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Canard +
Les confessions de Benkirane
Les observateurs n’ont pas bien compris ma démission du Parlement que j’ai justifiée par « le noncumul des mandats», puisque j’ai été déchargé de ma fonction de Premier ministre. Logique. Alors le cumul de quoi ? La réponse est simple : le cumul des votes en faveur d’un gouvernement que je considère comme illé- gal. Et puis, être ravalé au rang de simple député après avoir été Premier ministre plein galon doté d’une tribune ouverte sous la coupole est pour moi synonyme de déchéance. Mes concitoyens de Salé méritent désormais un second couteau. Pour m’extraire de mon quotidien devenu ennuyeux depuis que j’ai perdu la primature au profit du soussi de service, je projette inchallah de m’envoler en compagnie de ma chère moitié pour la Mecque en vue de l’accomplissement du rite de la Omra. Ici, au moins je ne risque pas d’être renvoyé même si je ne réussis pas à former…des vœux pieux pour ma pauvre formation désorientée. Après avoir été ministre des Affaires étrangères, le voilà promu au rang de Premier ministre étrange! Mais pourquoi lui et pas moi ? Pourquoi Al Othmani a-t-il été choisi à ma place alors qu’il n’est pas, pour paraphraser Chirac, « le meilleur d’entre nous» ? Cette question n’arrête pas de me turlupiner. Enfin, j’ai trouvé lé réponse : Al Othmani, guindé et sérieux comme un pape, est une punition pour le petit peuple de mes sympathisants que j’ai payé de blagues et autres hâbleries à défaut de pouvoir améliorer ses conditions de vie. Tout ressentiment mis à part, je constate que le Soussi peu soucieux de mon triste sort, d’habitude avare, ne l’a pas été avec l’USFP à laquelle il a accordé des portefeuilles entiers. C’est le comble pour un Soussi connu pour être près de ses sous. Si la Guerre froide est terminée depuis belle lurette, elle vient de s’installer au PJD. Je la livre à mon tombeur malgré lui. Elle sera digne de la belle époque soviétique. Sans fausse modestie, je considère que mon limogeage est un prélude à la fin de l’islamisme d’apparence BCBG, foncièrement populiste et structurellement incompétent. Dans ce sens, on veut nous faire gober que le PJD reste la locomotive du gouvernement sous le mandat de Al Othmani. C’est aussi faux que Bassima Hakkaoui est une bonne vivante. J’avais déclaré que le gouvernement Al Othmani était un «séisme politique». En fait, la victime principale n’est autre que le PJD. J’espère pouvoir compter sur notre ministre de l’Habitat Nabyl Benabdallah qui a longtemps relayé mes salades sur Tahakkoum avant de se faire tout petit après le fameux recadrage sévère du cabinet royal pour m’aider à reconstruire notre parti. Pour lui, ce sera le chantier d’un mandat si tant est que les architectes de la vie politique nationale ne s’avisent pas de dé- molir ses plans. Entre nous, le Mur n’est pas non plus à l’abri d’un grand coup de massue. Aux abris !
 
Limogeage
 
Pour calmer la colère des enragés du PJD que j’attise sans me forcer, mon petit successeur les a assurés de sa détermination à ne pas renoncer à ses prérogatives et à poursuivre les réformes que j’avais déjà initiées au cours de mon premier mandat. Quoi? L’homme d'Inezgane pense-til qu’il est un vrai Premier ministre, et qu’il peut comme j’ai su le faire avec maestria, embobiner le citoyen lambda en lui faisant oublier qu’il a besoin de tout ? Mission impossible pour celui qui -le comble pour un psychiatre- n’est que le symptôme du grand trouble dont souffre le corps politique national. Sur un autre plan, j’ai remarqué que les Marocains ne savent sortir dans la rue que pour crier leur ras-le-bol à l’image des manifestants d’El Hoceïma. Pas pour me témoigner leur sympathie après mon limogeage brutal. Et moi qui croyais que j’étais populaire et très aimé…C’était juste une illusion d’optique ? Les journaux amis ne courent pas les kiosques. Merci Akhbar al Yaoum qui a administré la preuve que la presse de révé- rence a encore de l’avenir. Merci Bouachrine qui se fait l’écho de la moindre de mes éructations et révèle même mes états d’âme cachés. Si j’étais encore Premier ministre, je l’aurais bombardé ministre de ma communication personnelle. Pour ma première sortie après mon limogeage, j’ai déclaré que concéder une manche ne signifie pas perdre une bataille et lever le drapeau blanc. En fait, c’est juste un coup de bluff. Je n’ai aucun moyen d’en découdre. Après avoir diffusé une lueur de faux espoirs, notre emblème, la lanterne, est en train de prendre feu. Malheureusement, au PJD, nous n’avons pas de pompiers, que des gens comme Afatti le fou qui savent souffler sous les braises. Abdelaziz Rabbah et Mustapha El Khalfi sont des opportunistes de la pire espèce. Ces deux-là particulièrement dont je suis le principal bienfaiteur auraient dû refuser de rempiler dans le gouvernement du petit Soussi en guise de solidarité avec leur mentor un peu menteur. C’est la moindre des choses à attendre de mes deux créatures politiques qui hélas ont muté. Au secours, de futurs crocodiles en perspective ! Lors de sa rencontre avec les dé- putés de notre parti, Al Othmani a déclaré que les négociations avec le PAM et l’acceptation de l’USFP au sein du gouvernement ont été validés par le secrétariat national du parti. Ce qui n’est pas faux. Mais Al Othmani doit apprendre à mentir un peu et éviter de dénoncer notre petit jeu hypocrite interne. Autrement, il aura droit de ma part à de la politique-friction.
 
 

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