Dernière minute ...
Marathon des sables 2018: Rachid El Morabity remporte son 6ème titre Energie : Total dément vouloir racheter la Samir Samedi 14 avril,  00h55 GMT : de fotes explosions entendues à Damas, Trump a ordonné des frappes contre la Syrie avec la participation de la France et la Grande Bretagne Découverte récente des plus anciennes traces d’ADN humain en Afrique à Taforalt au Maroc Le Roi Mohammed VI a été opéré avec succès en France pour arythmie cardiaque Véhicule de transport avec chauffeur (VTC): Fin de course pour Uber Maroc CAF 2018: Le WAC remporte sa première super coupe Sur la base d'une fatwa favorable du Conseil supérieur des oulémas, le Roi charge le ministère de la Justice d'ouvrir la profession d'adoul aux femmes Barrage à Rabat: L'eau est conforme aux normes marocaines de qualité Le président guinéen Alpha Condé: Le retour du Maroc à l’UA renforce l’unité africaine ONU: les colonies juives sur les territoires palestiniens occupés sont "illégales" Ahmed Lahlimi: "L'agriculture, premier contributeur à la croissance et à la hausse du niveau de vie" La flexibilité du dirham entre en vigueur lundi 15 janvier 2018 Vote à l’AG de l’ONU sur Jérusalem :  Sur 193 pays membres, 128 ont dit non à la décision de Trump, 9 oui et 35 se sont abstenus  Le ministre ivoirien de l'Industrie et des Mines Jean Claude Brou est le nouveau président de la Commission de la CEDEAO Fermeture définitive de la prison locale Salé 1 (Zaki) Au Maroc plus de 50 % des actes de violence contre la femme sont commis par le conjoint L'Autriche est le seul pays de l'UE où l'extrême droite participe au gouvernement Jacob Zuma quitte la présidence de l'ANC  Trump  reconnait Jérusalem comme capitale d'Israël A Abidjan, le Maroc se qualifie au Mondial 2018 sans encaisser aucun but  Moody’s : " les perspectives pour le système bancaire marocain sont positives" Maroc : 32 établissements privés sanctionnées pour avoir donné des notes non méritées lors de l'année année scolaire 2016-2017 L’aéroport de Marrakech classé comme “le plus beau” au monde Le Groupe Crédit Agricole du Maroc étudie une introduction en bourse La ville palestinienne d'Hébron inscrite au patrimoine universel de l'Unesco La population mondiale atteindra les 9,8 milliards d'habitants en 2050 L’apprentissage de la langue française se fera dès la première année de primaire au Maroc Le Maroc premier importateur de dattes des Émirats  Phosphates : La justice panaméenne ‎déboute le polisario L'ONEE repasse au vert après plus de 15 ans de déficit généré par de lourds investissements Agriculture: 20 contrats programmes signés depuis le lancement du Plan Maroc Vert Le groupe Akwa dément le rachat de la Samir La première banque islamique au Maroc est une filiale du Groupe Crédit Agricole

Confus de Canard
Cobayes éternels
La baisse dramatique et continue du niveau de l’école publique et des élèves n’a de cesse de revenir à la figure de la nation comme un boomerang empoisonné. Voilà que le conseil de Azziman, abonné depuis sa création aux mauvaises nouvelles scolaires, livre des chiffres on ne peut plus alarmants qui en disent long sur l’ampleur du naufrage. Miroir de nos défaillances et de nos ratages qui continuent à plomber l’avenir de générations entières, reflet de plusieurs décennies d’expérimentations hasardeuses sur fond de réformes de la réforme en série, la descente aux enfers du système éducatif national est la résultante de son arabisation bâclée dont la seule réussite aura été de casser une école bilingue en excellente santé d’où sont sortis depuis l’indépendance jusqu’au début des années 90 des bataillons de cadres et de hauts cadres de valeur. Forts d’un bon bagage intellectuel, maîtrisant autant l’arabe, le français, l’espagnol que l’anglais, les apprenants de cette école de l’excellence n’avaient pas de complexe. Brillants, ils partaient à l’étranger, le bac en poche, à la chasse du savoir dans toutes les disciplines. Ils faisaient honneur à leur pays tout comme leurs congénères qui ont fait tout leur cursus au Maroc. En arabisant à la hâte le système scolaire au nom de la réhabilitation d’une identité arabo-musulmane perturbée par une crise multiforme et repliée sur elle-même, les responsables pensaient certainement que les étudiants « arabisés » seraient plus arabes et mieux imprégnés de leur culture originelle que ne le furent leurs prédécesseurs francophones! Erreur d’appréciation fatale. Nous n’avons pas fini de payer très cher le prix de cette idéologisation de l’espace scolaire non dénuée d’arri- ères-pensées peu claires. Alors qu’elle a montré ses limites ravageuses, cette vision réductrice est malheureusement toujours portée et défendue bec et ongles par certains milieux conservateurs, notamment le PJD qui considèrent que le retour du français comma langue d’enseignement, appuyé par un lobby francophone à la solde de la France au détriment de la langue arabe, est une atteinte frontale à l’identité du peuple marocain. Or, il ne s’agit nullement d’opposer une langue à une autre en les envisageant en des termes antagonistes. Le bilinguisme, qui a longtemps servi de socle à l’école marocaine, est un facteur de complémentarité, une richesse. Les fossoyeurs de l’école publique n’ont peut-être pas compris qu’une langue étrangère comme le français, toute considération démagogique mise à part, est d’abord un véhicule de savoir et une fenêtre ouverte sur le monde. Force est de reconnaître que l’arabisation, telle qu’elle a été déployée dans les manuels et les mé- thodes d’apprentissage, sans contenu ni outils pé- dagogiques adéquats, conjuguée à la dévalorisation constante du statut de l’enseignant lui-même produit de cette arabisation dévoyée qu’il ne fait que perpétuer d’année en année, a condamné les esprits des apprenants au verrouillage tout en les privant, du fait d'un monolinguisme paralysant et rigide, d’accéder aux connaissances développées par les autres cultures. Dès lors, le Maroc de l’éducation, plombée aussi par la démission parentale, est entré dans une spirale négative en cessant de former des esprits critiques, capables de réfléchir et donc pas suffisamment immunisés contre toutes les dérives, notamment religieuses, auxquelles nous assistons aujourd’hui. Cobayes éternels dans une fabrique à chômeurs très dynamique, les élèves de l’école publique n’ont pas fini de subir les contrecoups d’une série de réformes qui ont toutes tourné à la méforme. C’est l’avenir du pays qui est ainsi compromis sur plusieurs générations. Et si on expérimentait une école sans ministère de l’Education nationale ?  
Abdellah CHANKOU

à lire aussi :
L’abattage dans tous ses états…
L’enquête récemment divulguée par la Cour des comptes sur l’état des abattoirs ne fait que confirmer, chiffres clairs et faits tangibles à l’appui,...
Benkirane pas dur d'oseille
Depuis un certain nombre d’années, les défilés du 1er mai se suivent et se ressemblent, devenant juste une formalité de circonstance pour marquer la fête du...
Climats meurtriers…
L’année 2015 aura été dominée par la recrudescence des attaques terroristes et la montée des conflits ravageurs ainsi que par les inquiétudes...
Professionnaliser les festivals
Cette année, pas de festivals pendant la période du 18 juin au 18 juillet, Ramadan oblige. du coup, nombre de régions et de villes "festivaleront" après le mois...