Dernière minute ...
Environ 440.000 candidats, dont 48% de filles, passent le Bac au titre de la session de juin 2018, une hausse de 9,68% par rapport à 2017 L'économie marocaine à progressé de 4,1 % en 2017 selon le HCP Centrale Danone prévoit 150 MDH de pertes au terme du 1er semestre 2018 Centrale Danone prévoit 150 MDH de pertes au terme du 1er semestre 2018 Energie : Total dément vouloir racheter la Samir Découverte récente des plus anciennes traces d’ADN humain en Afrique à Taforalt au Maroc Le Roi Mohammed VI a été opéré avec succès en France pour arythmie cardiaque Véhicule de transport avec chauffeur (VTC): Fin de course pour Uber Maroc Sur la base d'une fatwa favorable du Conseil supérieur des oulémas, le Roi charge le ministère de la Justice d'ouvrir la profession d'adoul aux femmes Barrage à Rabat: L'eau est conforme aux normes marocaines de qualité Le président guinéen Alpha Condé: Le retour du Maroc à l’UA renforce l’unité africaine ONU: les colonies juives sur les territoires palestiniens occupés sont "illégales" Ahmed Lahlimi: "L'agriculture, premier contributeur à la croissance et à la hausse du niveau de vie" La flexibilité du dirham entre en vigueur lundi 15 janvier 2018 Fermeture définitive de la prison locale Salé 1 (Zaki) Au Maroc plus de 50 % des actes de violence contre la femme sont commis par le conjoint Jacob Zuma quitte la présidence de l'ANC  Trump  reconnait Jérusalem comme capitale d'Israël A Abidjan, le Maroc se qualifie au Mondial 2018 sans encaisser aucun but  L’aéroport de Marrakech classé comme “le plus beau” au monde Le Groupe Crédit Agricole du Maroc étudie une introduction en bourse La population mondiale atteindra les 9,8 milliards d'habitants en 2050 L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Le Maroc premier importateur de dattes des Émirats  Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Can'art et Culture
Juan Goytisolo tire sa révérence
C’est à Marrakech, où il vivait depuis vingt ans, qu’est mort le 4 juin, à 86 ans, l’essayiste et romancier espagnol Juan Goytisolo. Il a été l’un des plus fervents défenseurs de la diversité comme source de richesse et de progrès, surtout intellectuels, de nos socié- tés, même si cela lui a valu des critiques à une certaine époque dans son propre pays, l’Espagne. Goytisolo a voué, tout au long de sa vie, passion, admiration, pour le Maroc, notamment pour les villes de Tanger et de Marrakech, au point de décider de s’installer définitivement, durant les années 1990, dans la cité ocre, pour lui symbole par excellence de la diversité et du métissage culturels. C’est d’ailleurs cette affection pour la ville des sept saints qui le poussa à lancer, aux côtés d’autres intellectuels marocains, l’initiative de la candidature de la place Jemaa El Fna pour être reconnue "patrimoine culturel immatériel de l’humanité" par l’Unesco, projet qui se concrétisa avec la proclamation de la place comme tel en 2001. Symbole du dialogue et de l’alliance entre les civilisations, il a incarné, jusqu’au dernier jour de sa vie, son rôle de trait d’union entre les deux rives du Détroit. Spécialiste du monde arabe, qu'il a fait connaître à travers ses œuvres, Goytisolo se voyait comme un citoyen du monde qui sert de trait d'union aussi entre l'Orient et l'Occident. Outre sa défense des valeurs de partage, d’échange et de l’inter-culturalité, l'écrivain et essayiste espagnol est considéré comme l’un des auteurs les plus engagés de son époque, notamment en faveur des droits de l’Homme. Son indépendance morale et intellectuelle est, en outre, reconnue par la sphère littéraire. Né en 1931 à Barcelone, Juan Goytisolo est l’un des écrivains espagnols les plus importants de la seconde moitié du 20ème siècle. D'une famille aristocratique, il a été un intellectuel opposé au franquisme. Son père a été emprisonné par les Républicains pendant la guerre d'Espagne et sa mère tuée dans un raid franquiste en 1938 sur Barcelone. Installé à Paris en 1956, il travaille chez Gallimard. Entre 1969 et 1975, il enseigne la littérature dans les universités de Californie, Boston et New York. Son regard critique l'a aidé à construire une œuvre d'une grande originalité idéologique et stylistique et à adopter une position politique originale devant le nouvel ordre mondial de la fin du 20ème siècle. Auteur d'une quinzaine de romans et de nombreux essais, il a reçu plusieurs prix internationaux, dont le prix Europalia en 1985 pour l'ensemble de son œuvre, le prix Octavio Paz (2002), le prix Juan Rulfo de littérature latino-américaine et caribéenne (2004) et le prestigieux prix Crevantes (2014).
 
 

à lire aussi :
Kohen Mohamed et son bloc…
"Le Bloc des Contradictions" de Kohen Mohamed est un roman à lire d’une seule traite et se laisser agréablement emporter par la tendresse de la plume et la fermeté du...
Festival Gnaoua, une magie renouvelée
20 ans d’amour célébré dans l’amour, c’est ce qu’a proposé la 20e édition du Festival Gnaoua et Musiques du Monde du 29 juin jusqu’au...
A Agadir,on a ri en amazigh...
 Les humoristes amazighes se sont pro- duits sur scène en fin de semaine à Agadir avec talent et beaucoup de gaieté, à l’occasion de la 11e édition du...
Comprendre le printemps arabe
"Quand le printemps est arabe" est le titre d'un ouvrage collectif qui vient de paraître aux Éditions la Croisée des chemins. Dirigé par Assia Belhabib, professeure...