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Le Maigret du Canard
Comment Moulay Hafid exploite ses employés
Pour motiver le personnel de ses centres d’appel où le travail est déjà des plus pénibles , Moulahoum Hafid a trouvé la recette magique…
 
"Le modèle social adopté par Phone Group accorde un intérêt particulier aux exigences de ses collaborateurs, ainsi qu'à leur bien être", lit-on dans un article téléphoné, intitulé «Phone Group assoie son modèle social», paru dans la gazette de Moulahom Hafid, Les inspirations Eco (24/10). Sauf que le personnel de la plupart des centres d’appel du ministre businessman ne l’entend pas de cette oreille. En cause, un nouveau modèle Rh imposé sans aucune consultation préalable ni des vrais représentants du personnel ni même des directeurs des sites. Avec Moulahom, c’est ainsi et pas autrement. Ce nouveau protocole, unique dans les annales des accords d’entreprise, est une attaque en règle contre les inté- rêts et les acquis du personnel. Quelques exemples parmi tant d’autres : Tous les employés se sont vus sucrer de force 200 Dh de leur salaire de base mensuel qu’ils touchent néanmoins sous forme de prime de panier et de transport. Or, cette réduction arbitraire de 200 Dh diminue d’autant le taux horaire, la prime d’ancienneté, les heures sup et la retraite des employés et elle est en revanche tout bénef pour Phone Group de Moulahoum le magnifique puisqu'elle entraîne pour l’entreprise, qui n’est pas impactée par la valorisation de l’indemnité de panier et transport, moins de prélèvements en termes de cotisations à la CNSS, l’AMO, la CIMR, etc.… Bingo !
 
Misère
 
A cette baisse des droits répond une série d’autres conditions tout aussi léonines comme la hausse des heures de travail par semaine qui passent comme par enchantement de 42 à 44 heures. Travailler plus pour gagner moins, telle est la règle imposée aux prolétaires de Moulahoum, anciens et débutants. histoire de bien motiver les troupes, la prime d’engagement a été fixée à 323 DH. Une misère par dessus le marché difficilement atteignable car conditionnée par un certain nombre d’exigences patronales comme celle d’éviter de cumuler sur un mois 3 heures d’absence justifiées ou pas. Autrement dit, les téléopérateurs n’ont pas intérêt à tomber malades s’ils veulent toucher cette fortune. En somme, ils doivent être des robots. Quant à la prime variable de rendement, elle a été conçue de telle sorte que le plus performant des employés ne peut la réaliser. Dans l’ancien contrat de travail, il suffisait de performer sur deux indicateurs jugés phares pour que l’agent perçoive 100% du bonus dessus. Dans la nouvelle convention, il est obligé, s’il veut toucher une prime forfaitaire conséquente de totaliser une performance de 90% sur tous les critères. En dessous de ce pourcentage, il ne perçoit pas un rond. Du coup, les salariés, qu’ils soient chargés de clientèle, responsables de groupe ou cadres, ont le sentiment d’être volés. L’avance sur salaire, elle, est dé- sormais tributaire de l’assiduité et de l’ancienneté avec un plafond de 1500 DH, tandis que les prêts pour des petites sommes consentis par l’entreprise à ses esclaves, pardon ses employés corvéables à merci doivent être remboursés sur une durée d’une année. Avec Moulahoum Hafid qui offre la déprime au lieu des primes, il ne faut pas espérer s’offrir un petit logement ou une petite voiture à crédit. Drôle de gestion des ressources humaines où les conditions de travail sont déjà insupportables. Pour aider les employés à gérer correctement leur stress consubstantiel à activité de la relation client, Moulahoum a trouvé la recette: plus de travail et de pression, moins de droits, d’avantages et de primes! Et pour leur remonter le moral, l’entreprise vient de gratifier les employés d’un COS (Comité des œuvres sociales) qui sera alimenté par les seules cotisations du personnel ! Signée bizarrement par les dirigeants de l’UMT alors qu’elle installe le retour à l’esclavage moderne, cette convention a été également approuvée par le Bureau national Phone Group (BNPG), une instance constituée seulement des secrétaires géné- raux de certains sites de l’entreprise. Or, cette entité est une curiosité du genre car loin d’être représentative de l’ensemble des employés du groupe (environ 5.000 personnes) dont plusieurs d’entre eux ignorent jusqu’à leur existence. Mais c’est elle qui est partie sans concertation avec les salariés négocier soi-disant avec la direction. Or, les connaisseurs des dessous des cartes… téléphoniques savent que le BNPG est une création de l’employeur dont le seul rôle est de valider ses dé- cisions antisociales sans à avoir à s’encombrer d’une longue et véritable négociation avec les vrais représentants du personnel. D’ailleurs, le nouveau plan d’entreprise était prêt, croit savoir un manager en poste à Casablanca, et le BNPG, qui a insisté auprès des salariés pour les pousser à dire oui, a juste apposé sa signature en bas du document. Pressé d'étouffer davantage son personnel, Moulahoum est allé jusqu’à faire venir un agent de l’état civil auprès des salariés pour la légalisation des nouveaux contrats de travail approuvés les employés. Tant de dévouement est très appréciable. Par ailleurs, dans le nouveau texte, que les adeptes de l’esclavage moderne signeraient des deux mains, le bureau syndical n’a pas le droit de présenter de cahier revendicatif pendant 5 ans.
 
Pression
 
Du grand art patronal ! Mieux encore, la direction du groupe s’arroge encore une petite faveur, la possibilité d’installer un système de vidéosurveillance sur les sites de travail ( un étage d’un centre d’appel casablancais de l’entreprise a déjà été équipé de caméras). Pour mieux avoir les téléopérateurs à l’œil et éventuellement utiliser ces images comme preuve contre ceux qui oseraient attaquer Phone Group en justice ? En fait, le nouveau dispositif est venu supprimer les avantages et autres acquis du statut initial des collaborateurs qui ont contribué depuis plusieurs années au développement de l’entreprise. Et on efface tout et on remet les compteurs à zéro comme si les salariés venaient juste d’être recrutés aux nouvelles conditions léonines de l’employeur. En principe, les 5.000 employés de Phone Group sont libres de signer, ou pas, ce nouveau contrat abusif dans toutes ses clauses. Mais ce principe de volontariat est juste théorique, pas d’appel du pied, les réfractaires se voyant subir toutes sortes de pression et de harcèlement pour signer. C’est certainement pour récompenser ce nouveau modèle de la négociation entreprise-syndicat que cette enseigne de l’offshoring s’est vu décerner à la mioctobre à Skhirat le label RSE. A quand pour Moulahom le trophée du meilleur exploitant de ses propriétés humaines ?
 
Licenciée pour un problème auditif
 
Appelons la K.F. Elle a été licenciée après 9 ans de bons et loyaux services par un centre d’appel sur Casablanca appartenant à Phone Group. Non pas pour faute grave mais pour un problème…auditif, soi, une maladie professionnelle, qu’elle a chopé à force d’avoir le téléphone collé aux oreilles. Pour se débarrasser d’elle et obtenir sa démission écrite, la direction lui a proposé une somme très alléchante de… 30.000 DH. Chez Moulahoum, un homme visiblement très à l’écoute de ses collaborateurs, une ancienneté de 9 ans ne vaut pas plus qu’un coton-tige ! K. F a fini par être jetée à la rue alors que son employeur aurait pu lui proposer un poste de back-office. Un employeur à visage humain et qui ne fait pas la sourde oreille
 
 
Ahmed ZOUBAIR

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