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Confus de Canard
Les lapalissades font autorité
Il semble que nous avons encore besoin au Maroc de rapports ronflants et d’études pompeuses pour nous annoncer des lapalissades plusieurs fois ressassées et prescrire aux autorités des recommandations depuis longtemps émises. Ces lapalissades, on les retrouve à foison dans le dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental, qui a abouti à la conclusion, présentée récemment à Rabat, que le monde rural souffre de marginalisation, d’enclavement et d’inégalités à la fois économiques et sociales…Quel scoop ! Avec ses lieux communs comme «le rural ne doit pas être confondu avec l’agricole» ou «les nouvelles mutations qu’a connu la campagne marocaine requièrent un changement de paradigme» Nizar Baraka, le président de ce machin, qui a été recyclé dans la phraséologie budgétivore, a donné à l’assistance l’impression de découvrir l’eau chaude ou la faucille à couper l’herbe. Or, les maux du Maroc des campagnes, pointés du doigt depuis longtemps et à maintes occasions, sont connus de tous. Mais l’industrie du blabla et des professions de foi n’arrête pas de fonctionner à plein régime. En fait, ce qui continue à faire cruellement défaut au Maroc c’est un Conseil de l’action et de l’efficacité dont le rôle est de mettre en œuvre sur le terrain des politiques de développement concrètes qui, faute de leur traduction en actes, ne servent qu’à meubler les discours des responsables qui sont vraiment fâchés avec la culture du résultat. Combien de gouvernements ont été consommés, de départements dédiés au monde rural installés, de budgets (colossaux) engloutis et de stratégies et d’études concoctées…sans que le moindre dé- but d’une vision pour le monde rural n’ait vu le jour. Résultat : ce dernier et ses pauvres habitants, évacués des véritables préoccupations des responsables, continuent à être maintenus dans un sous-développement chronique, sans infrastructure de base ni accès aux soins ni à l’école, encore moins à un revenu décent. Tout se passe comme si ce Maroc «inutile», qui représente tout de même un peu plus de 40% de la population, était condamné définitivement, par l’on ne sait quelle fatalité, au dénuement et à la marginalisation sans jamais avoir les moyens en termes d’équipements pour affronter les rigueurs de la nature (inondations, vague de froid…) qui s’abattent régulièrement sur les ruraux, ni en termes de moyens pour extraire l’agriculture vivrière de l’indépendance vis-à- vis du ciel. Beaucoup plus que de gestes ponctuels destinés à se donner bonne conscience qui sont une goutte d’eau dans un océan de détresse, les campagnes marocaines ont besoin d’un véritable programme de développement volontariste à élaborer et à mettre en œuvre dans le cadre de la région en partenariat avec ses autorités locales et les structures de proximité élues. Ce qui permettra au moins aux walis et gouverneurs du Maroc profond, qui ne savent pas trop quoi faire de leur temps, d’envisager le développement spatial de leur territoire autrement que sous l’angle de mesurettes à caractère saisonnier sans impact significatif sur le vécu de populations livrées aux professionnels du souk électoral qui continuent à les abreuver de fausses promesses. A ce rythme, les ruraux ont pour longtemps encore un mauvais avenir devant eux… 
 
Abdellah CHANKOU

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