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Edito
Stress hydrique

Les « révoltes de la soif » à Zagora et dans d’autres zones du Maroc comme Ouazzane ne sont pas à prendre à la légère. Il s’agit d’un signal d’alarme sur la pénurie d’eau potable qui commence à menacer à des degrés divers le pays et pousse les victimes à organiser des sit-in de protestation pour réclamer cette ressource vitale. Selon l’ONU (Organisation des Nations Unies), un pays est dit en situation de « stress hydrique» quand la réserve d’eau douce de surface disponible est inférieure au « seuil d’alerte » de 1 700 m3 par an et par habitant, soit un peu moins de 5000 litres par jour. Il est en situation de pénurie chronique quand ce seuil est de 2 740 litres par jour et par personne. La situation de pénurie absolue est atteinte quand ce seuil est de 1 370 litres. Le stress hydrique ça n’arrive pas qu’aux autres. A en croire un récent rapport réalisé il y a quelques années par un think thank américain du nom de World Resources Institute (WRI), le Maroc devra affronter un niveau de stress hydrique extrêmement élevé d'ici 2040. Tout comme une trentaine de pays de la région Mena (Middle East North Africa), le Royaume risque même de perdre plus de 80% de ses ressources actuelles en eau d’ici 25 ans, selon cette étude intitulée « Palmarès des pays manquants le plus d’eau en 2040 ». A plus court terme, le stress hydrique commencera à toucher le Maroc de manière critique dès 2020. Un rapport élaboré par le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification abonde dans le même sens, expliquant que le Maroc est passé en matière d'eau de l'étape du manque à celle de la rareté, ce qui à l'horizon 2020 se traduira par une réduction drastique de l’ordre de 49% de la portion d’eau pour chaque citoyen. D’où le « Plan national de l’eau », stratégie mise en place par les pouvoirs publics pour anticiper cette pénurie aux conséquences incalculables. Une stratégie que les responsables de l’ONEE œuvrent d’ores et déjà à concrétiser sur le terrain pour mobiliser de nouvelles ressources en eau de surface et souterraines par l’investissement dans des dispositifs adaptés, tels que « l’autoroute de l’eau » pour un montant de 1,7 milliard de DH qui bénéficiera d’ici à 2030 à 8 millions d’habitants vivant le long de la côte atlantique (Rabat, Casablanca, Tamesna, Témara, Mohammedia, Bouznika, Ben Slimane, etc.) ou les stations de dessalement d’eau de mer comme celle d’Agadir dont les travaux ont démarré récemment. Les raisons de cette crise hydrique, que les changements climatiques contribuent à aggraver, sont nombreuses. Il y a d’abord la prépondérance de certains secteurs d’activité très gourmands en eau, principalement l’agriculture notamment celle tournée vers l’export. A cet effet, est-il toujours intéressant d’exporter aussi massivement dans la zone euro son eau sous forme de tomates ? Cette question n’a même pas été posée officiellement pour être tranchée même si les promoteurs du Plan Maroc Vert ont encouragé des cultures de substitution peu consommatrices en eau. Or, le Maroc jouit d’un climat clément qui lui permet de disposer d'importantes réserves en eau. Pourtant, une grande partie de cette denrée précieuse est gâchée pour différentes raisons. Sans oublier le fait qu’elle est mal repartie dans le pays notamment dans le monde rural où elle est massivement utilisée par les grandes exploitations agricoles et dans les villes pour un usage à la fois domestique et industriel. Dans les ménages citadins, l’usage de l’eau reste souvent abusif, victime du gaspillage dans des proportions inquiétantes là où une rationalisation de son usage est devenue une urgence nationale. La politique des barrages initiée sous le rège de feu Hassan II a permis au Maroc de développer son secteur agricole tout en réalisant des stockages importants d’eau. Pour déjouer les pronostics pessimistes, le pays doit s’inspirer de l’expérience de Singapour, cité comme exemple en matière d’efficacité des mesures prises pour faire face au stress hydrique.

 
Abdellah CHANKOU

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