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Canard +
Un grand armateur s’en va
Il a bataillé toute sa vie, souvent dans l’adversité, pour le développement et la modernisation du transport maritime national.
 
L’homme qui a sillonné les océans en tant que simple marin puis commandant avant de s’installer à son propre compte en fondant IMTC en 1987, le premier armateur privé 100% marocain, n’est plus. Le commandant Mohamed Karia s’est éteint, mercredi 2 mars 2016, à l’âge de 69 ans, sur son lit d’hôpital, entouré des siens, après un combat acharné avec la maladie. Manque de chance, celle-ci est survenue au moment où il luttait tout seul et de toutes ses forces pour remettre IMTC à flots qu’il avait réussi, au prix de plusieurs sacrifices, à inscrire en l’espace de quelques années sur la carte de l’armement mondial… Les obsèques de cet armateur reconnu, infatigable au travail, doté d’un grand cœur, très apprécié pour sa bonhomie, étaient à son image: simples et modestes. En dehors des voyages professionnels, l’armateur qui s’est hissé à la seule force du poignet s’est rarement accordé des vacances, multipliant les investissements pour développer son entreprise. Au crépuscule de sa vie, cet enfant du peuple, natif d’un village dans la région de Safi qui a grandi à Aïn Sebaâ devenu son fief, où il était surnommé le « dirigeane » et auquel on donnait du raïss au port de Casablanca en signe de respect, n’avait qu’un seul regret : quitter ce bas monde sans que sa grande expérience du transport maritime ni sa connaissance approfondie de ses arcanes ne soient exploitées par les responsables institutionnels du secteur en vue de reconstruire un pavillon national que des erreurs successives de gouvernance comme la libéralisation sauvage sans mesures d’accompagnement des armateurs locaux ont fini par faire couler. Ré- sultat : L’entreprise du commandant n’a pas échappé non plus à ce naufrage annoncé qui a commencé avec la privatisation incompréhensible de la Comanav puis s’est poursuivi, à la faveur de la crise internationale, avec la faillite de Comarit- qui aurait pu être sauvée et les difficultés d’IMTC, aujourd’hui à l’arrêt. L’homme, qui a tâté aussi de la politique qui le conduira dans les années 80 sur les travées du Parlement, vouait une passion sans limites à son métier d’armateur. Au point de ne s’être jamais versé de dividendes, préférant réinvestir les bénéfices dans le développement de sa socié- té en rachetant navires passagers et porte-containers. Compte tenu de son apport indéniable à l’armement national, l’histoire maritime retiendra certainement son nom. Ce fut un exemple d’engagement pour son secteur. Paix à son âme. Le défunt n’a laissé derrière lui ni fermes ni immeubles mais juste une fa- mille éplorée et des amis tristes, ainsi que le souvenir d’un patriote, ambitieux et dévoué pour son pays.
 
 
Abdellah CHANKOU

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