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Edito
Un repenti nommé Al Othmani
 Jusqu’ici, les chefs de gouvernement et leurs ministres versent dans le déni de réalité tout en «écarquillant les yeux» comme on dit dans le langage populaire. C’est plus simple comme exercice pour eux de recourir à la dénégation que de devoir reconnaître leur responsabilité dans tel ou tel problème. Cette façon de faire, érigée en mode gouvernance, a eu comme conséquence de vider la parole publique de toute crédibilité. C’est ainsi que le citoyen lambda, abreuvé jusqu’à satiété de fausses promesses et de discours tricotés à la langue de bois,  ne voit plus dans ses représentants que des comédiens qui lui racontent des salades. L’actuel Premier ministre semble, lui,  avoir trouvé une belle technique pour évacuer ou pétrifier les problèmes urgents qui se posent. Celle de reconnaître la responsabilité du gouvernement tout en faisant son mea culpa au nom de l’exécutif. Saadeddine Al Othmani l’a fait récemment devant le Parlement sur deux dossiers brûlants du moment : celui des  fameuses émeutes de la soif de Zagora qui ont conduit récemment un groupe de jeunes manifestants devant la justice puis à la prison. Sur ce drame qui a défrayé la chronique,  M. Al Othmani a présenté ses excuses à la population locale tout en reconnaissant clairement la responsabilité du gouvernement dans la crise de l’eau qui a frappé cette belle province saharienne sans pour autant mentionner la cause qui a conduit à cette catastrophe : la culture intensive de la pastèque que les autorités de tutelle ont curieusement laissé prospérer et se développer depuis des années alors même qu’elle n’est nullement adaptée au climat de cette contrée pauvre en ressource hydrique.    

Ce repentir n’a pas empêché le tribunal local d’infliger des peines d’emprisonnement ferme aux jeunes accusés. Le deuxième mea culpa de la même eau porte sur une fournée d’enseignants, recrutés sous contrat par le gouvernement précédent. Le successeur de M. Benkirane a reconnu sans détour que ces recrues ne justifiaient pas de la formation nécessaire qui leur aurait permis  d’exercer correctement  ce métier très sensible. Ce qui n’a pas empêché les sergents-recruteurs de l’Education nationale de leur ouvrir la porte des écoles au risque d’aggraver le cas d’un corps scolaire déjà  très malade. Faut-il voir dans la nouvelle démarche de Al Othmani  l’effet «séisme politique» qui a détruit la carrière politique de quatre de ses ministres et autant de l’ancien gouvernement ? Une chose est sûre : Il ne suffit pas que le chef du gouvernement assume officiellement tel ou tel ratage pour être quitte. Loin s’en faut.

Or, l’autocritique othmanienne ressemblera au mieux à une position esthétique et au pis à un subterfuge politicien si elle n’est pas suivie d’un questionnement judiciaire des responsables de la soif de Zagora et du recrutement de profs qualifiés. C’est cela le plus important. Là commencent  en effet, au-delà des formules incantatoires ou des clauses de style, l’Etat de droit et la responsabilisation des gouvernants. Mais tout le monde aura compris que M. Al Othmani, que l’on peut soupçonner de tout sauf de défaut de sincérité, n’a rien à offrir que ses mea culpa sur les mille et une défaillances de la gouvernance dans  ce pays. A ce rythme-là, il ne risque pas de connaître de chômage, tant les motifs de s’excuser auprès d’une population blasée sont légion.  Désormais ; suivez les discours tièdes  de M. Al Othmani, il a beaucoup de choses à confesser à défaut de pouvoir les régler.

Abdellah CHANKOU

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