Dernière minute ...
Tanger Tech : BMCE Bank garant du projet dont l'investissement atteindra à terme 10 milliards de dollars Procès Gdim Izik: Des peines allant de 2 ans de prison ferme à la perpétuité La localité marocaine de Mhamid el Ghizlane est le meilluer endroit au monde pour observer les étoiles selon le magazine web "Blasting News" Pour la 5e fois Al-Baghdadi, le leader de l'Etat islamique, annoncé pour mort Le parlement européen rejette  sa recommandation sur l'élargissement du mandat de la Minurso aux droits de l’Homme  La ville palestinienne d'Hébron inscrite au patrimoine universel de l'Unesco ONU: Un traité bannissant l'arme atomique adopté par 122 membres Le ministère des affaires étrangères marocain annonce jeudi 29/6 l'arrestation par la police hollandaise de l'ex parlementaire en fuite Said Chaou Le Qatar rejette les accusations de l'Arabie saoudite et ses alliés, Washington tente cde calmer le jeu Internet : Le Maroc in, l’Algérie out La population mondiale atteindra les 9,8 milliards d'habitants en 2050 Une tentative d'Algérie et du Venezuela de nuire au Maroc mise en échec au Comité de décolonisation de l’ONU L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Trump annule l’accord avec Cuba conclu par Obama Le Maroc premier importateur de dattes des Émirats  Cargo saisi par la justice sud-africaine : L’OCP dénonce une décision en contradiction avec le droit international Une équipe maroco-allemande découvre le plus ancien Homo Sapiens, vieux de 300 mille ans,  à Jebel Irhoud (Maroc) Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario La RAM maintient ses 5 vols hebdomadaires vers Doha L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Casablanca parmi les villes avec la plus forte densité de population au monde (WEF citant des données ONU)  Le Malawi ne reconnaît plus la Rasd Attaque chimique en Syrie : La France accable Bachar el-Assad Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert Trump signe un décret abrogeant des mesures d'Obama sur le climat Le Maroc souhaite adhérer à la CEDEAO La ligne 2 du tramway de Casablanca opérationnelle fin 2018 Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Confus de Canard
Menace sur la paix sociale
Pour qui observe l’évolution des prix au Maroc se rend compte tout de suite qu’ils se situent au-dessus d’un niveau économiquement rationnel. Or, cette vie de plus en plus chère, sans commune mesure avec les bas revenus du plus grand nombre, ne se justifie nullement. Surtout pour certains produits de base comme les fruits, légumes et poissons dont les prix flambent tout au long de l’année avec un pic pendant le mois de ramadan, sans qu’aucun facteur objectif ne vienne justifier cette flambée. Ce qui provoque immanquablement une érosion d’un pouvoir d’achat déjà très faible et annihile quelque part les efforts de solidarité remarquables avec les couches défavorisées déployés tous azimuts par le souverain depuis son avènement au trône. disons-le tout de go : ce n’est pas normal que la mé- nagère à Casablanca paie entre 20 et 30 DH (selon les marchés) son kilo de sardines alors que le prix de première vente (après pêche) de ce petit pélagique dans les halles du port de la capitale économique ne dépasse guère bon an mal an 2,40 DH (un peu plus durant le mois sacré, hausse de la demande oblige). Ce n’est pas normal non plus que les industriels de la conserve achètent à ce prix la sardine tandis que le pauvre consommateur doit débourser 8 ou 10 fois plus pour se préparer une friture ou un tagine de boulettes. Rien ne justifie un tel renchérissement de cette denrée et, frais de transport et marge compris, doit être disponible dans le commerce entre 7 et 10 DH le kilo, de l’avis même d’un armateur. Le même renchérissement touche le poisson blanc comme le saint-pierre, la sole et l’espadon dont la première vente au port de Casablanca ne dépasse guère 10 dh le kilogramme alors qu’ils sont vendus chez le poissonnier final entre 70 et 100 DH en temps normal. Visiblement, il y a un gros dysfonctionnement dans la chaîne du business halieutique et il réside dans la multiplicité des intermédiaires qui prélèvent chacun sa marge au passage sans fournir le moindre service! C’est ce qui explique les prix anormalement élevés du poisson dans les marchés où le consommateur doit dépenser une fortune pour acquérir un produit censée être vendu à son juste prix dans un pays disposant de surcroît de deux belles façades maritimes réputés poissonneuses…Mais pourquoi les autorités compétentes laissent-elles faire et ferment les yeux sur ce qui ressemble fortement à une atteinte flagrante au pouvoir d’achat surtout que ces hausses ne sont nullement dictées par la loi de l’offre et de la demande… Qu’est ce qui empêche les responsables d’agir contre les requins qui s’enrichissent de manière indue aux dépens du citoyen par le seul jeu de la revente ? Que fait le ministère des Affaires générales qui dispose d’une direction de la concurrence et des prix ? Pourquoi Lahcen Daoudi, le ministre de tutelle et ses prédécesseurs se sont soigneusement gardés d’exercer leurs prérogatives pour rétablir la vérité les prix sur le poisson et bien d’autres denrées comme les fruits et légumes ? Au nom de quelle logique les pouvoirs publics livrent-ils les citoyens, notamment les plus fragiles économiquement aux gros poissons de la spéculation ? Autant de questions qui montrent l’importance qu’accorde le gouvernement à la pré- servation du pouvoir d’achat ! Or, il est possible de gagner du pouvoir d’achat dans un pays où le revenu du plus grand nombre reste relativement faible pour peu que les responsables interviennent pour mettre de l’ordre dans les circuits de distribution, qui baignent dans l’anarchie totale, de telle sorte d’y injecter une bonne dose de transparence et d’équité dans les prix. Ceci suppose l’élimination du processus de vente des intervenants en pagaille qui en ces temps extrêmement tendus peuvent constituer une menace pour la paix sociale… Si au Maroc le fond de l’air est à une tension qui depuis quelque temps va crescendo c’est parce qu’une bonne partie de la population, au-delà du boire et du manger, n’en peut plus à cause d’un quotidien qui pèse des tonnes. dans un pays qui crée très peu de richesses et beaucoup de riches qui plus est dans un contexte qui protège très peu les plus vulnérables, ce sont les laissés-pour-compte et son corolaire le ressentiment social qui sont fabriqués en pagaille…
 
 
Abdellah CHANKOU

à lire aussi :
La faillite d’une certaine poitique
Nasser Zafzafi, le jeune leader de la contestation rifaine, a été interpellé après s’être rendu coupable d’un délit puni par la loi que ses...
La guerre du bac
Pour faire diversion, les responsables de l’éducation nationale dans ce pays ont trouvé la bonne astuce: monter la sauce autour de la triche à quelques jours de la tenue...
Faut-il craindre l'effet contagion ?
Nouvelle démonstration de force des manifestants d’El Hoceïma jeudi 18 mai. Plus de 40 000 manifestants selon les organisateurs, moins de 7 000 selon les autorités, cette...
Pour une évolution du roi et du peuple
Maintenant que Zafzafi et consorts ont été envoyés à l’ombre après un hirak (mouvement) que les pouvoirs publics ont curieusement renforcé par leur...