnaît pas l’autorité du ministre.  Ce qui ne serait pas du goût de ce dernier qui tenait à avoir « son propre homme » qui soit souple et malléable  à la tête d’un office qui a toujours donné lieu à une cohabitation compliquée  entre le ministre et le directeur général de l’ONMT. Et si Abderrafie Zouiten avait commis un impair politique qui a mis brutalement fin à sa carrière publique, un impair dont a profité M. Sajid pour signer le départ à la retraite de son adversaire ? Un connaisseur de ce qui se trame en coulisse tranche à sa façon cette question : «  on verra si Abderrafie Zouiten gardera ou non son poste de président du festival et de la fondation Esprit de Fès ».   Une source à l’intérieur de l’office fait en revanche  état d’un autre épisode comme probable motif de sa mise à l’écart : L’inauguration du vol  hebdomadaire Transavia entre Paris-Orly et Dakhla le jeudi 26 octobre dernier. Cette cérémonie s’est déroulée sans la présence du ministre du Tourisme et du Transport aérien surtout qu’il s’agit d’un événement qui au-delà de la dimension touristique  revêt un caractère politique de taille : Une reconnaissance implicite de la marocanité du Sahara par une compagnie aérienne étrangère,  en l’occurrence la filiale low cost du groupe Air France-KLM. D’ailleurs, le Polisario a vivement réagi en attaquant Transavia en justice à laquelle il réclame des dommages et intérêts d’un montant de 400.000 euros ainsi que l’interdiction de la ligne. Cette liaison aérienne, de nature à contribuer au désenclavement de Dakhla sur le plan à la fois touristique et économique, est la 8ème du genre pour Transavia sur le Maroc. La ligne de Dakhla s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat signé entre le Maroc et ce transporteur pour une augmentation de l’offre aérienne de 33%. Toute susceptibilité éventuelle mise à part, que Mohamed Sajid ait été invité ou non à cette cérémonie,  reste que cet accord d’importance est à mettre à l’actif de Abderrafie Zouiten.

Connaisseur

Fin connaisseur du tourisme qu’il sert depuis plus de 30 ans dont une vingtaine comme cadre de haut vol à la RAM, il a pu convaincre les dirigeants de la compagnie de miser davantage sur le Maroc dont le secteur touristique souffre principalement de la faiblesse de l’offre aérienne. L’ouverture de la ligne Budapest-Agadir inaugurée le 31 octobre dernier et la desserte de Marrakech au départ de la capitale hongroise participent chez lui de cette volonté d’améliorer la connectivité du pays dont dépend l’augmentation des flux touristiques. Ce dont se sont félicités les professionnels du secteur qui ont également apprécié les diverses actions de promotion initiés par M. Zouiten, notamment les éductours qu’il a multipliés pour la promotion de plusieurs régions touristiques nationales comme Dakhla, Ouarzazate, Essaouira et Draa-Tafilalet….  Nombre d’opérateurs ont regretté  le départ de cet expert reconnu de l’industrie des voyages, souhaitant vivement qu’il soit encore maintenu en poste pour le bien du secteur. Pour eux, il a été appelé à partir à un moment où l’activité touristique commence à retrouver des couleurs.  

«Pour une fois que le tourisme national a trouvé l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, on met fin à son bail public », déplore un grand hôtelier de Marrakech. «Je peux concevoir que la limite d’âge soit la véritable raison ayant motivé le départ de M. Zouiten,  à condition que  le remplaçant soit sinon meilleur du moins du même calibre et envergure que son prédécesseur», renchérit un agent de voyages.  Dans un pays où les compétences qui acceptent le service de l’Etat  ne courent pas les rues et où les responsables n’aiment pas les cadres qui leur font de l’ombre,  il est fort à craindre que l’on ne se rabatte sur un petit profil gentil qui sera la voix de son maître. Quelque soit le vrai motif de cet aller simple, Abderrafie Zouiten méritait de partir dans d’autres conditions. Moins brutales. Avec les honneurs d’une cérémonie d'adieu pour services rendus au secteur de l’aérien et au tourisme au Maroc. Mais cette façon de faire n’est pas vraiment une spécialité locale… 

Ahmed ZOUBAIR

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