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Edito
Un séisme politique pour reconstruire
 Le discours d’ouverture de la première session de la deuxième année législative du vendredi 13 octobre est de la même tonalité que les précédents. Offensif et critique. Plus de doute, le souverain est mécontent de la situation du pays, de la manière dont sont (mal) gérées les affaires des Marocains et il le clame haut et fort. Devant les élus des deux chambres, il a cette fois-ci appelé les responsables à proposer un nouveau model de développement, celui que le pays est censé avoir jusqu’ici adopté étant jugé obsolète après avoir démontré ses limites, voire ses dérives : inégalités sociales, disparités territoriales et marginalisation de la jeunesse. Faute de solutions réalistes et réalisables, ces maux ne font que s’accentuer sur fond de pratiques qui menacent la cohésion du tissu social. «Nous ne critiquons pas pour le plaisir de critiquer, tout en laissant les choses en l’état. Notre volonté est, plutôt, de redresser la situation, en veillant à rectifier les erreurs commises et à corriger les dysfonctionnements constatés » a lancé le souverain qui, sentant les dangers qui menacent le Maroc, est allé jusqu’à évoquer l’éventualité d’un séisme politique pour ouvrir la voie à un grand chantier de reconstruction qui se veut salvateur. En somme, il y a une véritable urgence d’une profonde remise à plat accompagnée d’un travail d’assainissement pour élaborer une gouvernance dynamique et inclusive qui ne laisse aucun Marocain au bord de la route. Mais comment s’y prendre ? Par quoi commencer ? Avec quelle stratégie et quels moyens ? Tout un programme. Plus besoin de procéder encore à des diagnostics. Plusieurs fois dressés, il y a même une inflation à ce niveau-là comme l’a joliment souligné le chef de l’Etat. Le déficit se fait sentir essentiellement dans le domaine de l’initiative et de l’action car les responsables, dont le rôle est d’agir sur le réel pour le changer dans l’intérêt des citoyens, ont tendance au mieux à attendre les instructions pour bouger et au pis à se complaire dans l’inaction. Rompre avec cette mentalité d’attente et d’attentisme, qui a fini par paralyser ce pays, suppose une volonté de responsabilisation des gouvernants. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Est-ce normal que les ministres continuent à être nommés dans ce pays sans qu’ils fassent un droit d’inventaire pour connaître l’héritage qui leur a été laissé par leurs prédécesseurs ni se sentent obligés de communiquer aux citoyens les objectifs qu’ils comptent atteindre durant leur mandat ? Cette démarche de transparence permet à tout un chacun de savoir sur quoi s’est engagé tel ou tel ministre et ce qu’il a pu réaliser ou pas une fois sa mission terminée. Plus important que l’action de ministre, celle de l’élu communal en ce sens que ce dernier, censé être en contact avec la population, est doté de prérogatives substantielles lui permettant d’agir sur des territoires pour les rendre attractifs, propres, agréables à vivre et accessibles à tous. Or, la majorité de nos paysages urbains ne répondent pas aux attributs de villes modernes, défigurés qu’ils sont par des décisions sentant trop souvent le clientélisme et parfois l’incompétence qui sont attentatoires à la cohérence de l’espace public en tant que lieu devant favoriser la socialisation urbaine dans un environnement où la qualité de vie au quotidien des habitants doit être le souci permanent des élus. Or, les profils aux commandes des collectivités locales sont en décalage par rapport à ces exigences. Il n’y a qu’à voir l’ampleur des dégâts provoqués dans la majorité des circonscriptions du pays pour réaliser l’ampleur des dégâts. Les élus communaux de Bouksoura et Sidi Rahal dans la périphérie Casablanca, pour ne citer que ces deux contre exemples, n’agissent qu’à leur guise, à coup de passe-droits et d’autorisations discutables, sans que les représentants de la tutelle et de l’Etat, les gouverneurs et le wali, ne semblent pas s’en soucier. Résultat : ces derniers se succèdent, les élus continuent à sévir et les citoyens à trinquer, pris entre le marteau d’une administration tatillonne et l’enclume d’une gouvernance défaillante. Là aussi ; pas de reddition de comptes glorifié juste dans les discours. Les dysfonctionnements et les défaillances plusieurs fois pointés. Va pour la réinvention du modèle de développement du pays. Mais avec quel partis et personnel politiques ? Là réside toute la question et elle est de taille. Etant entendu, sauf à considérer qu’il est possible de faire du neuf avec du vieux, que ceux qui sont en poste depuis plusieurs décennies ont montré depuis longtemps l’étendue de leur incurie et incapacité à répondre aux vrais attentes des citoyens. Or, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain car beaucoup de progrès ont été réalisées, grâce à l’action inlassable du souverain, dans le domaine des infrastructures, de l’investissement productif et de la solidarité d’avec les populations les plus fragiles. Mais, les défis sont encore tels que le pays se trouve aujourd’hui au milieu du gué. Alors quelle gouvernance rénovée et efficace pour un Maroc plus redistributif qu’il ne l’est aujourd’hui, où l’éducation dans son acception la plus large est réhabilitée, un Maroc débarrassé de cette culture de la rente généralisée qui crée des riches et non des richesses ? Ce n’est pas la création d’une énième commission inopérante qui règlera les problèmes de fond du pays, encore moins la sous-traitance de la réflexion nationale à un cabinet étranger. Le Maroc tient là l’occasion de remobiliser sa communauté d’intellectuels et d’experts, longtemps marginalisés ou récupérés, pour pondre un modèle de développement qui nous ressemble. 
Abdellah CHANKOU

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