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Confus de Canard
Radioscopie d'un malaise
La grève du 30 mars décrétée, pour la première fois au Maroc, par les médecins et les cliniciens du privé sanctionne en quelque sorte le bilan des gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs décennies. Plus qu’un malaise, ce débrayage exprime le ras le bol d’une corporation réduite à réclamer le respect et la dignité. On en est là aujourd’hui. Les blouses blanches broient du noir. Quand l’organisme se sent attaqué, il est normal qu’il se défende en réactivant ses anticorps. Au-delà des contingences matérielles, les médecins du privé ont le sentiment d’être voués au mépris des pouvoirs publics qui, estiment-ils, ne reconnaissent pas à leur juste valeur les sacrifices consentis au service de la collectivité. Ils en veulent pour preuve le fait qu’ils continuent à être privés d’une couverture médicale et d’un régime de retraite malgré leurs revendications répétées qui remontent à plus de deux décennies. C’est effectivement le pompon pour des professionnels qui passent leur temps à soigner les patients ! L’arrivée il y a 5 ans d’un homme issu de la profession, Lahoucine Louardi, à la tête du ministère de la Santé, était au début bien accueillie par les praticiens, avant que l’intéressé ne retourne sa blouse. «Enfin un des nôtres qui connait la problématique de la santé aux commandes» ont-ils dit en chœur. Celui qui était censé régler les problèmes à la fois des citoyens et des médecins, n’a réussi, à l’arrivée, qu’aggraver l’exaspération des uns et des autres. L’urgentiste promu au gouvernement s’est avéré être un excellent spécialiste des cautères sur une jambe de bois. On attendait l’ami des hôpitaux et des urgences où il y a pourtant tant à faire, on s’est retrouvé avec l’ami des marchands des dispositifs médicaux. On attendait le ministre de la Santé publique, c’est-à-dire de la masse démunie qui n’a pas accès aux soins, on s’est retrouvé avec le défenseur de l’ouverture du capital des cliniques aux non-médecins ! Officiellement, cette mesure, inscrite dans le marbre d’une loi décriée par les professionnels, vise à amé- liorer la gestion des établissements privés de soins. Mais en vérité, elle ne sert qu’à permettre aux forces de l’argent de l’acabit de Moulay Hafid Elalamy de mettre un pied dans un secteur qui, à la faveur de sa libéralisation à outrance programmée à l’image de l’enseignement avec les dégâts que l’on connaît, a tous les attributs de la nouvelle pompe à fric. Pour masquer son jeu et se faire passer pour le ministre soucieux du patient lambda, Louardi a appuyé plus que de raison sur le champignon de la communication personnelle : la baisse des prix de plusieurs centaines de médicaments onéreux et la fermeture de l’asile aux (pratiques très controversées) de Bouya Omar. deux actions spectaculaires poudre aux yeux qui ont permis au ministre de polir son image à moindre frais auprès du grand public. Même Abdelilah Benkirane le Premier ministre désigné, puis résigné avant d’être banni n’y a vu que du feu, disant de lui en plein Conseil du gouvernement qu’il est «le meilleur ministre de la Santé que le Maroc n’ait jamais eu». Mais point de ré- forme sérieuse de la Santé au Maroc toujours plongée dans le coma, aux prises avec mille et un maux sur fond d’hôpitaux atrocement sous-équipés aussi bien en matériel qu’en moyens humains. Les quelques mé- decins et autres chefs de service qui officient sans que le cœur n’y soit, sont démobilisés devant tant de détresse et de désordre. du coup, ce sont les ChU, à l’image de celui de Casablanca qui, malgré qu’ils soient débordés, continuent à résister avec les moyens du bord en regard des flux incessants de la population des malades en quête de soins que la majorité des hôpitaux ne leur offrent pas. dans ces conditions, le Ramed, cette couverture maladie destinée aux populations démunies, vidée ainsi de sa substance, s’est avérée être juste une machine à offrir une sous-médecine anémique. Comment susciter des vocations dans un tel contexte qui a tout pour pousser le plus courageux des médecins à fuir le service public ? Sans couverture médicale ni régime de retraite, livrés eux aussi à l’anathème du « tous pourri », les médecins du secteur libéral sont ce que la gouvernance politique du secteur a fait de leur noble métier. Certes, il existe des brebis galeuses comme dans d’autres secteurs activités. Mais la majorité du corps médical reste sain et dévoué. Aux responsables du secteur d’agir pour l’immuniser contre les dérives, arrêter l’hémorragie et injecter du sang neuf.
 
 
Abdellah CHANKOU

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