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Canard +
La plasturgie mise à sac
Les sacs en plastique ont été déclarés hors la loi par une nouvelle réglementation entrée en vigueur dès le 1er juillet. A quelques mois de la COP 22 de Marrakech, cette interdiction, qui dopera certainement l’informel, relève-elle juste du cosmétique ?
 
A la veille de la COP22 où le Maroc se veut plus «vert» que nature, la loi 77-15 portant sur l’interdiction de la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation des sacs en plastique entre en vigueur dés ce 1er juillet. Ce dispositif légal, voté à l’unanimité au Parlement et publié au Bulletin Officiel en décembre 2015 a accordé un délai de 7 mois aux plasturgistes, pour remodeler leur activité jugée dé- sormais nocive et polluante. De deux choses l’une pour les producteurs de sachets: Soit se réorienter vers une production en phase avec les législations internationales et donc, en harmonie avec l’environnement. Soit organiser leur reconversion dans d’autres activités de substitution. Que nenni répondent les professionnels du secteur, arguant que ni le délai transitoire accordé, ni les mesures d’accompagnement proposées par le gouvernement ne tiennent compte de leurs préoccupations. Cossards face aux mutations profondes que cette branche connait dans le monde, ils pré- textent des coûts d’investissement insurmontables les empêchant de se lancer dans des alternatives biosourcées et compostables. Pourtant, des solutions à la pelle sont disponibles via l'ajout d’additifs organiques, rendant le plastique conventionnel plus friable et donc biodégradable. Mais visiblement, le terme « innovation » ne semble pas faire partie de leur lexique. Résultat : la bonne centaine d’entreprises structurées du secteur regroupées sous la bannière de la Fédération de plasturgie préfère tirer à boulets rouges sur la loi 77-15 censée protéger l’environnement, en expliquant que ce changement brusque (sic !) menacerait plus de 50.000 emplois directs et indirects et une activité qui génère bon an mal an un chiffre d’affaires de 2,4 milliards de DH. Ne sont-elles pas bien placées pour savoir que leur branche d’activité est plombée par l’informel, employant un plus grand nombre de personnes dans des conditions plus que déplorables ? Concrètement, que va changer ce redéploiement législatif pour les unités travaillant déjà hors du circuit légal, et qui représentent plus de 50% de l’ensemble de la profession ? Il faut dire que le pays s’est transformé au fil des ans en un vaste champ plastifié. Ces sacs s’enlisent dans le sol, s’accrochent aux arbres et aux ronces et dessinent dans le Maroc des villes comme celui des campagnes des drapeaux aux mille couleurs. A ce rythme, le plastic comptera parmi les composantes de la croûte terrestre nationale, et ce pour au moins 500 ans! Deuxième plus gros consommateur au monde derrière… les Etats-Unis avec 26 milliards de sachets par an (900 sacs en moyenne par habitant) selon le ministère de l’Industrie, le Royaume expédie annuellement quelque 120.000 tonnes de sacs dans la nature. Or, seulement 1 000 tonnes (soit 1%) de ces déchets hautement toxiques sont récupérés en vue d’être recyclés.
 
