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Confus de Canard
Al Othmani dynamite le PJD
Tout le monde aura compris que le recours à Al Othmani pour former une majorité gouvernementale après plus de 5 mois de blocage, était une seconde et dernière chance pour le PJD. Avant de devoir, en cas de nouvel échec, revenir dans l’opposition. Mais tout en ayant bien capté le message, les membres du PJD ont cherché, du moins en apparence, à réduire à néant la marge du remplaçant de Abdelilah Benkirane en voulant le cadenasser dans les mêmes conditions qui ont abouti au blocage et provoqué le dessaisissement de leur chef vénéré : à savoir le raidissement de ce denier sur le cas de l’USFP qu’il a juré sur ses grands dieux de ne pas accepter dans son équipe. Si ce n’est pas de l’hypocrisie ou une tentative de manipulation de l’opinion publique, cela y ressemble beaucoup. Au lieu qu’il soit soutenu pour réussir sa mission délicate et épargner au PJD les affres de l’opposition, le nouveau Premier ministre fait face dès sa nomination de la part des siens à une opération de discrédit. Certains sont allés jusqu’à mettre en doute sa loyauté à l’égard «des principes et valeurs» du parti en l’accusant de s’être laissé bouffer par ses alliés pour avoir dit oui à l’entrée de l’USFP au gouvernement. Sacrilège ! ont crié les jusqu’au-boutistes qui semblent ne pas avoir compris que la politique est affaire de concessions et de rapport de force. Mais pour faire croire à leur base et à l’opinion qu’ils n’ont pas capitulé sur le dossier USFP, ils ont tenté un ultime baroud d’honneur consistant à opposer leur veto à l’entrée de son chef Driss Lachgar au gouvernement ! Après le parti, la personne ! Or, cette manœuvre ne change rien à la réalité des choses : A trop s’entêter à vouloir jouer au petit caïd qui impose sa loi, le PJD de Benkirane a fini par perdre son bras de fer en se reniant à plusieurs reprises (l’entrée de l’Istiqlal, de l’UC et de l’USFP au gouvernement). Avec Al Othmani ou un autre, il n’est pas en mesure de dicter ses conditions, accepter et refuser qui il veut. C’est que le choix des alliés dans le système politique marocain où le Roi règne et gouverne a toujours été opéré en concertation avec le régime. Une donne que Benkirane, tout à sa fatuité et à ses arrière-pensées enrobées dans sa bonasserie habituelle qui plait au petit peuple, a tenté de changer en arguant de la première place occupée par son parti à l’issue des législatives du 7 octobre 2016. La première place certes. Mais pas la majorité. Ce qui change tout. Le patron des islamistes aurait pu à la limite dicter ses choix en termes d’alliés si sa formation avait obtenu la majorité qui lui aurait permis de gouverner seul. Sans le recours à des partenaires politiques. Ce qui est loin d’être le cas. Le PJD, qui a obtenu juste 1.571 659 de voix sur 15.700.000 électeurs lors du scrutin législatif, n’est pas en position, quand bien même il est arrivé premier en termes de sièges, d’imposer seul ses conditions. En se méprenant à dessein sur la réalité des choses et en se payant le luxe de cracher sur une majorité octroyée par le jeu de la négociation, Benkirane a embarqué son parti dans une logique de confrontation dont il aurait pu faire largement l’économie, tout en ouvrant la boîte de Pandore : Plus que jamais la division, voire l’affaiblissement menacent le PJD à cause de son raidissement sur l’USFP qui lui a valu d’être dessaisi au profit de son successeur. Celui-ci n’avait d’autre choix que d’accepter ce parti pour épargner aux siens un retour certain au purgatoire de l’opposition. L’épisode du choix des ministres n’est pas non plus de nature à lui permettre de se racheter auprès des siens qui ont laissé exploser leur colère après qu’il aient pris connaissance des noms de certains ministrables candidats aux départements de «souveraineté». Si d’aventure le recours à la solution Al Othmani pour palier la défaillance de Benkirane dynamite le parti, Benkirane ne peut pas s’exonérer de ses responsabilités. Bien au contraire. Au-delà de sa tentative de s’ériger en victime, il restera objectivement comme celui qui n’a pas su construire dans la confiance la cohabitation des islamistes avec la monarchie en agissant tout au long de son mandat moins en Premier ministre qu’en chef d’un parti de l’opposition. Une cohabitation qui avait pourtant démarré sous de bons auspices mais que Benkirane et ses intrigues ont mise à rude épreuve.
Abdellah CHANKOU

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