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Confus de Canard
Cobayes éternels
La baisse dramatique et continue du niveau de l’école publique et des élèves n’a de cesse de revenir à la figure de la nation comme un boomerang empoisonné. Voilà que le conseil de Azziman, abonné depuis sa création aux mauvaises nouvelles scolaires, livre des chiffres on ne peut plus alarmants qui en disent long sur l’ampleur du naufrage. Miroir de nos défaillances et de nos ratages qui continuent à plomber l’avenir de générations entières, reflet de plusieurs décennies d’expérimentations hasardeuses sur fond de réformes de la réforme en série, la descente aux enfers du système éducatif national est la résultante de son arabisation bâclée dont la seule réussite aura été de casser une école bilingue en excellente santé d’où sont sortis depuis l’indépendance jusqu’au début des années 90 des bataillons de cadres et de hauts cadres de valeur. Forts d’un bon bagage intellectuel, maîtrisant autant l’arabe, le français, l’espagnol que l’anglais, les apprenants de cette école de l’excellence n’avaient pas de complexe. Brillants, ils partaient à l’étranger, le bac en poche, à la chasse du savoir dans toutes les disciplines. Ils faisaient honneur à leur pays tout comme leurs congénères qui ont fait tout leur cursus au Maroc. En arabisant à la hâte le système scolaire au nom de la réhabilitation d’une identité arabo-musulmane perturbée par une crise multiforme et repliée sur elle-même, les responsables pensaient certainement que les étudiants « arabisés » seraient plus arabes et mieux imprégnés de leur culture originelle que ne le furent leurs prédécesseurs francophones! Erreur d’appréciation fatale. Nous n’avons pas fini de payer très cher le prix de cette idéologisation de l’espace scolaire non dénuée d’arri- ères-pensées peu claires. Alors qu’elle a montré ses limites ravageuses, cette vision réductrice est malheureusement toujours portée et défendue bec et ongles par certains milieux conservateurs, notamment le PJD qui considèrent que le retour du français comma langue d’enseignement, appuyé par un lobby francophone à la solde de la France au détriment de la langue arabe, est une atteinte frontale à l’identité du peuple marocain. Or, il ne s’agit nullement d’opposer une langue à une autre en les envisageant en des termes antagonistes. Le bilinguisme, qui a longtemps servi de socle à l’école marocaine, est un facteur de complémentarité, une richesse. Les fossoyeurs de l’école publique n’ont peut-être pas compris qu’une langue étrangère comme le français, toute considération démagogique mise à part, est d’abord un véhicule de savoir et une fenêtre ouverte sur le monde. Force est de reconnaître que l’arabisation, telle qu’elle a été déployée dans les manuels et les mé- thodes d’apprentissage, sans contenu ni outils pé- dagogiques adéquats, conjuguée à la dévalorisation constante du statut de l’enseignant lui-même produit de cette arabisation dévoyée qu’il ne fait que perpétuer d’année en année, a condamné les esprits des apprenants au verrouillage tout en les privant, du fait d'un monolinguisme paralysant et rigide, d’accéder aux connaissances développées par les autres cultures. Dès lors, le Maroc de l’éducation, plombée aussi par la démission parentale, est entré dans une spirale négative en cessant de former des esprits critiques, capables de réfléchir et donc pas suffisamment immunisés contre toutes les dérives, notamment religieuses, auxquelles nous assistons aujourd’hui. Cobayes éternels dans une fabrique à chômeurs très dynamique, les élèves de l’école publique n’ont pas fini de subir les contrecoups d’une série de réformes qui ont toutes tourné à la méforme. C’est l’avenir du pays qui est ainsi compromis sur plusieurs générations. Et si on expérimentait une école sans ministère de l’Education nationale ?  
Abdellah CHANKOU

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