Scepticisme
 
En 2010 déjà, l’interdiction des fameux sacs en plastique noirs s’était avérée peu efficace. Pour éviter un nouveau fiasco, le gouvernement a doté la loi 77-15 d’une série de sanctions dissuasives frappant les fraudeurs au porte-monnaie. En effet, Tout fabricant de sacs en plastique risque une amende de 200.000 à 1 million de DH. L’exécutif met également en garde tout détenteur en vue de vente ou de distribution (onéreuse ou gratuite) de sachets d’une amende entre 10.000 et un demi-million de DH. Et toute personne qui détournerait l’usage des sacs d’une troisième amende de 20.000 à 100.000 DH. En dépit de ces mesures sévèrement contraignantes, la forte prévalence du secteur informel dans la fabrication des sacs rendra certainement difficile toute application de la loi qui risque ainsi d’être vidée de sa substance. Le Maroc n’est-il pas le champion des lois inopérantes ? L’exemple le plus significatif étant le texte interdisant de fumer dans les lieux publics et qui malgré son adoption dans les années 80 n’a jamais été appliqué. La loi anti-sacs en plastique ne serait-elle pas juste un simple effet d’annonce dans la perspective de la COP22 de Marrakech ? Une chose est sûre : l’entrée en vigueur la loi 77-15 plongera, de facto, les entreprises formelles dans le « noir ». Une situation inédite qui verra plus de 100 entreprises formelles du secteur basculer du jour au lendemain dans l’illégalité absolue. Qu’adviendra-t-il des unités de production ? Le business hors circuit réglementaire dispose de ses propres codes et usages. Certains évoquent le risque de voir les zones industrielles des grandes villes comme Casablanca ou Tanger ressembler au Chicago des années 1930, où les usines se transformeraient en speakeasys plasturgistes ? Dans ce contexte de la « prohibition », Nabil Saouaf, le frileux président de la Fédération de Plasturgie, qui n’a pas su défendre les intérêts de ses membres, se muerait en seigneur de la « Mika » interdite. Plus concrètement, cette loi est un grand pari pour la protection de l’environnement. Déjà interdits de production dans de nombreux pays africains, les sacs en plastique pourraient facilement être remplacés par du tissu, du papier ou des sacs solides et réutilisables comme c’est déjà le cas dans certains supermarchés. Sinon, les Marocains peuvent se réapproprier ce vieil objet délaissé qu’est le panier d'osier (gouffa). Une aubaine pour le secteur de l’artisanat vu que ces sacs réputés pour leur durabilité sont conçus à base d'osier, de palmier nain ou de jonc. Le bannissement des sacs en plastique est surtout une aubaine pour les entreprises locales du carton qui, appelés à remplacer la demande nationale des sacs en plastique, feront certainement de bonnes affaires. JPC Carton de Chaâbi et compagnie vont cartonner…
 
Jassim Ahdani
 
Zéro Mika : Haro sur les sacs en plastique

L a Coalition Marocaine pour la Justice Climatique (CMJC) a donné, vendredi 24 juin, le coup d’envoi du week-end national de ramassage des sachets en plastique. Un grand élan de mobilisation citoyenne ouvert au public qui s’inscrit dans le cadre de l’opération «Zéro Mika», initiative de sensibilisation à l’impact des déchets plastiques sur la santé et l’environnement et de mobilisation pour leur ramassage. Une première opération pilote a été organisée à Bir Jdid. Cette zone poussiéreuse mi-rurale miurbaine de la banlieue d'El Jadida a vu débarquer une centaine de bénévoles et d’acteurs associatifs venus de différentes villes du pays. Munis de gants de protection, ils ont su montrer la voie en collectant les déchets qui ont envahi depuis des lustres le terrain vague jouxtant le souk hebdomadaire. L’initiative a également obtenu l’appui des locaux, toutes générations confondues, qui n’ont pas hésité à mettre la main à l'ouvrage. Parallèlement à ce premier événement, le CMCJ a activé ses réseaux à travers le Royaume pour l’organisation d’actions similaires, ciblant les villes, bourgs et plages les plus touchés par ce fléau qui n’a que trop duré. A l’issue de ces opérations de collecte, les dé- chets plastiques récupérés seront recyclés pour différents usages. Les entreprises de cimenterie partenaires de l’opération se chargeront d’incinérer les déchets irrécupérables dans leurs fours spécialement conçus pour minimiser les rejets polluants dans l’atmosphère. Les sachets en état de recyclage seront confiés à des coopé- ratives spécialisées dans la revalorisation des plastiques, et entameront une nouvelle vie sous une nouvelle forme. Enfin, les déchets non recyclables seront récupérés par des artistes pour la production d’œuvres originales. On bricole comme on peut !
 
 

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