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Le Maigret du Canard
Les ex-cocos royalement désavoués
 Le message royal transmis oralement aux dirigeants du PPS pour le maintien du parti au gouvernement est une gifle à Moulay Ismail Alaoui et Nabyl Benabdallah qui ont défendu la thèse du retour à l’opposition au motif que « le PPS est particulièrement visé ».   

Le PPS a finalement décidé de rester au gouvernement malgré le limogeage de son chef Nabyl Benabdalalh et du ministre de la Santé El Hosseïn Louardi. Ainsi en ont décidé au terme d’un débat houleux les membres du Comité central réuni samedi 4 novembre à Salé qui n’ont pas adhéré à l’avis initial de l’ex-secrétaire général du parti Moulay Ismaïl Alaoui, soutenu par Benabdallah le licencié, de claquer la porte de l’exécutif. Mais les camarades ne sont pas fous pour aller végéter sur les travées de l’opposition qui au Maroc à l’allure d’un vrai désert où les partis et leurs représentants meurent à petit feu en regardant les ministres défiler sous la coupole. Etre aux affaires et faire tout pour s’y maintenir est pour eux une question de survie politique, conscients qu’ils sont un petit parti, un hizbicule comme dirait feu le père fondateur Ali Yata qui avait souffert avec ses «grands»alliés de la non moins défunte Koutla pour se faire accepter comme un membre à part entière.

M. Benabdallah ne le sait que trop bien, lui, qui est allé pour se maintenir au pouvoir  jusqu’à faire contracter à sa formation un mariage politique contre-nature avec les islamistes du PJD  et relayer en donnant de la voix les positions jusqu’aux-boutistes de Abdelilah Benkirane sur la fameux concept de «Attahakoum». Ce qui ne l’a pas empêché de défendre l’option du retrait de la majorité allant jusqu’à déposer sa démission -refusée par ses amis- lors de la réunion du Bureau politique du 26 octobre ayant suivi le coup de tonnerre royal au motif d’éviter toute influence quant à la « décision du maintien ou du retrait du gouvernement». Une manœuvre habile  qui lui permettrait d’éviter de se mouiller  et avoir à endosser les choix de ses congénères et en être comptable, tout en se gardant de commenter publiquement son limogeage.

Une besogne laissée en fait à Moulay Ismaïl Alaoui parti jouer franco les opposants sceptiques sur l’impartialité des sanctions royales en déclarant à qui veut le croire que «le PPS était particulièrement visé » en en voulant pour preuve le fait que certains ministres, impliqués dans le programme fatal de El Hoceïma phare de la Méditerranée, ont été curieusement épargnés. Venant d’un homme qui a longtemps habitué son monde à des positions consensuelles et sans relief caractérisant le discours de la classe politique dans sa majorité, cela peut en effet étonner.

Rétropédalage

Mais à la faveur de la libération de la parole dans ce pays où les pleutres d’hier sont devenus les courageux d’aujourd’hui, il est de bon ton de sortir un peu de sa coquille en jouant les durs fut-il sur le tard. Cela permet paraît-il de s’acheter une virginité politique.   Mais personne n’est dupe…

Tout à son argumentaire non dénué d’arrière-pensées,  celui qui n’a pas laissé un souvenir impérissable lors de son double passage comme  ministre de l’Agriculture et celui de l’Education nationale a tout fait pour embarquer le maximum de membres dans l’aventure du divorce avec le gouvernement.   

En fait, c’est un message oral  du souverain transmis par le conseiller Fouad Ali El Himma aux dirigeants du parti qui a changé la donne chez des camarades autant divisés que désorientés. Teneur du message : le chef de l’Etat souhaite le maintien du PPS au gouvernement, ce qui représente un désaveu cinglant à la thèse défendue publiquement par Moulay Ismail Alaoui  que le PPS est particulièrement visé. Une thèse que son secrétaire général limogé approuve sans le crier sur les toits. Enfin la délivrance est venue d’en haut pour les anciens communistes sur lesquels le message royal a agi comme une bénédiction inattendue alors qu’ils étaient un moment taraudés par le doute…Au lieu de s’accrocher jusqu’au bout à leur position, Moulay Ismail Alaoui et le secrétaire général déchu de la ministrabilité ont tourné casaque séance tenante, défendant l’option du maintien aux affaires. Une amnésie politique brutale qui leur a fait manifestement oublier qu’il y’avait quelques jours encore ils avaient tous les deux œuvré pour faire sortir le parti de la coalition gouvernementale.

Le rétropédalage du tandem a amusé leurs camarades soulagés de voir leur ligne confortée et appuyée par le souverain. Ce qui  les a sauvés selon la formule d’un membre du Bureau politique posé et sensé de la politique de la terre brûlée, de M. Benabdallah qui voulait sacrifier le parti sur l’autel de son ego hypertrophié.     

Ils sont nombreux au sein du PPS à ne pas partager les positions jugées contre-productives prises par leur secrétaire général, notamment son alignement sur le discours à la limite de l’irrévérence d’avant les dernières législatives tenu publiquement par Abdelilah Benkirane. Ce qui a valu à l’ex-ministre de l’Habitat un recadrage sévère qui restera dans les annales politiques via un communiqué du cabinet royal. Ce coup de semonce a-t-il rejailli négativement sur la performance électorale du PPS qui a perdu du terrain ?  Nombre de militants le pensent, soutenant que leur chef s’est tellement auto fragilisé ces derniers temps qu’il est devenu pour le parti moins un atout qu’un boulet.

Jamil MANAR

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