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Le Maigret du Canard
Qui veut abattre Laftit ?
Abdelouafi Laftit devait savoir qu’il était dans le collimateur du PJD depuis que le scandale impliquant le maire islamiste Mohamed Sadiki lié à sa troublante retraite anticipée de la Redal a entamé la crédibilité du parti. Les élus islamistes de la capitale n’ont pas dû non plus lui pardonner sa décision invalidant la réunion houleuse du conseil de la ville du 22 février 2016 qui a tourné à la confrontation avec des conseillers PAM au motif que « la rencontre n'avait pas réuni les conditions normales pour être validée et que l'ordre du jour de l'agenda n'a pas été respecté ». De là à penser que M. Laftit joue le jeu du PAM au détriment de leurs intérêts, il n’ y a qu’un pas que Benkirane et ses amis ont vite franchi… Pour se venger du très stricte wali de la région Rabat-Salé- Kénitra, ils n’ont rien trouvé de mieux que de faire fuiter dans les réseaux sociaux des documents relatifs à l’acquisition en son nom propre d’un terrain domanial pour un prix symbolique. Le timing est bien choisi: le Maroc est en pré-période électorale. Taper sur le wali et ce qu’il symbolise en tâchant de le faire passer pour un prévaricateur ne peut être que porteur électoralement pour une confrérie qui a fait de la moralisation de la vie publique par la parlotte son principal cheval de bataille. Il est vrai qu’avec 350 Dh le m 2 pour une superficie de 3.700 mètres dans un quartier aussi huppé que celui de Souissi, la transaction a de prime abord l’allure d’un passe-droit qui mérite copieusement d’être dénoncé avec de fortes trémolos dans la voix. C’est la thèse du privilège indû que le wali s’est octroyé et de l’abus de pouvoir flagrant que les bataillons des geek enrôlés sous la bannière PJD et les sites du parti ont tenté sciemment de promouvoir dans une volonté manifeste d’induire l’opinion en erreur. Il faut dire que beaucoup d’internautes ont mordu à l’hameçon, donnant libre cours à leur indignation. Les réseaux sociaux s’enflamment. Encore un scandale impliquant cette fois un gros bonnet de l’administration territoriale…La belle affaire ! Voire… Elle rappelle étrangement l’histoire très médiatisée des fameuses primes de Salaheddine Mezouar et de Noureddine Bensouda, du temps où ils étaient respectivement ministre des Finances et patron de l’administration des Impôts, dont les documents fuités en 2012 dans la presse proche du PJD sont sortis du ministère du Budget dirigé par l’islamiste El Idriss El Azami Idrissi… Voilà que l’histoire se répète avec un autre serviteur de l'Etat ! Certains dé- putés de l’opposition en mal de cause à défendre, qui n’ont rien à se mettre sous la dent, ou cherchant à se faire passer à l’occasion pour des parangons de la vertu, s’emparent fissa de ce pseudo-scandale. Issus de partis chassés du temple gouvernemental, Adil Benhamza de l’Istiqlal, Mehdi Mezouari de l’USFP et son collègue du parti hassan Tarik se posent en chevaliers blancs de la politique, décidés à «adresser une question à ce sujet au chef de gouvernement» et même au président de la Cour des comptes. Pourquoi pas au président de l’ONU?!! A quelques mois des législatives, il s’agit pour eux d’une aubaine pour pilonner la majorité et surtout son partilocomotive dans l’espoir que ce qu’ils tiennent pour un scandale politicofoncier contribue à l’affaiblissement électoral des islamistes. Chacun dans son coin fait des petits calculs sur fond du surenchère politico-électoraliste…
 
Pression
 
M. Mezouari, qui a participé au concert des aboyeurs, ira jusqu’à relayer sur son compte Facebook l’acte notarié de la transaction mise en cause en dénonçant une cession illégale sans prendre le temps d’en connaître les tenants et aboutissants. Pour des députés censés faire preuve d’un minimum de discernement, crier avec la meute débridée les discrédite davantage plus qu’ils ne les valorise. Quant au parlementaire et ex-syndicaliste islamiste Mohamed Yatim, il s’est empressé d’annoncer que son parti compte interpeller le ministre de l’Intérieur et son collègue de l’Economie et des Finances. Bigre! Et pas le Premier ministre ? Sur cette vraiefausse affaire, Abdelilah Benkirane n’a-t-il rien à dire ou aurait-il cessé d’être chef de gouvernement ?!!! Le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad et l'argentier du Royaume Mohamed Boussaïd ne s’y sont pas trompés et dénoncent d’entrée de jeu dans un communiqué conjoint publié dimanche 24 juillet une « campagne de diffamation visant le wali de Rabat-Salé-Kénitra» orchestrée par «un parti politique et de médias qui lui sont proches » avant de livrer la vérité sur les allégations relayées à grande échelle : «la parcelle, objet de cette campagne de diffamation, fait partie d’un lotissement destiné aux hauts fonctionnaires et aux commis de l’Etat depuis le règne de feu SM le Roi hassan II (…)». «Le prix et les condi - tions d’acquisition de ces parcelles du domaine public sont fixés avec précision par un décret du premier ministre du 26 décembre 1995 et il aurait été plus correct de demander l’amendement de ce texte au lieu de diffamer un haut responsable reconnu par sa compétence et son dévouement pour l’intérêt général », ajoutent les rédacteurs du communiqué qui, apprendraton plus tard, via des fuites sur les réseaux sociaux, ont eux aussi, à l’instar d’anciens ministres comme habib El Malki, Taoufik Hejira et Bouameur Taghouane, ainsi que le premier secrétaire de l'USFP Driss Lachgar ont bénéficié de ces lots de terrains à des prix très avantageux. Tuyau donc crevé. L’affaire a fait pschitt. Si Mezouari et consorts ne s’étaient pas précipités tel des chiens fonçant sur un os, ils auraient appris que l’acquisition incriminée n’a rien d’illégal et qu’elle s’est déroulée dans les règles de l’art. En pleine charivari médiatique, Abdelilah Benkirane a exhorté ses ouailles à ne pas répondre au communiqué des deux ministresmettant en cause le PJD sans le citer nommément. Estime-t-il que l’objectif derrière le coup de Jarnac contre Laftit a été atteint et qu’une réplique aux accusations indirectes des deux ministres est désormais inutile ? Une chose est sûre : cette nouvelle séquence, qui envenime encore une fois une ambiance gouvernementale déjà très tendue, marque un nouveau palier dans l’affrontement entre les islamistes et le pouvoir. Et montre que le PJD en fin de vie aux affaires opportunèment est décidé à faire feu de tout bois pour monter la pression médiatico-politique contre ses adversaires sur des affaires présentées à la population comme des passe-droits et des actes de concussion. Objectif inavoué : se maintenir au gouvernement en engrangeant le bénéfice politique de ses tentatives de discrédit de ce que leur chef considère comme les symboles de l’Etat parallèle. L’Etat ! Benkirane et ses ouailles ont-ils fait autre chose, depuis leur entrée au gouvernement en 2012, que de veiller à s’en démarquer ? L’Etat c’est l’Etat et le PJD c’est le PJD. Avec les islamistes aux commandes, les Marocains ont installé d’éternels opposants au cœur du pouvoir !
 
 
Ahmed ZOUBAIR

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