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Confus de Canard
Les morts de Louardi
Les drames des dysfonctionnements de la santé au Maroc, dont sont victimes principalement les démunis aux quatre coins du pays, sont fréquents. Il ne se passe pas un jour sans que la chronique soit défrayée par des accidents fâcheux et évitables…Or, tout se passe comme si le secteur de la santé au Maroc, en proie à mille et un maux, était définitivement condamné à la rubrique faits divers… Dernier en date, la mort de la petite Idya de Tineghir…Faute de scanner dans l’hôpital provincial de cette bourgade touristique du Sud-Est ! Il a fallu que ses parents pauvres et désorientés se débrouillent pour la transporter par route au CHU de Fès, soit à quelque 473 km de distance de son patelin natal, pour tenter de la sauver! En vain. La gamine rendra l’âme des suites d’une fracture de la boîte crâ- nienne, provoquée par une chute sur la tête ! Encore un décès par négligence coupable des services sanitaires! Car si l’hôpital provincial de Tinghir était équipé d’un scanner, le mal de la fillette aurait été détecté à temps et elle serait certainement en vie aujourd’hui. Dans un pays où le fatalisme est largement ancré notamment dans le Maroc profond, il est loisible d’invoquer la providence pour expliquer ce genre de drame et s’extraire ainsi de ses responsabilités… Le ministre de tutelle a beau tenter de se cacher derrière tous les arguments du monde pour justifier cet énième scandale qui a suscité un émoi immense au Maroc et à l’étranger et provoqué une mobilisation citoyenne, il a du mal à être convaincant. Lhoussaïn Louardi, qui s’est mis les professionnels de la santé à dos par une série d’attitudes déroutantes, n’a aucune raison valable à mettre en avant pour nous faire gober l’inexistence d’un scanner dans l’hôpital provincial de Tinghir et l’obligation pour les personnes en situation médicale extrême de se taper plusieurs centaines kilomètres pour espérer s’en sortir. Cela n’a pas de sens. En d’autres termes, les gens dans cette situation, à l’image de Lidya, n’ont pas intérêt à subir de graves accidents. Juste quelque petits bobos et encore ! Tinghir n’est pas un cas isolé. Plusieurs villes et bourgades du pays, qui font figure de déserts médicaux, sont minées par le même sous-équipement sanitaire dans des proportions sidérantes. Savez-vous que la belle Taroudant, pour ne citer qu’elle, avec sa population de plus de 500.000 habitants, distante d’Agadir d’à peine 94 km, ne dispose pas d’un scanner et que ce n’est que récemment qu’un groupe de bénévoles a fait don de ce matériel à la ville ? Urgentiste de profession, Lhoussaïn Louardi aurait pu mettre à contribution son premier mandat pour développer les services d’urgences médicales dont le Maroc est extrêmement démuni et sortir les hôpitaux de leur manque chronique de moyens alors que les afflux de patients ne cesse de croître. Mais au cours de ces 5 dernières années, on a vu surtout un Louardi plus préoccupé par l’ouverture du capital des cliniques aux forces de l’argent que par la situation de la santé du grand nombre qui n’a pas accès aux soins. La santé au Maroc cumule tellement de retard de défaillances que le remède ne peut résider que dans la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance dans les hôpitaux basé sur la performance, le dévouement et l’engagement. Louardi saura-t-il montrer que son second mandat n’est pas un mandat de trop et qu’il agira enfin en ministre de la santé publique que tout le monde attend ? Un ministre qui joue son rôle de responsable de l’organisation de la prévention des soins, libéré des lobbys voraces, comptable de la santé des défavorisés qu’il est censé protéger par des décisions concrètes et non par des mesures cosméticopopulistes ?
 
 
Abdellah CHANKOU

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